2020
Les évangiles augmentés











L'évangile selon saint Luc augmenté par Daniel Diégèse







1
Luc 1 1er juillet
Plusieurs ayant entrepris de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi nous,
suivant ce que nous ont transmis ceux qui ont été des témoins oculaires dès le commencement et sont devenus des ministres de la parole,
il m'a aussi semblé bon, après avoir fait des recherches exactes sur toutes ces choses depuis leur origine, de te les exposer par écrit d'une manière suivie, excellent Théophile,
afin que tu reconnaisses la certitude des enseignements que tu as reçus.
Du temps d'Hérode, roi de Judée, il y avait un sacrificateur, nommé Zacharie, de la classe d'Abia ; sa femme était d'entre les filles d'Aaron, et s'appelait Élisabeth.
Tous deux étaient justes devant Dieu, observant d'une manière irréprochable tous les commandements et toutes les ordonnances du Seigneur.
Ils n'avaient point d'enfants, parce qu'Élisabeth était stérile ; et ils étaient l'un et l'autre avancés en âge.
Or, pendant qu'il s'acquittait de ses fonctions devant Dieu, selon le tour de sa classe, il fut appelé par le sort,
d'après la règle du sacerdoce, à entrer dans le temple du Seigneur pour offrir le parfum.
Toute la multitude du peuple était dehors en prière, à l'heure du parfum.
Alors un ange du Seigneur apparut à Zacharie, et se tint debout à droite de l'autel des parfums.
Zacharie fut troublé en le voyant, et la frayeur s'empara de lui.
Mais l'ange lui dit : « Ne crains point, Zacharie ; car ta prière a été exaucée. Ta femme Élisabeth t'enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jean.
Il sera pour toi un sujet de joie et d'allégresse, et plusieurs se réjouiront de sa naissance.
Car il sera grand devant le Seigneur. Il ne boira ni vin, ni liqueur enivrante, et il sera rempli de l'Esprit-Saint dès le sein de sa mère ;
il ramènera plusieurs des fils d'Israël au Seigneur, leur Dieu ;
il marchera devant Dieu avec l'esprit et la puissance d'Élie, pour ramener les cœurs des pères vers les enfants, et les rebelles à la sagesse des justes, afin de préparer au Seigneur un peuple bien disposé. »
Zacharie dit à l'ange : « À quoi reconnaîtrai-je cela ? Car je suis vieux, et ma femme est avancée en âge. »
L'ange lui répondit : « Je suis Gabriel, je me tiens devant Dieu ; j'ai été envoyé pour te parler, et pour t'annoncer cette bonne nouvelle.
Et voici, tu seras muet, et tu ne pourras parler jusqu'au jour où ces choses arriveront, parce que tu n'as pas cru à mes paroles, qui s'accompliront en leur temps. »

Ainsi, Théophile, je te sens encore incrédule,
pourtant tu as reçu les meilleurs enseignements,
de la bouche même de ceux qui ont vécu les événements qui se sont accomplis parmi nous,
ceux qui ont connu le fils de Zacharie et d'Élisabeth et qui ont aussi connu celui qui est venu après lui.
Car, il faut que tu le saches : la foi peut faire parler les muets et peut faire entendre les sourds ;
la foi peut faire que les aveugles voient et que marchent les paralytiques.
Mais l'absence de foi peut rendre muet, sourd, aveugle et paralytique.
Ainsi, Théophile, toi qui aimes Dieu et qui est aimé par Dieu, prends soin de ne pas perdre cet amour et de ne pas perdre ta foi, car si tu perdais cet amour, tu perdrais aussi ta foi et si tu perdais ta foi, tu perdrais aussi cet amour.
Ainsi, Théophile, toi qui veux fonder la foi et ton amour de Dieu sur les actes qui ont été accomplis par ceux qui t'ont précédés et que de par ton jeune âge, tu n'as pas connus, tu dois être un exemple pour ceux qui entendront désormais de ta bouche le récit de ces actes.
Veille à transmettre la parole et la bonne nouvelle à ceux qui viendront après toi et qui transmettront aussi la parole et la bonne nouvelle.
Et pense à Zacharie le juste qui pourtant n'a pas cru Gabriel alors qu'il l'avait vu et qu'il l'avait entendu, alors qu'il connaissait les Écritures et qu'il savait que Sarah avait d'Abraham engendré Isaac après avoir ri de la parole des envoyés du Seigneur, car elle se savait bien vieille et qu'Abraham son époux avait cent ans.
Quand comprendrez-vous que rien n'est impossible à Dieu et que sa créature est entre ses mains.
Théophile, au moment d'entendre ce qui s'est accompli depuis l'annonce fait dans le temple à Zaccharie jusqu'à la résurrection d'entre les morts de notre Seigneur, n'oublie jamais que tu portes en toi la vie comme tu portes en toi la mort. N'oublie jamais comment la vie peut vaincre la mort.
Porte une parole de vie et porte une parole d'amour et puisque tu es aimé de Dieu et que tu aimes Dieu, aime ton prochain pour que ton prochain aime Dieu à son tour.
Tout acte mauvais perpétré dans ce monde éloigne une âme de Dieu et cette âme sera comptée en retour à celui qui l'aura éloignée de l'amour divin.
Je te le dis enfin  : cela est juste et bon, car il est juste et bon d'entendre la parole de Dieu et d'honorer son amour.


