Diégèse

mardi 30 avril 2013
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Noëmie Je suis sortie seule comme je suis seule désormais. Si je ne l'ai pas toujours été, c'est qu'il y a eu des séparations et même, certainement, des ruptures. Je sors la dernière du théâtre et je regarde la salle, abandonnée. Elle est vide, entièrement vide et les fauteuils repliés, sauf peut-être un ou deux au ressort usé. Dehors, c'est la nuit. Il pleut. Le pays se débat sous l'eau méchante qui le noie. Ce printemps pourrait s'épuiser et épuiser toute joie, implacable, isolement. Je vais rentrer seule, sacrifiée à la servitude incongrue de l'écriture. Je marche dans la nuit. La nuit est un passage à l'acte. Je pourrais oser l'aventure, au-delà de ce qu'il était imaginable l'instant d'avant. J'aurais honte, ensuite, peut-être mais je me fierais à La Rochefoucauld affirmant que quelque honte que nous ayons méritée, il est presque toujours en notre pouvoir de rétablir notre réputation. Mais non. Cella suffit. Je vais rentrer et rouler sur la pente raide, accélérée, du passé.

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Cela suffit. La nuit est un passage à l'acte.
... la salle est vide, entièrement vide et les fauteuils repliés, sauf peut-être un ou deux au ressort usé. ... rouler sur la pente raide, accélérée, du passé... ... au-delà de ce qu'il était imaginable l'instant d'avant.
Ce printemps pourrait s'épuiser et épuiser toute joie, implacable, isolement. Le pays se débat sous l'eau méchante qui le noie...







2012 2011 2010







Il y a donc eu des séparations et même, certainement, des ruptures...
Quelque honte que nous ayons méritée, il est presque toujours en notre pouvoir de rétablir notre réputation.

François de La Rochefoucauld
Maximes
... la servitude incongrue de l'écriture.