Diégèse

samedi 30 novembre 2013
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Mathieu Je n'ai aucune mémoire mais j'ai des souvenirs car, on peut avoir des souvenirs et n'avoir aucune mémoire. Je me suis longtemps interrogé sur ce que l'on oubliait et ce que l'on se rappelait. Je ne m'interroge plus. Je sais désormais que ce que l'on oublie, ce que l'on doit oublier, ce sont toujours des émotions. Pour ne pas oublier, il faudrait pouvoir nous souvenir avec notre entendement. Mais l'émotion surprend et prend le pas, même dans nos rêves et les rêves se mêlent à la veille pour composer un malaise des jours et des nuits qui ne cesse jamais. On pense un instant qu'il suffirait de noter, d'écrire mais toute écriture bascule dans la fiction ce qu'elle prend comme sujet et comme objet de son écriture. Et puis il y a ce qu'on oublie volontiers. On oublie ainsi les les avanies que l'on fait subir mais moins facilement les avanies subies. La Rochefoucauld le savait déjà qui affirmait que l'on se décrie beaucoup plus auprès de nous par les moindres infidélités qu'on nous fait, que par les plus grandes qu'on fait aux autres. Mais je suis à Comiso en Sicile, dans la mythologie nacrée de l'automne. Je commence à remonter demain vers le nord.


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... mythologie nacrée dans l'automne. Il faut nous souvenir avec notre entendement...
On peut avoir des souvenirs et n'avoir aucune mémoire.
... et les rêves se mêlent à la veille pour composer un malaise des jours et des nuits qui ne cesse jamais...
Je commence à remonter demain vers le nord.








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Je sais désormais que ce que l'on oublie, ce que l'on doit oublier, ce sont toujours des émotions. On se décrie beaucoup plus auprès de nous par les moindres infidélités qu'on nous fait, que par les plus grandes qu'on fait aux autres.
François de La Rochefoucauld
Maximes
Toute écriture bascule dans la fiction ce qu'elle prend comme sujet et comme objet de son écriture.