2
2 juillet
Cependant, le peuple attendait Zacharie, s'étonnant de ce qu'il restait si longtemps dans le temple.
Quand il sortit, il ne put leur parler, et ils comprirent qu'il avait eu une vision dans le temple ; il leur faisait des signes, et il resta muet.
Lorsque ses jours de service furent écoulés, il s'en alla chez lui.
Quelque temps après, Élisabeth, sa femme, devint enceinte. Elle se cacha pendant cinq mois, disant :
« C'est la grâce que le Seigneur m'a faite, quand il a jeté les yeux sur moi pour ôter mon opprobre parmi les hommes. »
Au sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
auprès d'une vierge fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph. Le nom de la vierge était Marie.
L'ange entra chez elle, et dit : « Je te salue, toi à qui une grâce a été faite ; le Seigneur est avec toi. »
Troublée par cette parole, Marie se demandait ce que pouvait signifier une telle salutation.
L'ange lui dit : « Ne crains point, Marie ; car tu as trouvé grâce devant Dieu.
Et voici, tu deviendras enceinte, et tu enfanteras un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus.
Il sera grand et sera appelé Fils du Très-Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père.
Il régnera sur la maison de Jacob éternellement, et son règne n'aura point de fin. »
Marie dit à l'ange : «  Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais point d'homme ? »
L'ange lui répondit : « Le Saint-Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre. C'est pourquoi le saint enfant qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu.
Voici, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils en sa vieillesse, et celle qui était appelée stérile est dans son sixième mois.
Car rien n'est impossible à Dieu.  »
Marie dit : «  Je suis la servante du Seigneur ; qu'il me soit fait selon ta parole ! » Et l'ange la quitta.

Il est des époques sans prophètes et il est des époques où les prophètes abondent.
Il est des époques où l'on reconnaît les prophètes et il est des époques où on les ignore et où on les fait périr.
Soyez vigilants, car les prophètes peuvent apparaître partout dans le monde au bon vouloir de Dieu.
Et toi Israël, ne pense pas que tu seras à jamais la terre élue de la prophétie, car aucune terre n'est élue pour le Seigneur ;
et le Seigneur ne fait pas de distinction dans sa création.
Car la parole du Seigneur sera entendue partout et en tous lieux et pour les siècles des siècles.
Réjouissez-vous que le Seigneur vous aime et vous envoie des prophètes, comme il vous a envoyé son fils.
Et lamentez-vous, car le Seigneur vous envoie des prophètes et vous leur réservez le mauvais sort et vous les faites périr.
Ainsi, ne faites pas périr le plus petit et le plus misérable d'entre vous, car c'est peut-être un prophète que vous faites périr.
Ainsi, ne méprisez pas les femmes, car, parmi les prophètes sont aussi des femmes.
Rappelez-vous Élisabeth et Zaccharie qui ont engendré Jean par la grâce de Dieu, et Jean était un prophète.
Rappelez-vous Marie, qui n'a point connu d'homme et qui a engendré Jésus par l'Esprit saint.
Rappelez-vous Joseph, qui n'a point rejeté sa fiancée, qui l'a gardée auprès de lui et a pris soin de l'enfant comme il aurait pris soin de son fils.
Hommes, regardez toutes les femmes comme vous regarderiez Marie et Élisabeth.
Femmes, regardez tous les hommes comme vous regarderiez Joseph et Zaccharie.
Car vous valez autant que ces quatre là aux yeux du Seigneur, qui vous aime et accomplira pour vous, par la grâce de l'Esprit saint, les plus grands miracles.

