Diégèse

lundi 2 septembre 2013
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Mathieu
À Verdun, je lis le nom de toutes les rues car, ensemble, le nom de toutes les rues d'une ville forment toujours une sorte de ready-made textuel un peu lyophilisé. Je m'aperçois qu'il n'y a rien à dire à Verdun, de la guerre, ce qui provoque une forme de déception indolente. J'avais espéré laisser là tous les fantômes que j'avais apportés mais qui repartiront vers tous les monuments de toutes les villes, de tous les villages, réveillés à peine par les sonneries aux morts de novembre. Le soir, je regarde la ville d'une chambre endeuillée. Angoisse et fatigue sont une tempête. Je ne vais pas dormir. J'envie les ronflements discrets de la chambre voisine et La Rochefoucauld nous a appris que l'envie est plus irréconciliable que la haine. Je vais tomber sans sommeil dans la nuit si pâle et m'écarquiller les yeux dans l'obscurité pâle de la nuit de la ville.


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À Verdun, je lis le nom de toutes les rues. Il n'y a rien à dire à Verdun, de la guerre.
Angoisse et fatigue sont une tempête...


... espérant laisser là tous les fantômes qui repartiront vers tous les monuments de toutes les villes, de tous les villages, réveillés à peine par les sonneries aux morts de novembre. ... et puis tomber sans sommeil dans la nuit si pâle. ... et m'écarquiller les yeux dans l'obscurité pâle de la nuit de la ville.







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Ce qui provoque cette forme de déception indolente...
L'envie est plus irréconciliable que la haine.
François de La Rochefoucauld
Maximes
... dans une sorte de ready-made textuel un peu lyophilisé.