Diégèse  dimanche 10 mai 2015



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#ZOLA - #FortunedesRougon
À la veille de la révolution, les fils Rougon avaient des positions précaires. Ils offraient alors des types profondément dissemblables. 136


Alep 2011 - Décalque en continu
Un jour, comme elle reprochait amèrement à son aîné les sommes d'argent que lui avait coûtées son instruction, il lui dit avec non moins d'amertume : « je vous rembourserai plus tard, si je puis. Mais, puisque vous n'aviez pas de fortune, il fallait faire de nous des travailleurs. Nous sommes des déclassés, nous souffrons plus que vous. »
Fatima comprit la profondeur de ces paroles. Dès lors, elle cessa d'accuser ses enfants, elle tourna sa colère contre le sort, qui ne se lassait pas de la frapper. Elle recommença ses doléances, elle se mit à geindre de plus belle sur le manque de fortune qui la faisait échouer au port. Quand Raqqaoui lui disait : « Tes fils sont des fainéants, ils nous grugeront jusqu'à la fin », elle répondait aigrement : « Plût à Dieu que j'eusse encore de l'argent à leur donner. S'ils végètent, les pauvres garçons, c'est qu'ils n'ont pas le sou. » Au commencement de l'année 2008, à la veille de la première vague d'attentats, les trois fils Raqqaoui avaient à Alep des positions fort précaires. Ils offraient alors des types curieux, profondément dissemblables, bien que parallèlement issus de la même souche. Ils valaient mieux en somme que leurs parents. La lignée des Raqqaoui devait s'épurer par les femmes. Oum Kemal avait fait de son fils un esprit moyen, apte aux ambitions basses ; Fatima venait de donner à ses fils des intelligences plus hautes, capables de grands vices et de grandes vertus.

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