3
3 juillet
Dans ce même temps, Marie se leva, et s'en alla en hâte vers les montagnes, dans une ville de Juda.
Elle entra dans la maison de Zacharie, et salua Élisabeth.
Dès qu'Élisabeth entendit la salutation de Marie, son enfant tressaillit dans son sein, et elle fut remplie du Saint-Esprit.
Elle s'écria d'une voix forte : « Tu es bénie entre les femmes, et le fruit de ton sein est béni.
Comment m'est-il accordé que la mère de mon Seigneur vienne auprès de moi ?
Car voici, aussitôt que la voix de ta salutation a frappé mon oreille, l'enfant a tressailli d'allégresse dans mon sein.
Heureuse celle qui a cru, parce que les choses qui lui ont été dites de la part du Seigneur auront leur accomplissement. »
Et Marie dit :
«  Mon âme exalte le Seigneur,
Et mon esprit se réjouit en Dieu, mon Sauveur,
Parce qu'il a jeté les yeux sur la bassesse de sa servante.
Car voici, désormais toutes les générations me diront bienheureuse,
Parce que le Tout-Puissant a fait pour moi de grandes choses.
Son nom est saint,
et sa miséricorde s'étend d'âge en âge
sur ceux qui le craignent.
Il a déployé la force de son bras ;
il a dispersé ceux qui avaient dans le cœur des pensées orgueilleuses.
Il a renversé les puissants de leurs trônes,
et il a élevé les humbles.
Il a rassasié de biens les affamés,
et il a renvoyé les riches à vide.
Il a secouru Israël, son serviteur,
et il s'est souvenu de sa miséricorde,
Comme il l'avait dit à nos pères,
envers Abraham et sa postérité pour toujours. »

Et l'enfant dans le sein d'Élisabeth tressaillait encore alors que Marie parlait et faisait la louange du Seigneur.
Élisabeth répondit : « Celui que je porte sera nommé Jean, comme l'ange l'a demandé à son père.
Car ton fils est fils de Dieu quand mon fils est fils d'un homme.
Et son père est Zaccharie, qui est sorti muet du Temple parce qu'il n'avait pas cru.
Le prophète Élie n'a-t-il pas dit : « J'ai déployé tout mon zèle pour l'Éternel, le Dieu de l'univers. »
Mais ce sont nous les femmes qui enfantons les prophètes dans la douleur et les nourrissons de notre sein.
Et ce sont nous les femmes qui les veillons dans la nuit de leur enfance et au soleil de leur plus jeune âge.
Et ce sont nous encore qui les suivons inquiètes quand ils vont sur les chemins en proclamant la parole de Dieu.
Et ce sont nous qui tremblent quand il courroucent les prêtres et les puissants et qu'ils risquent la prison et la mort, et quand ils sont frappés et quand ils sont humilié et quand ils sont tués.
Alors, nous veillons leur dépouille et nous faisons procéder à la toilette des morts.
Alors nous pleurons des larmes de sang sur leur face sans vie.
Et nous chérissons leur souvenir sur l'autel de notre cœur de mère.
Puis nous mourons brisées de douleur tout en glorifiant le Seigneur de nous avoir choisies.
Entendant Élisabeth, Marie pleurait , car elle savait déjà que l'enfant qu'elle portait serait tué devant elle sans qu'elle puisse rien.
L'ange de l'Annonciation le lui avait révélé.
Dès lors, Marie se prépara à l'agonie et à la mort de son enfant.
Et elle se prépara aussi à sa résurrection.
Car Marie est celle qui croit dès le premier jour et jusqu'au dernier jour sans jamais faillir dans sa foi.
Car sa foi est celle d'une mère et celle de la Fille du Seigneur.


4
4 juillet Marie demeura avec Élisabeth environ trois mois. Puis elle retourna chez elle.
Le temps où Élisabeth devait accoucher arriva, et elle enfanta un fils.
Ses voisins et ses parents apprirent que le Seigneur avait fait éclater envers elle sa miséricorde, et ils se réjouirent avec elle.
Le huitième jour, ils vinrent pour circoncire l'enfant, et ils l'appelaient Zacharie, du nom de son père.
mais sa mère prit la parole, et dit : « Non, il sera appelé Jean. »
Ils lui dirent : « Il n'y a dans ta parenté personne qui soit appelé de ce nom. »
Et ils firent des signes à son père pour savoir comment il voulait qu'on l'appelle.
Zacharie demanda des tablettes, et il écrivit : Jean est son nom. Et tous furent dans l'étonnement.
Au même instant, sa bouche s'ouvrit, sa langue se délia, et il parlait, bénissant Dieu.

