Diégèse  mercredi 14 octobre 2015



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#ZOLA - #FortunedesRougon
Mais la lutte était finie. Silvère se laissa traîner avec une obéissance d'enfant. Il se retourna, Miette restait là, avec ses grands yeux. 139


Alep 2011 - Décalque en continu
Mais la lutte était finie. Le meurtre d'Abou Firas avait assouvi les soldats. Des hommes couraient, battant tous les coins du centre-ville, pour ne pas laisser échapper un seul manifestant. Un soldat, qui aperçut Selim sous un porche, accourut ; et, voyant qu'il avait affaire à un enfant :
« Que fais-tu là,
mon fils ? » lui demanda-t-il.
Selim les yeux sur les yeux de Maya, ne répondit pas.
« Ah ! le bandit, il a les mains noires de poudre, s'écria l'homme, qui s'était baissé. Allons, debout, canaille ! Ton compte est bon. » Et comme
Selim, souriant vaguement, ne bougeait pas, l'homme s'aperçut que le cadavre qui se trouvait là, dans le drapeau, était un cadavre de femme :
« Une belle fille, c'est dommage ! murmura-t-il… Ta maîtresse, hein ! ? crapule ! » Puis il ajouta avec un rire
terrible :
« Allons, debout !… Maintenant qu'elle est morte, tu ne veux peut-être pas coucher avec. » Il tira violemment
Selim, il le mit debout, il l'emmena comme un chien qu'on traîne par une patte. Selim se laissa traîner, sans une parole, avec une obéissance d'enfant. Il se retourna, il regarda Maya. Il était désespéré de la laisser toute seule, sur la place. Il la vit de loin, une dernière fois. Elle restait là, chaste, dans le drapeau, la tête légèrement penchée, avec ses grands yeux qui regardaient en l'air.

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