Diégèse
mercredi 20 mars 2013
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Gustav Nous sommes arrivés à Borgorose. C'est une ville qui m'incite au sommeil. Or, je ne voudrais plus dormir car pendant le sommeil, il me semble que j'atteins le réel, que je m'éloigne de l'illusion de ce que l'on nomme la vie et c'est pour moi la différence principale entre les moments où je joue et les moments où je ne joue pas. Quand je ne joue pas, je dors.  Je rêve d'une scène. Il n'y a pas d'image de la scène, il n'y en a que le récit. L'illusion de nos vies nous protège du réel, cet autre radical qui existerait en dehors de notre capacité à le percevoir. Je sais bien qu'il existe des choses différentes de moi, qui ne me renvoient que le désespoir d'être dans un monde trop indistinct, sans idée. Je joue donc, ou je dors, sans croire, comme La Rochefoucauld, que nous gagnerions plus de nous laisser voir tels que nous sommes, que d'essayer de paraître ce que nous ne sommes pas. Cela n'a d'ailleurs aucun sens.


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Je ne voudrais plus dormir... Nous sommes arrivés à Borgorose.
C'est pour moi la différence principale entre les moments où je joue et les moments où je ne joue pas. Il n'y a pas d'image de la scène, il n'y a que le récit... Je sais trop qu'il existe des choses différentes de moi, qui ne me renvoient parfois que le désespoir d'être dans un monde trop indistinct, sans idée.










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Parfois l'illusion pourrait protéger du réel.
Nous gagnerions plus de nous laisser voir tels que nous sommes, que d'essayer de paraître ce que nous ne sommes pas.

François de La Rochefoucauld
Maximes