Diégèse  dimanche 16 septembre 2012



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Ce qui s'écrit
Noëmie
Il fait un peu plus froid dans ces montagnes italiennes. C'est l'automne, encore une fois, cet automne amoureux des souvenirs amoureux. Je te revois ainsi parfois, sans même faire de détour et je ne sais jamais si c'est une image. Je te revois dans les rues de toutes ces villes d'automne. Les rues ne sont pas uniformes, mais toi tu les traverses sans presque un regard. Rien ne dit ta destination. Rien ne prouve ce que tu m'as promis ni pour quelles raisons je l'ai cru. Tu n'es pas là, quand pourtant, ensemble, nous avions évoqué ce pays doux qui laisse la langue pantoise.

Mathieu
L'automne n'est pas qu'une métaphore. Et pourtant, sans métaphore ni même allégorie, il y a de l'automne la douceur de l'automne et ce vieux poème de l'enfance, de Verlaine, appris par cœur et récité et qui revient et qui reprend de la force, et qui reprend de la vigueur et qui pourrait faire pleurer de sa Chanson d'automne, qui pourrait faire pleurer les sanglots longs et jouer des violons, de l'automne et je me souviens de souvenirs, de souvenirs souvenirs qui blessent mon cœur et donnent à ces mots une langueur monotone.

Gustav
À vous lire, je suis encore plus triste d'avoir perdu mes souvenirs car c'est à croire que les souvenirs, parfois considérés comme la source et le motif de la tristesse, dans une rétrospection doucement compassée, sont en fait des atténuateurs qui viennent fixer sur des chimères ce manque et cette douleur de la vie, congruents à la condition de ludion dans le temps qui passe.

Daniel
J'aime boire avec vous, un café liégeois impromptu, qui dit la douceur de jours passés et la crème sucrée qui rend la disparition moins âpre. Mais vous me déprimez un peu.

2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
C'est à croire que les souvenirs, parfois considérés comme la source et le motif de la tristesse, dans une rétrospection doucement compassée, sont en fait des atténuateurs qui viennent fixer sur des chimères ce manque et cette douleur de la vie, congruents à la condition de ludion dans le temps qui passe... Les rues ne sont pas uniformes, mais toi tu les traverses sans presque un regard.
Rien ne dit sa destination.
... et pour quelles raisons je l'ai cru...
Nous avions évoqué ce pays doux qui laisse la langue pantoise...
J'aime boire avec toi, un café liégeois impromptu, qui dit la douceur de jours passés et la crème sucrée qui rend la disparition moins âpre.








2011 2010








Je te revois parfois, sans même faire de détour et je ne sais jamais si c'est une image. Et pourtant, sans métaphore ni même allégorie, il y a de l'automne la douceur de l'automne et ce vieux poème de l'enfance, de Verlaine, appris par cœur et récité et qui revient et qui reprend de la force, et qui reprend de la vigueur et qui pourrait faire pleurer de sa Chanson d'automne, qui pourrait faire pleurer les sanglots longs et jouer des violons, de l'automne et je me souviens de souvenirs, de souvenirs souvenirs qui blessent mon cœur et donnent à ces mots une langueur monotone.