Diégèse

lundi 17 juin 2013
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2013
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Mathieu Je me promène dans Paris et je me prends à penser que la rue est un entrelacement d'imaginaires - ceux des passants - concordants et discordants. Ce nœud rose dans les cheveux de cette femme qui n'est plus assez jeune pour valablement arborer un nœud rose dans les cheveux, c'est de l'imaginaire discordant. Ce bracelet de boite de nuit au poignet de celle-ci, belle et fatiguée, voici de l'imaginaire concordant.
Mais en fait, je ne sais pas si j'ai vraiment accès à l'imaginaire. Il faut pour cela que je me souvienne et je ne me souviens que si je marche, et si je ne marche plus, je ne me souviens plus. C'est sans doute parce que le monde n'est plus du tout source de désirs et beaucoup de questions ne se posent plus.
Sans marche et sans souvenirs, à la terrasse du café près de La Motte Piquet, je ne vois alors plus que les discordances et je me trouve parfois le regard méchant sinon cruel. Ce n'est pas grave. La Rochefoucauld vient à mon secours... Nul ne mérite d'être loué de bonté, s'il n'a pas la force d'être méchant : toute autre bonté n'est le plus souvent qu'une paresse ou une impuissance de la volonté.


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Et si je ne marche plus, je ne me souviens plus. Je ne sais pas si j'ai vraiment accès à l'imaginaire.














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Le monde n'est plus du tout source de désirs et beaucoup de questions ne se posent alors plus.
Nul ne mérite d'être loué de bonté, s'il n'a pas la force d'être méchant : toute autre bonté n'est le plus souvent qu'une paresse ou une impuissance de la volonté.

François de La Rochefoucauld
Maximes