Diégèse

mardi 24 décembre 2013
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Noëmie Je suis à Bibbona et Bibbona a toujours ce drôle de nom, Bibbona comme une farce. Il y a du vent et je me souviens du vent. C'est toujours comme cela. Il y a toujours du vent à Noël à Bibbona. Demain, je partirai avec la certitude que tout cela est fini. Voyager, c'est chercher la perfection au détour d'un chemin et cette tentation de la perfection du paysage renvoie à la tentation contre l'esprit, qui serait de tendre, pour soi-même, aussi à la perfection. Pour autant, nous nous complaisons dans des agencements nécessairement provisoires qui sont autant de tentatives humaines de matérialiser cette idée. Mais peu importe que l'on atteigne ou surtout que l'on n'atteigne jamais la perfection, c'est le dispositif qui vaut dans ce travail. Si nous étions parfaits, nous pourrions converser avec des amis imaginaires dans toutes les langues de la terre. J'ai de la chance d'être à Bibbona. Cela me rend heureuse et, me rendant heureuse, me rend meilleure. Comme le dit La Rochefoucauld, la fortune fait paraître nos vertus et nos vices, comme la lumière fait paraître les objets.


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... converser avec des amis imaginaires dans toutes les langues de la terre... Bibbona a toujours ce drôle de nom. C'est le dispositif qui vaut dans ce travail... C'est toujours comme cela...
Cette tentation-là, cette tentation contre l'esprit, serait de tendre à la perfection...
Bibbona comme une farce. ... les agencements nécessairement provisoires... Je me souviens du vent...







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... la certitude que tout cela est fini... La fortune fait paraître nos vertus et nos vices, comme la lumière fait paraître les objets.
François de La Rochefoucauld
Maximes
... autant de tentatives humaines de matérialiser cette idée...