Diégèse

lundi 15 juillet 2013
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Daniel Nous savons parfaitement que le mot "toujours" est une fausse promesse. Mais faut-il, pour autant, bannir le mot "toujours" ? Je t'aimerai toujours. Je me souviendrai toujours de cet instant... Voilà qui est pratique. Cependant, utiliser "toujours" pour le souvenir, c'est d'emblée accepter que je vais oublier, que je peux ne pas me souvenir et même que je ne me souviendrai pas. Il n'y a pas plus de "toujours" qu'il n'y a de parfaite intellection. Je sais parfaitement que la lumière ne peut être faite, de façon définitive, sur quoi que ce soit de ce monde, et l'absence de lumière est de mise. Pourtant il m'arrive de penser et de dire que quelque chose est "parfaitement clair". Il est donc clair, très clair, absolument clair, que j'écrirai toujours, que je passerai ma vie avec des personnages, toute ma vie, toute ma vie d'ici. J'entretiendrai avec eux des conversations sans fin où je parlerai de moi même si La Rochefoucauld m'alerte sur le fait que l'extrême plaisir que nous prenons à parler de nous-mêmes nous doit faire craindre de n'en donner guère à ceux qui nous écoutent... et qui nous lisent parfois. Toujours, jamais... Ce ne sont que des métaphores et des intentions qui disent par antiphrase notre faiblesse, notre inconstance et la fragilité de la vie.


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Mais pourquoi faut-il bannir le mot toujours ?
... et l'absence de lumière...
Est-ce que la lumière peut être faite, de façon définitive, sur quoi que ce soit de ce monde...










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C'est ainsi que je passe ma vie avec des personnages, toute ma vie, toute ma vie d'ici. L'extrême plaisir que nous prenons à parler de nous-mêmes nous doit faire craindre de n'en donner guère à ceux qui nous écoutent.
François de La Rochefoucauld
Maximes
Utiliser toujours pour le souvenir, c'est d'emblée accepter que je vais oublier, que je peux ne pas me souvenir et même que je ne me souviendrai pas.