Seigneur, tu m'as donné un fils, qu'Élisabeth a enfanté.
Seigneur, tu as demandé que nous l'appelions Jean et nous l'avons appelé Jean,
et son nom résonnera à travers les temps et les lieux.
Seigneur, tu lui donnes une mission, qui sera la mission que tu lui as donnée,
et il t'appartiendra et sa voix se fera forte pour la clamer.
Seigneur, aujourd'hui, le huitième jour après sa naissance, ils vont circoncire l'enfant que tu nous as donné,
mais lui baptisera dans l'eau du Jourdain et annoncera le Messie.
Et le Messie viendra jusqu'à lui.
Et celui-ci sera ton Fils.
Tous l'écoutaient avec crainte, se demandant si le silence n'avait pas altéré son esprit.
Mais Élisabeth pleurait, car elle savait qu'il disait vrai.


5
5 juillet La crainte s'empara de tous les habitants d'alentour, et, dans toutes les montagnes de la Judée, on s'entretenait de toutes ces choses.
Tous ceux qui les apprirent les gardèrent dans leur cœur, en disant : Que sera donc cet enfant ? Et la main du Seigneur était avec lui.
Zacharie, son père, fut rempli du Saint-Esprit, et il prophétisa, en ces mots :
«   Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël,
de ce qu'il a visité et racheté son peuple,
Et nous a suscité un puissant
sauveur Dans la maison de David, son serviteur,
Comme il l'avait annoncé par la bouche de ses saints prophètes des temps anciens,
Un Sauveur qui nous délivre de nos ennemis et de la main de tous ceux qui nous haïssent !
C'est ainsi qu'il manifeste sa miséricorde envers nos pères,
et se souvient de sa sainte alliance,
Selon le serment par lequel il avait juré à Abraham, notre père,
De nous permettre, après que nous serions délivrés de la main de nos ennemis,
de le servir sans crainte,
En marchant devant lui dans la sainteté et dans la justice tous les jours de notre vie.
Et toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut ;
car tu marcheras devant la face du Seigneur, pour préparer ses voies,
afin de donner à son peuple la connaissance du salut Par le pardon de ses péchés,
Grâce aux entrailles de la miséricorde de notre Dieu,
en vertu de laquelle le soleil levant nous a visités d'en haut,
Pour éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres et dans l'ombre de la mort,
pour diriger nos pas dans le chemin de la paix.  »
Or, l'enfant croissait, et se fortifiait en esprit. Et il demeura dans les déserts, jusqu'au jour où il se présenta devant Israël.

Au désert, Jean était l'ami de tous.
Jamais aucun animal ne venait l'importuner, les vipères et les scorpions s'écartaient à son passage.
Les autres enfants l'écoutaient avec bonheur et se tenaient souvent en cercle autour de lui.
Et les pierres du chemin ne le blessaient pas.
Quand il venait au bord de la rivière, les flots murmuraient de contentement et d'attente.
Jean manifestait respect et considération pour toute la création.
Et la création aimait Jean et manifestait en retour son amour.
Empli de l'Esprit Saint, Jean récitait les Écritures sans les avoir apprises ni entendues.
Un jour où la nourriture manquait dans la maison de Zacharie et d'Élisabeth à cause de la sécheresse qui sévissait en ce temps-là, Jean dit à son père :
La farine qui est dans le pot ne manquera pas et l'huile qui est dans la cruche ne diminuera pas, jusqu'au jour où l'Éternel fera tomber de la pluie sur le pays.
Zacharie reconnut la parole d'Élie à la veuve de Sarapta et loua les merveilles du Seigneur.
Élisabeth s'interrogeait de savoir si le fils qu'elle avait enfanté en son âge avancé était un prophète et quelle était alors sa prophétie.
Était-il Élie ou un autre prophète de la maison d'Abraham ?
Et ses parents attendaient de voir si l'enfant faisait des miracles.
Mais le seul miracle était qu'il connaissait les Écritures et personne ne les lui avait enseignées.
Un jour, Zacharie et Élisabeth regardaient Jean jouer avec d'autres enfants du voisinage.
Ils avaient construit un édifice avec les pierres du chemin et s'étaient assis en cercle.
Alors, Jean se leva et dit :
« Dieu d'Abraham, d'Isaac et d'Israël ! Que l'on sache aujourd'hui que c'est toi qui es Dieu en Israël et que moi, je suis ton serviteur et j'ai fait tout cela sur ton ordre !
Réponds-moi, Éternel, réponds-moi, afin que ce peuple reconnaisse que c'est toi, Éternel, qui es Dieu, et que c'est toi qui ramènes leur cœur vers toi »
Et reconnaissant les paroles d'Élie, ils furent encore emplis de crainte et bénirent le Seigneur.

