Diégèse  lundi 23 mars 2015



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#ZOLA - #FortunedesRougon
Jusqu'en 1853, ces ouvertures sont restées garnies d'énormes portes. La ville, après avoir ainsi poussé les verrous, dormait tranquille. 136


Alep 2011 - Décalque en continu
Jusqu'en 2013, le souk d'Alep, dominé par le minaret seldjoukide de la mosquée des Omeyyades, était resté tel que les voyageurs du 18ème ou du 19ème siècles avaient pu le décrire et la ville, à plusieurs endroits, avait gardé ces énormes portes de bois à deux battants, cintrées dans le haut, et que consolidaient des lames de fer, qui fermaient aussi, la nuit, les portes de nombreux khans. À huit heures en été, à sept heures en hiver, on fermait ces portes à double tour, et les boutiques fermaient. Le souk, après avoir ainsi poussé les verrous ancestraux des caravansérails, dormait tranquille. Tout l'esprit de la ville, fait de coutumes commerciales transmises sans discontinuer de générations en générations, était là. On fermait la vieille ville et l'on pouvait, à l'intérieur des murs, vivre une vie de ce temps, à l'abri des regards. Le souk d'Alep, quand il s'était bien cadenassé, se reposait la nuit durant de son agitation forcenée du jour, réveillé tôt cependant par les livraisons qui commençaient à l'aube et par les muezzins des nombreuses mosquées qui appelaient aux prières. Il n'y a pas de cité, je crois, qui n'ait incarné si tard l'esprit oriental qui a fait tant rêvé, agissant comme un élixir puissant sur l'âme des poètes.

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