Diégèse mercredi 26 août 2020



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Table des évangiles augmentés
L'évangile selon Saint Luc
57
augmenté par Daniel Diégèse
Il dit encore : Un homme avait deux fils.
Le plus jeune dit à son père : « Mon père, donne-moi la part de bien qui doit me revenir. Et le père leur partagea son bien. »
Peu de jours après, le plus jeune fils, ayant tout ramassé, partit pour un pays éloigné, où il dissipa son bien en vivant dans la débauche.
Lorsqu'il eut tout dépensé, une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin.
Il alla se mettre au service d'un des habitants du pays, qui l'envoya dans ses champs garder les pourceaux.
Il aurait bien voulu se rassasier des carouges que mangeaient les pourceaux, mais personne ne lui en donnait.
Étant rentré en lui-même, il se dit : « Combien de mercenaires chez mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim !
Je me lèverai, j'irai vers mon père, et je lui dirai : Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi,
je ne suis plus digne d'être appelé ton fils ; traite-moi comme l'un de tes mercenaires. »
Et il se leva, et alla vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, il courut se jeter à son cou et le baisa.
Le fils lui dit : « Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d'être appelé ton fils. »
mais le père dit à ses serviteurs : « Apportez vite la plus belle robe, et l'en revêtez ; mettez-lui un anneau au doigt, et des souliers aux pieds.
Amenez le veau gras, et tuez-le. Mangeons et réjouissons-nous ;
car mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé. » Et ils commencèrent à se réjouir.
Or, le fils aîné était dans les champs. Lorsqu'il revint et approcha de la maison, il entendit la musique et les danses.
Il appela un des serviteurs, et lui demanda ce que c'était.
Ce serviteur lui dit : « Ton frère est de retour, et, parce qu'il l'a retrouvé en bonne santé, ton père a tué le veau gras. »
Il se mit en colère, et ne voulut pas entrer. Son père sortit, et le pria d'entrer.
mais il répondit à son père : « Voici, il y a tant d'années que je te sers, sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m'as donné un chevreau pour que je me réjouisse avec mes amis.
Et quand ton fils est arrivé, celui qui a mangé ton bien avec des prostituées, c'est pour lui que tu as tué le veau gras ! »
« Mon enfant, lui dit le père, tu es toujours avec moi, et tout ce que j'ai est à toi ;
mais il fallait bien s'égayer et se réjouir, parce que ton frère que voici était mort et qu'il est revenu à la vie, parce qu'il était perdu et qu'il est retrouvé. »

Mais les disciples délibérèrent entre eux et ils dirent à Jésus :
« Nous ne comprenons pas cette parabole, car, elle est injuste et comment prêcherions-nous la justice, le respect pour le père et la mère alors que cette parabole invite au contraire à dilapider le bien de son père avec l'assurance d'être ensuite accueilli avec honneur et joie dans la maison du père. »
Jésus répondit : « Pourquoi continuez-vous à raisonner comme les hommes et pourquoi ne voulez-vous pas vous rapprocher de Dieu ?
Qui a péché ? Est-ce le fils qui, ayant dilapidé son bien avec des prostituées s'est ensuite repenti auprès de son père jusqu'à s'humilier devant lui, ou est-ce celui qui, voyant son père se réjouir d'avoir retrouvé son fils mort à la vie a ressenti de la jalousie et s'est emporté contre son père ?
Qu'a perdu le fils qui est resté près de son père à travailler sa terre ?
Qui l'empêchait de se réjouir lui aussi de la venue de son frère ?
En vérité, ce que vous appelez justice et équité est souvent calcul de marchands. Mais, Dieu n'est pas un marchand et ne tient pas de comptes.
Réjouissez-vous avec ceux qui s'étant éloignés de Dieu reviennent en son sein.
Accueillez avec allégresse les pécheurs, les publicains et les prostituées.
De quel droit direz-vous que celui-ci ou celle-la ne méritent pas le Royaume des Cieux ?
Est-ce vous qui en détenez les clés ?
Et quel gardien voyant arriver un voyageur qu'il ne connaît pas et qui déclare vouloir entrer pour rencontrer son maître, de son propre chef, lui refusera l'entrée ?
Au contraire, il se dépêchera d'avertir son maître pour lui demander s'il doit laisser entrer l'étranger et se conformera à ses ordres.
Mais il y a aussi le gardien qui, sachant que son maître accueille toujours les étrangers le fera prévenir qu'un étranger arrive et le laissera entrer sans attendre.
Je vous le dis, le Seigneur votre Père est comme ce maître-là qui accueille les étrangers sans leur poser davantage de questions.
Agissez ainsi, car, celui que vous considérez comme un étranger n'est autre que votre frère et vous vous repentiriez de laisser votre frère en dehors de la maison du Père.
Gardez-vous du péché, mais ne jugez pas les pécheurs. Ne leur jetez pas l'opprobre et la malédiction, car cela ferait de vous de plus grands pécheurs encore que les pécheurs que vous rejetez. »
Mais un des disciples, parmi les plus jeunes, reprit la parole et dit : « Je suis jeune moi aussi comme le fils du père de la parabole que tu nous a donnée. Dois-je alors dilapider mon bien pour revenir ensuite et je serai accueilli avec joie et l'on tuera pour moi le veau gras ? »
Jésus lui répondit : « Tu n'as pas compris la parabole, car, le fils, en dilapidant son bien avec des prostituées, n'a pas connu la joie mais la peine et son âme n'était plus que tristesse. Il était mort à la vie et il a ressuscité. »



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