6
Luc 2 6 juillet En ce temps-là parut un édit de César Auguste, ordonnant un recensement de toute la terre.
Ce premier recensement eut lieu pendant que Quirinius était gouverneur de Syrie.
Tous allaient se faire inscrire, chacun dans sa ville.
Joseph aussi monta de la Galilée, de la ville de Nazareth, pour se rendre en Judée, dans la ville de David, appelée Bethléem, parce qu'il était de la maison et de la famille de David,
afin de se faire inscrire avec Marie, sa fiancée, qui était enceinte.
Pendant qu'ils étaient là, le temps où Marie devait accoucher arriva,
et elle enfanta son fils premier-né. Elle l'emmaillota, et le coucha dans une crèche, parce qu'il n'y avait pas de place pour eux dans l'hôtellerie.

L'enfant n'avait pas souffert de l'enfantement dans la crèche, non plus la mère qui, dans la douleur, avait reçu aide et assistance de Joseph.
Cette naissance était pour tous deux la première naissance de leur lignée mais les anges veillaient sur eux et sur le nouveau-né.
Marie, cependant, était fatiguée comme le sont les nouvelles accouchées.
Et Joseph prenait soin de l'enfant comme elle se reposait.
Puis vint le premier allaitement et le lait de Marie coulait en abondance et l'enfant était rassasié.
Rien ne distinguait l'enfant d'un autre enfant, qui pleurait quand il avait faim et soif, attrapait le sein de sa mère, se rassasiait et dormait ensuite avec tranquillité.


7
7 juillet Il y avait, dans cette même contrée, des bergers qui passaient dans les champs les veilles de la nuit pour garder leurs troupeaux.
Et voici, un ange du Seigneur leur apparut, et la gloire du Seigneur resplendit autour d'eux. Ils furent saisis d'une grande frayeur.
mais l'ange leur dit : « Ne craignez point ; car je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera pour tout le peuple le sujet d'une grande joie :
c'est qu'aujourd'hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur.
Et voici à quel signe vous le reconnaîtrez : vous trouverez un enfant emmailloté et couché dans une crèche. »
Et soudain il se joignit à l'ange une multitude de l'armée céleste, louant Dieu et disant :
« Gloire à Dieu dans les lieux très hauts,
et paix sur la terre parmi les hommes qu'il agrée ! »

Car, sachez-le, la bonne nouvelle est d'abord annoncée aux gens de peu  ;
quand les puissant sont aveugles et sourds.
Car, sachez-le, la bonne nouvelle est d'abord annoncée à ceux qui ne comptent pas les heures et qui veillent patiemment sans penser que le jour tarde à se lever.
Car, sachez-le, la bonne nouvelle est d'abord annoncée à ceux qui veillent sur leur troupeau avec amour et tendresse et qui demeurent en éveil pour chasser le malheur.
Ceux qui se dressent dans de beaux vêtements et haranguent les foules sont le plus souvent aveugles et sourds.
Aucun ange n'est venu éclairer leur esprit et leur langue est aussi lourde qu'une pierre du temple.
Mais celui-là qui, au loin dans le désert, garde quelques brebis qui peinent à trouver leur pitance, celui-là est plus grand et plus haut que tous les dignitaires.
Sachez reconnaître le juste et choisissez sa fréquentation, car celle des puissants ne vous apportera que peine et désespoir.


