Diégèse mardi 20 août 2013


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Daniel Puisque ce sont les vacances, puisque cela s'appelle comme ça, les vacances, je promène encore une fois ma fatigue douce et acide, ma rêverie frôle la question du temps qui passe sur la vie et je passe insensiblement de l'idée de la vie à celle de la mort, de cet imaginaire à cet imaginaire. Sur les allées en pente du jardin, les herbes ont jauni de tant de soleil. Cependant, le temps des vacances n'affecte en rien le temps de l'écriture, son cours, sa marche, car, l'écriture est de ces vices que l'on ne quitte pas. D'ailleurs, La Rochefoucauld nous rappelle que ce sont les vices qui nous quittent et qu'il ne saurait être question de volonté : quand les vices nous quittent, nous nous flattons de la créance que c'est nous qui les quittons. Alors je me lève et j'écris. Je me souviens de tout ce temps avant la vieillesse quand je me demandais encore si cela était soudain ce sentiment du « jamais plus ». Et, autre vice, je manipule à l'envi ces idées même si quelques-unes vont de soi pour tout un chacun.

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... de cet imaginaire à cet imaginaire... Je me souviens... Est-ce que c'est soudain ?
... frôle la question du temps qui passe sur la vie... Puisque ce sont les vacances, puisque cela s'appelle comme ça, les vacances... ... même si quelques-unes vont de soi pour tout un chacun...
... sur les allées en pente du jardin. ... ma fatigue douce et acide... Les herbes ont jauni de tant de soleil...







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Alors je me lève et j'écris.
Quand les vices nous quittent, nous nous flattons de la créance que c'est nous qui les quittons.
François de La Rochefoucauld
Maximes
... le temps des vacances n'affecte en rien le temps de l'écriture, son cours, sa marche.