Diégèse

jeudi 12 décembre 2013
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Gustav J'ai désormais assez de temps pour me promener et je me promène dans la ville froide et je ne me demande plus rien que ce soir qui vient. Je suis surtout absent, d'une absence légère mais définitive, et, même dans l'abandon soudain de la rencontre d'un regard, je m'absente encore. Je regarde la rue et ce ne sont que des alignements de lumière qui perdent petit à petit leur sens d'immeubles, de vitrines et de lampadaires. Je déconstruis Acquafredda, les eaux froides. Ce n'est rien. Cela va se passer et je sais que j'ai tort de me laisser partir, de me laisser engloutir par l'absence au monde. Il n'y a point de gens qui aient plus souvent tort que ceux qui ne peuvent souffrir d'en avoir nous dit La Rochefoucauld. Et pourtant, je ne sais rien encore de l'inquiétude. Il n'y a bien là aucun esprit de sérieux. Je peux revenir de l'absence quand je le veux et c'est peut-être que le désir ne peut pas s'enfermer.


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J'ai désormais assez de temps pour... Ce n'est rien...
C'est peut-être que le désir ne peut pas s'enfermer.
Il n'y a bien là aucun esprit de sérieux. Je ne sais rien encore de l'inquiétude. Acquafredda, les eaux froides... ... je ne me demande plus rien que ce soir qui vient... ... ce ne sont que des alignements de lumière qui perdent petit à petit leur sens d'immeubles, de vitrines et de lampadaires...







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Je suis surtout absent, d'une absence légère mais définitive... Il n'y a point de gens qui aient plus souvent tort que ceux qui ne peuvent souffrir d'en avoir.
François de La Rochefoucauld
Maximes
... même dans l'abandon soudain.