8
8 juillet
Lorsque les anges les eurent quittés pour retourner au ciel, les bergers se dirent les uns aux autres : « Allons jusqu'à Bethléem, et voyons ce qui est arrivé, ce que le Seigneur nous a fait connaître. »
Ils y allèrent en hâte, et ils trouvèrent Marie et Joseph, et le petit enfant couché dans la crèche.
Après l'avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été dit au sujet de ce petit enfant.
Tous ceux qui les entendirent furent dans l'étonnement de ce que leur disaient les bergers.
Marie gardait toutes ces choses, et les repassait dans son cœur.
Et les bergers s'en retournèrent, glorifiant et louant Dieu pour tout ce qu'ils avaient entendu et vu, et qui était conforme à ce qui leur avait été annoncé.

Et pourtant qu'avaient-ils vu ?
Une femme et un homme pauvres entourant un enfant nouveau-né emmailloté dans des linges appartenant à sa mère.
Avaient-ils vu un prince entouré d'or et de pierres précieuses ?
Avaient-ils vu un roi en majesté ?
Avaient-ils vu une reine impérieuse entourée de serviteurs venus prendre soin de l'enfant ?
Ils n'avaient rien vu de tout cela et pourtant criaient au miracle parce qu'ils avaient cru.
Vous aussi, croyez au miracle devant la plus petite et la plus pauvre manifestation de la vie.
Vous aussi, réjouissez-vous et glorifiez le Seigneur en son amour par sa créature et sa création.


9
9 juillet Le huitième jour, auquel l'enfant devait être circoncis, étant arrivé, on lui donna le nom de Jésus, nom qu'avait indiqué l'ange avant qu'il fût conçu dans le sein de sa mère.
Et, quand les jours de leur purification furent accomplis, selon la loi de Moïse, Joseph et Marie le portèrent à Jérusalem, pour le présenter au Seigneur, suivant ce qui est écrit dans la loi du Seigneur : « Tout mâle premier-né sera consacré au Seigneur », et pour offrir en sacrifice deux tourterelles ou deux jeunes pigeons, comme cela est prescrit dans la loi du Seigneur.
Et voici, il y avait à Jérusalem un homme appelé Siméon. Cet homme était juste et pieux, il attendait la consolation d'Israël, et l'Esprit-Saint était sur lui. Il avait été divinement averti par le Saint-Esprit qu'il ne mourrait point avant d'avoir vu le Christ du Seigneur. Il vint au temple, poussé par l'Esprit. Et, comme les parents apportaient le petit enfant Jésus pour accomplir à son égard ce qu'ordonnait la loi, il le reçut dans ses bras, bénit Dieu, et dit : « Maintenant, Seigneur, tu laisses ton serviteur S'en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut, Salut que tu as préparé devant tous les peuples, Lumière pour éclairer les nations, et gloire d'Israël, ton peuple. »
Son père et sa mère étaient dans l'admiration des choses qu'on disait de lui. Siméon les bénit, et dit à Marie, sa mère : « Voici, cet enfant est destiné à amener la chute et le relèvement de plusieurs en Israël, et à devenir un signe qui provoquera la contradiction, et à toi-même une épée te transpercera l'âme, afin que les pensées de beaucoup de cœurs soient dévoilées. »
Il y avait aussi une prophétesse, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d'Aser. Elle était fort avancée en âge, et elle avait vécu sept ans avec son mari depuis sa virginité. Restée veuve, et âgée de quatre vingt-quatre ans, elle ne quittait pas le temple, et elle servait Dieu nuit et jour dans le jeûne et dans la prière. Étant survenue, elle aussi, à cette même heure, elle louait Dieu, et elle parlait de Jésus à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.

Il y avait en ce temps beaucoup d'étrangers venus à Jérusalem et qui visitaient le Temple car il est écrit que la bénédiction du Temple se déverse sur toutes les nations.
Beaucoup venaient porter leur offrande sacrée et changeait leur monnaie païenne pour une monnaie autorisée.
Il était miraculeux que parmi la foule, Siméon, et aussi Anne, eussent reconnu le Seigneur en ce petit enfant porté par ses parents pauvrement vêtus.
Appelée par Anne, arriva une femme de Sidon, qui appela un autre femme qui venait d'Éphèse et une autre encore qui venait d'Alexandrie. Celles-ci louaient le Seigneur et appelait la bénédiction sur l'enfant.
Marie regardait ces femmes qui affluaient, craignant qu'on ne lui volât l'enfant. Mais leur piété la rassura et elle les laissa même toucher l'enfant Jésus et ses vêtements.
Mais ces femmes appelèrent encore d'autres femmes qui venaient de Rome et d'autres provinces romaines plus lointaines.
Puis vinrent des hommes, appelés par Siméon.
Ce furent d'abord des mendiants qui assiégeaient la porte du Temple afin de recueillir l'aumône des mains des pèlerins qu'ils haranguaient dans plusieurs langues.
Ils s'approchèrent de l'enfant et Joseph allait les chasser, mais il en fut empêché par l'Esprit Saint.
Vinrent aussi les malades qui imploraient la guérison et qui, entendant que le Christ de Dieu était venu s'approchèrent espérant guérir et tous ceux qui réussirent à toucher les vêtements de l'enfant furent soulagés de leurs maux et beaucoup en guérirent.
Mais la foule grossissait et Joseph et Marie craignirent que les soldats d'Hérode vinssent les chasser avec brutalité. Se frayant un passage dans la foule agglutinée, ils s'éloignèrent pour rejoindre l'esplanade.
Avertis par l'Esprit Saint, aucun de la foule empressée ne le suivit.


