Diégèse
dimanche 6 janvier 2013
ce travail est commencé depuis 4755 jours
et son auteur est en vie depuis 19208 jours (23 x 74 jours) 2013
ce qui représente 24,7553% de la vie de l'auteur


hier
L'atelier du texte demain

Mathieu La durée... Il y a le commencement, la question de commencer. Il y a la fin, la terminaison, la question de terminer. Entre les deux, il y a la durée et c'est cela le fantasme : la durée. Rien ne dure. Je n'évoque pas ici l'éphémère mais bien l'imaginaire. La durée, le concept-même de durée, c'est de l'imaginaire. C'est une mystification des sens par la conscience. Les sens savent que rien ne dure vraiment. C'est ainsi que l'on fait durer l'imaginaire au-delà du raisonnable. La Rochefoucauld nous apprend que Notre envie dure toujours plus longtemps que le bonheur de ceux que nous envions. Ce qui fait la durée, ici, c'est l'envie, ce qui la détermine. Et il en va de même pour le sentiment amoureux. Cesser d'aimer, preuve sensible que l'homme est borné et que le cœur a ses limites. C'est faiblesse que d'aimer. C'est souvent une autre faiblesse que de guérir. On guérit comme on se console. On n'a pas dans le cœur de quoi toujours pleurer et toujours aimer, nous dit La Bruyère. C'est encore l'imaginaire qui nous dit où est la fin. Tout cela renvoie peut-être ou peut-être pas à des épisodes autobiographiques mais ces mentions biographiques n'auraient aucun intérêt. En revanche, ce qui est intéressant, ce qui vaut, c'est ce à quoi, à qui, le lecteur aura connecté son propre imaginaire.


2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000

Ces mentions biographiques n'ont aucun intérêt.
Peut-être pas.
Mystification des sens ?










2012 2011 2010








Notre envie dure toujours plus longtemps que le bonheur de ceux que nous envions.
François de La Rochefoucauld
Maximes
Cesser d'aimer, preuve sensible que l'homme est borné et que le cœur a ses limites. C'est faiblesse que d'aimer. C'est souvent une autre faiblesse que de guérir. On guérit comme on se console. On n'a pas dans le cœur de quoi toujours pleurer et toujours aimer.
La Bruyère.