Diégèse

dimanche 8 septembre 2013
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Mathieu Je ne regarde plus les journaux, n'écoute plus la radio et je ne sais pas ce qu'est la télévision et, tout cela, pour échapper à ce que l'on appelle les actualités. Voilà. Ce n'est pas un grand défaut mais c'est sans doute un petit défaut. Mais il est vrai que nous n'avouons que de petits défauts que pour persuader que nous n'en avons point de grands, comme le rappelle La Rochefoucauld.
Je ne veux rien savoir des actualités car je suis persuadé que nous ne saurons rien, en fait, et même, qu'on ne saura plus rien. Jamais. Les actualités, c'est une métaphore du vide. Elles entretiennent la crainte. Or, il n'y a rien à craindre tant la crainte n'est que l'expression de la futilité d'une imagination dévoyée. La crainte fait vendre. Alors on fait comme s'il allait de soi, comme s'il était évident, comme s'il était nécessaire que chacun, que le plus grand nombre, que le téléspectateur, cher téléspectateur, soit informé de façon moderne, circonstanciée, justifiée, de l'ensemble des catastrophes sur l'ensemble de la planète, l'ensemble des catastrophes quotidiennes, des catastrophes multiquotidiennes et aussi que le monde se remplit de machines bizarres, et qu'il va bientôt disparaître. et que c'est pourquoi il a cet air fatigué. Tout cela me met en colère et quand je suis en colère, quand je tombe en colère, je suis comme les autres hommes qui comme moi, en colère, sont sans histoire.


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Quand je suis en colère, quand je tombe en colère, je suis comme les autres hommes qui comme moi, en colère, sont sans histoire. Nous ne saurons rien, en fait... ... c'est une métaphore du vide... ... il n'y a rien à craindre tant la crainte n'est que l'expression de la futilité d'une imagination dévoyée... Comme il va de soi, comme il est évident, comme il est nécessaire que chacun, que le plus grand nombre, que le téléspectateur, cher téléspectateur, soit informé de façon moderne, circonstanciée, justifiée, de l'ensemble des catastrophes sur l'ensemble de la planète, l'ensemble des catastrophes quotidiennes, des catastrophes multiquotidiennes...
On ne saura plus rien. Le monde se remplit de machines bizarres... Il va bientôt disparaître. ... cet air fatigué...







2012 2011 2010







Je ne regarde plus les journaux, n'écoute plus la radio et je ne sais pas ce qu'est la télévision et tout cela pour échapper à ce que l'on appelle les actualités.
Nous n'avouons que de petits défauts que pour persuader que nous n'en avons point de grands.
François de La Rochefoucauld
Maximes
Voilà.