10
10 juillet Lorsqu'ils eurent accompli tout ce qu'ordonnait la loi du Seigneur, Joseph et Marie retournèrent en Galilée, à Nazareth, leur ville.
Or, l'enfant croissait et se fortifiait. Il était rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.
Les parents de Jésus allaient chaque année à Jérusalem, à la fête de Pâque.
Lorsqu'il fut âgé de douze ans, ils y montèrent, selon la coutume de la fête.
Puis, quand les jours furent écoulés, et qu'ils s'en retournèrent, l'enfant Jésus resta à Jérusalem. Son père et sa mère ne s'en aperçurent pas.
Croyant qu'il était avec leurs compagnons de voyage, ils firent une journée de chemin, et le cherchèrent parmi leurs parents et leurs connaissances.
mais, ne l'ayant pas trouvé, ils retournèrent à Jérusalem pour le chercher.
Au bout de trois jours, ils le trouvèrent dans le temple, assis au milieu des docteurs, les écoutant et les interrogeant.
Tous ceux qui l'entendaient étaient frappés de son intelligence et de ses réponses.
Quand ses parents le virent, ils furent saisis d'étonnement, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi as-tu agi de la sorte avec nous ? Voici, ton père et moi, nous te cherchions avec angoisse. »
Il leur dit : « Pourquoi me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas qu'il faut que je m'occupe des affaires de mon Père ? »
mais ils ne comprirent pas ce qu'il leur disait.
Puis il descendit avec eux pour aller à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait toutes ces choses dans son cœur.
Et Jésus croissait en sagesse, en stature, et en grâce, devant Dieu et devant les hommes.

Chaque année, Jésus, Joseph et Marie allaient à Jérusalem pour la fête de Pâque et ne s'inquiétaient plus de perdre Jésus dans la foule du temple.
Avec le temps, les scribes et les sacrificateurs se souvenaient désormais de lui et nombreux étaient ceux qui l'attendaient pour prendre part aux discussions sur les Écritures.
Ces conversations prenaient souvent la forme de joutes où la mémoire et l'habileté rhétorique enchantaient l'auditoire.
Un jour, alors que Jésus était entré dans sa seizième année, un riche patricien romain qui connaissait les langues entendit une de ces joutes et en fut impressionné. Adepte des joutes verbales du forum romain, il aborda Jésus pour lui proposer de l'accompagner à Rome pour y participer, certain du succès qu'il y gagnerait.
Cependant Jésus lui dit : « L'heure n'est pas encore venue que le Fils de l'homme se rende à Rome, car il faut d'abord que la parole de mon Père se répande sur la Judée et sur la Galilée ainsi que sur Tyr et sur Sidon.
Mais viendra le temps où le forum latin connaîtra la bonne nouvelle et viendra aussi le temps où César lui-même louera le Seigneur. »
Mais, l'homme ne comprit pas ce que lui dit le jeune homme et tourna les talons, courroucé qu'on lui eût résisté.
Jésus retourna auprès des scribes et des docteurs qui le saluèrent avec ferveur.
Interrogé sur ce que lui voulait le patricien romain, Jésus leur dit : « Souvent les hommes demandent mais ne savent pas ce qu'ils demandent et souvent les hommes font mais ne savent pas ce qu'ils font. Seul Dieu dans sa sagesse est maître de ses demandes et de sa volonté. »


