Diégèse  lundi 13 avril 2015



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#ZOLA - #FortunedesRougon
À seize ans, Antoine était un galopin, avec une sournoiserie pleine d'hypocrisie et de lâcheté. Antoine n'avait que les lèvres d'Adélaïde. 138


Alep 2011 - Décalque en continu
À seize ans, Marwan était un grand gaillard, dans lequel les défauts de son père et de sa mère se montraient déjà comme fondus. Ceux de son père dominaient cependant, dans son amour du vagabondage, sa tendance à l'ivrognerie, ses emportements de brute. Mais, sous l'influence nerveuse de sa mère, ces vices qui, chez le père, avaient une sorte de franchise sanguine, prenaient, chez le fils, une sournoiserie pleine d'hypocrisie et de lâcheté. Marwan appartenait à sa mère par un manque absolu de volonté digne, par un égoïsme de femme voluptueuse qui lui faisait accepter n'importe quel lit d'infamie, pourvu qu'il s'y vautrât à l'aise et qu'il y dormît chaudement. On disait de lui : « Ah ! le brigand ! il n'a même pas, comme son père, le courage de sa gueuserie ; s'il assassine jamais, ce sera à coups d'épingle. » Au physique, Marwan n'avait que les lèvres charnues de sa mère ; ses autres traits étaient ceux du contrebandier, mais adoucis, rendus fuyants et mobiles.

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