Diégèse

vendredi 12 avril 2013
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Daniel J'ai encore écrit. C'est bien un vice et l'un de mes pire. C'était inévitable. Et La Rochefoucauld a raison qui rappelle ceci : On peut dire que les vices nous attendent dans le cours de la vie comme des hôtes chez qui il faut successivement loger ; et je doute que l'expérience nous les fit éviter s'il nous était permis de faire deux fois le même chemin. C'est ensuite ce que l'on appelle une destinée alors que ce n'est qu'un travers. J'écris et cela ne dit rien et même cela, parfois, ne me dit plus rien. Et pourtant, l'écriture dure, s'opposant à la nonchalance éphémère du "rien du dire" qui cependant déploie le présent quand l'écriture le replie sans cesse. Il y a de l'écriture parce que c'est le temps qu'il faut déployer. J'ai écrit. Je lis. Je suis surpris et c'est cela le moteur de mon écriture, la surprise d'avoir écritEt qu'est-ce qu'il y aurait après le texte ? Rien, sinon tes yeux qui reviennent dans le sommeil.

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Et qu'est-ce qu'il y aurait après le texte ?
... le temps qu'il faut déployer.

... et tes yeux qui reviennent dans le sommeil...








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C'est cela le moteur de mon écriture, la surprise d'avoir écrit.
On peut dire que les vices nous attendent dans le cours de la vie comme des hôtes chez qui il faut successivement loger ; et je doute que l'expérience nous les fit éviter s'il nous était permis de faire deux fois le même chemin.

François de La Rochefoucauld
Maximes
Et pourtant, l'écriture dure, s'opposant à la nonchalance éphémère du "rien du dire" qui cependant déploie le présent quand l'écriture le replie sans cesse.