Diégèse
mardi 5 mars 2013
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Mathieu Je croyais aimer les voyages, comme l'ébauche d'un nomadisme non désiré. Ce que je croyais aimer, surtout, c'était la contrainte du voyage et l'impossibilité provoquée de fantasmer la sédentarité, la fatigue des voyages et l'illusion des voyages. Je croyais cela mais je sais désormais que mon désir est ailleurs. Comme l'a dit La Rochefoucauld avant Freud, nous ne désirerions guère de choses avec ardeur, si nous connaissions parfaitement ce que nous désirons. Ce que j'aimais dans le voyage, ce que je croyais aimer, c'était en fait l'écriture et c'est l'écriture qui m'entraîne ailleurs que dans la volonté ou le souhait, c'est à dire dans la méditation. Mais je n'aime pas écrire car la question n'est jamais d'aimer écrire car nos mots ne remplacent pas un peu de peau. Alors, pour le reste, j'écris sans écrire. Je peux écrire que c'est bientôt le printemps... Je crois qu'on n'y arrivera jamais. Peu à peu, le voyage italien se transforme en voyage italien.

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Le voyage italien se transforme en voyage italien. On n'y arrivera jamais. C'est bientôt le printemps.
... cela m'entraîne ailleurs que dans la volonté ou le souhait...

... et nos mots ne remplacent pas un peu de peau...







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... une ébauche d'un nomadisme non désiré... Nous ne désirerions guère de choses avec ardeur, si nous connaissions parfaitement ce que nous désirons.
François de La Rochefoucauld
Maximes
Je retiens la fatigue des voyages et l'illusion des voyages.