Diégèse

samedi 16 novembre 2013
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Mathieu Je me suis promené dans Bagheria et je suis rentré ensuite, tard dans la nuit, la nuit de Sicile, la nuit d'automne en Sicile. Je ne me souvenais pas de Bagheria la nuit. Il est vrai que l'automne est la saison de son propre oubli. J'attends désormais l'hiver qui, lui, se souvient qu'il a un avenir, qui se tend vers le plus avant, qui se déplace, qui se raye, qui s'efface et qui se reprend. Puis je poursuis le voyage de Sicile, et le paysage passe, et le paysage change à mesure que le paysage passe. Revenu à l'hôtel, je regarde vaguement les pitreries des politiques qui ont désormais toutes et tous des dents d'une blancheur suspecte. Rien ne devrait plus humilier les hommes qui ont mérité de grandes louanges, que le soin qu'ils prennent encore de se faire valoir par de petites choses nous dit La Rochefoucauld. Mais les politiques ne cessent de s'humilier. Je l'ai compris, alors je me suis éloigné.



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C'est la nuit de Sicile... Alors je me suis éloigné.
... le plus avant, qui se déplace, qui se raye, qui s'efface et qui se reprend.




Je suis rentré ensuite, tard dans la nuit...







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L'automne est la saison de son propre oubli. Rien ne devrait plus humilier les hommes qui ont mérité de grandes louanges, que le soin qu'ils prennent encore de se faire valoir par de petites choses.
François de La Rochefoucauld
Maximes
Et le paysage passe, et le paysage change à mesure que le paysage passe...