Diégèse

mercredi 25 décembre 2013
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Mathieu Nous sommes près de Florence et c'est déjà le nord. Je marche dans les rues, sentant trop peu le pâle soleil sur ma peau, dans la banlieue de Florence, déjà loin de Pise. Je me souviens, quand bien même rien n'évoque le souvenir ici. Je me suis déjà arrêté ici. La dernière fois, c'était dans une pizzeria désolée. Il y a partout des décorations de fin d'année, mais la fin de l'année n'est qu'une convention. J'écris, même si rien ne m'oblige à utiliser des mots, ni surtout cet agencement de mots qui ne s'oblige même pas à la compréhension. J'écris par désœuvrement. Je regarde les gens affairés par les fêtes. Personne ne semble aussi seul que moi et j'en viens à me demander pourquoi, moi, je suis si seul. Et j'en viens à les jalouser, eux, qui n'ont rien de si particulier qui les rend aimables et même aimés. Puis je me rappelle La Rochefoucauld qui écrivait que la fortune ne paraît jamais si aveugle qu'à ceux à qui elle ne fait pas de bien.


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... la banlieue de Florence... Rien n'évoque le souvenir ici. Rien ne m'oblige à utiliser des mots. ... un agencement de mots qui ne s'oblige même pas à la compréhension...


... déjà loin de Pise. C'était dans une pizzeria désolée... ... sentant trop peu le pâle soleil sur ma peau...







2012 2011 2010







Nous sommes près de Florence. La fortune ne paraît jamais si aveugle qu'à ceux à qui elle ne fait pas de bien.
François de La Rochefoucauld
Maximes
Mais la fin de l'année n'est qu'une convention...