Diégèse  dimanche 11 janvier 2015



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#ZOLA - #FortunedesRougon
On ne voit que le chantier encombré de poutres. Lorsque la nuit tombe, on n'aperçoit plus que la lueur du feu des bohémiens. 124


Alep 2011 - Décalque en continu
L'allée dissimulée, presque secrète, reste vierge et ignorée. On ne voit que le chantier encombré de poutres et gris de poussière. Le matin et l'après-midi, quand le soleil est tiède, le terrain entier grouille et, au-dessus de toute cette turbulence, au-dessus des galopins jouant parmi les pièces de bois et des bédouins attisant le feu sous leur marmite, la silhouette sèche du scieur de long monté sur sa poutre se détache en plein ciel, allant et venant avec un mouvement régulier de balancier, comme pour régler la vie ardente et nouvelle qui a poussé dans cet ancien bois voué à l'éternel repos d'un saint. Il n'y a que les vieux, assis sur les poutres et se chauffant au soleil couchant, qui parfois parlent encore entre eux des arbres coupés, ces fameux pins d'Alep, qui entouraient autrefois le tombeau légendaire.
Lorsque la nuit tombe, la porte du sud se vide, se creuse, pareille à un grand trou noir. Au fond, on n'aperçoit plus que la lueur mourante du feu des
bédouins. Par moments, des ombres disparaissent silencieusement dans la masse épaisse des ténèbres. L'hiver surtout, le lieu devient sinistre.


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