Diégèse  samedi 15 septembre 2012



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Ce qui s'écrit
Gustav
Je ne sais jamais quel temps il fait, car, si les saisons sont des récits qui tendent vers le mythe, celui qui devient sans souvenirs ne connait plus de saisons ni même de météorologie. C'est donc l'hiver. Je ne sais pas vraiment.
Les couleurs ne sont plus chaudes ni froides, ni gaies ni tristes. Ainsi, c'est donc le temps qui permettrait de percevoir les couleurs comme la douleur.

Noëmie
Ce n'est pas grave et tu peux quand même écrire car parmi toutes les métaphores, qu'il faut abandonner, les métaphores météorologiques sont les plus communes et cependant les plus délétères. Tu ne sais pas quel temps il fait. Tu ne l'écris pas ou alors tu écris que c'est l'hiver et il n'y a aucune métaphore possible.

Mathieu
Dire que c'est l'hiver quand c'est l'hiver. Dire que c'est l'automne quand c'est l'automne. Dire qu'il neige quand il neige. Ce sont sans doute ce que les journalistes et les sociologues pourraient nommer des pratiques mémorielles. C'est un peu de mémoire qui s'exprime.

Noëmie
Je ne me souviens pas. Je pense à la circulation automobileJe n'ai pas le temps de penser vraiment à eux, à ce qu'ils font, ni surtout à ce qu'ils pourraient faireÀ peine arrivé, j'oublie où je suis. Je le sais.

2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
Ce sont sans doute ce que les journalistes et les sociologues pourraient nommer des pratiques mémorielles. Je pense à la circulation automobile.
Je n'ai pas le temps de penser vraiment à eux, à ce qu'ils font, ni surtout à ce qu'ils pourraient faire.
Ainsi, c'est donc le temps qui permettrait de percevoir les couleurs comme la douleur.
À peine arrivé, j'oublie où je suis...
Je le sais.








2011 2010








Si les saisons sont des récits qui tendent vers le mythe, celui qui devient sans souvenirs ne connait plus de saisons ni même de météorologie. Parmi toutes les métaphores, qu'il faut abandonner, les métaphores météorologiques sont les plus communes et cependant les plus délétères.