Diégèse

jeudi 15 août 2013
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Mathieu La ville étouffe et l'on pourrait presque palper le temps qui passe. Paris penche et s'amoindrit vers la Seine. Mais au cœur-même de la canicule, l'automne regarde un peu. Déjà, le soir, l'air devient sombre, vite, longtemps avant la nuit et par imagination, il pourrait faire un peu froid. J'imagine ainsi nos promenades en hiver dans l'évanescence du givre, sachant déjà qu'il faudra que je m'en contente. Mais c'est l'été et ces pensées tristes me mettent seul en colère, de cette colère qui fait partir ou qui fait riposter. Je n'ai pas envie cependant, ni de partir, ni de riposter. Je n'ai aucune des qualités qui provoqueraient mon départ anticipé, un changement de cours et je sais, avec La Rochefoucauld, que l'on n'est jamais si ridicule par les qualités que l'on a que par celles que l'on affecte d'avoir.


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J'imagine aussi nos promenades en hiver.
... cette colère qui fait partir ou qui fait riposter. Pas envie.

La ville s'amoindrit vers la Seine... ... l'air devient sombre, vite. ... sachant qu'il faudra que je m'en contente.







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La ville étouffe et l'on pourrait presque palper le temps qui passe. On n'est jamais si ridicule par les qualités que l'on a que par celles que l'on affecte d'avoir.
François de La Rochefoucauld
Maximes
Il pourrait faire un peu froid.