Diégèse mardi 3 décembre 2013


ce travail est commencé depuis 5086 jours (2 x 2543 jours) et son auteur est en vie depuis 19539 jours (32 x 13 x 167 jours) 2013

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Mathieu
Je remonte doucement vers le nord et je m'arrête là où personne ne s'arrête sans une raison précise et déterminée. Quelle que soit la ville où nous nous arrêtons, à Venise ou ailleurs, j'envie les passants qui semblent ne voyager jamais. J'envie leurs vies sédentaires qui paraissent en conséquence sans souci. Je les envie avec la honte de celui qui envie. La Rochefoucauld a encore une fois raison, qui affirme : On fait souvent vanité des passions même les plus criminelles ; mais l'envie est une passion timide et honteuse que l'on n'ose jamais avouer. Et je marche, sans vrai souci, cependant, sachant qu'un soir le soir ne viendra pas comme viennent les soirs. La vie est fragile comme les sensations sont fragiles. Un soir, dans une ville banale, je comprendrai alors que je n'ai réfléchi que sur la déception et que ce texte est construit sur la déception.

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... là où personne ne s'arrêtait sans une raison précise et déterminée. Je n'ai réfléchi que sur la déception. Ce texte est construit sur la déception. ... à Venise ou ailleurs...
... les sensations sont fragiles...
Je remonte doucement vers le nord. Je marche, sans vrai souci... Le texte va s'arrêter devant moi...







2012 2011 2010







... quelle que soit la ville où nous nous arrêtons.
François de La Rochefoucauld
Maximes
... le soir ne viendra pas comme viennent les soirs...