11
Luc 3 11 juillet La quinzième année du règne de Tibère César, lorsque Ponce Pilate était gouverneur de la Judée, Hérode tétrarque de la Galilée, son frère Philippe tétrarque de l'Iturée et du territoire de la Trachonite, Lysanias tétrarque de l'Abilène,
et du temps des souverains sacrificateurs Anne et Caïphe, la parole de Dieu fut adressée à Jean, fils de Zacharie, dans le désert.
Et il alla dans tout le pays des environs du Jourdain, prêchant le baptême de repentance, pour la rémission des péchés,
selon ce qui est écrit dans le livre des paroles d'Ésaïe, le prophète :

C'est la voix de celui qui crie dans le désert :
Préparez le chemin du Seigneur,
aplanissez ses sentiers.
Toute vallée sera comblée,
toute montagne et toute colline seront abaissées ;
ce qui est tortueux sera redressé,
et les chemins raboteux seront aplanis.
Et toute chair verra le salut de Dieu.

Le peuple l'écoutait avec ferveur, car il prêchait la justice et se rangeait avec les faibles contre l'iniquité des puissants. Sa voix portait haut et clair et nombreux étaient ceux qui disaient que le prophète Ésaïe était revenu  :

Malheur à ceux qui prononcent des ordonnances iniques,
et à ceux qui transcrivent des arrêts injustes,
pour refuser justice aux pauvres,
et ravir leur droit aux malheureux de mon peuple,
pour faire des veuves leur proie,
et des orphelins leur butin ! (Ésaïe 10)

Je punirai le monde pour sa malice,
et les méchants pour leurs iniquités ;
je ferai cesser l'orgueil des hautains,
et j'abattrai l'arrogance des tyrans.(Ésaïe 13)

Jean disait aussi :

Malheur à ceux qui ajoutent maison à maison,
et qui joignent champ à champ,
jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'espace,
et qu'ils habitent seuls au milieu du pays !
Malheur à ceux qui tirent l'iniquité avec les cordes du vice,
et le péché comme avec les traits d'un char, (Ésaïe 5)

Et les puissants craignaient pour leur bien et cherchaient une occasion de le faire mourir.


12
12 juillet Il disait donc à ceux qui venaient en foule pour être baptisés par lui : « Races de vipères, qui vous a appris à fuir la colère à venir ?
Produisez donc des fruits dignes de la repentance, et ne vous mettez pas à dire en vous-mêmes : Nous avons Abraham pour père ! Car je vous déclare que de ces pierres Dieu peut susciter des enfants à Abraham.
Déjà même la cognée est mise à la racine des arbres : tout arbre donc qui ne produit pas de bons fruits sera coupé et jeté au feu. »
La foule l'interrogeait, disant : « Que devons-nous donc faire ? »
Il leur répondit : « Que celui qui a deux tuniques partage avec celui qui n'en a point, et que celui qui a de quoi manger agisse de même.
Il vint aussi des publicains pour être baptisés, et ils lui dirent : « Maître, que devons-nous faire ? »
Il leur répondit : « N'exigez rien au delà de ce qui vous a été ordonné. »
Des soldats aussi lui demandèrent : « Et nous, que devons-nous faire ? » Il leur répondit : « Ne commettez ni extorsion ni fraude envers personne, et contentez-vous de votre solde. »
Comme le peuple était dans l'attente, et que tous se demandaient en eux-mêmes si Jean n'était pas le Christ,
il leur dit à tous : « Moi, je vous baptise d'eau ; mais il vient, celui qui est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de ses souliers. Lui, il vous baptisera du Saint-Esprit et de feu.
Il a son van à la main ; il nettoiera son aire, et il amassera le blé dans son grenier, mais il brûlera la paille dans un feu qui ne s'éteint point. »

La foule se demandait si c'était une nouvelle prophétie ou bien si Jean déclamait la parole des prophètes, car il aimait mêler à sa prophétie celle des prophètes qui l'avaient précédé. Parmi ceux-ci, le prophète Amos était un de ceux qu'il citait le plus.
Ainsi, criait-il :
« Et vous avez fait boire du vin aux nazaréens !
Et aux prophètes vous avez donné cet ordre :
Ne prophétisez pas ! (Amos 3-12) »
En ce temps-là, le peuple n'aimait pas entendre la prophétie de Amos, car elle annonçait des jours terribles de destruction et de malheur :
« Je renverserai les maisons d'hiver et les maisons d'été ;
les palais d'ivoire périront,
les maisons des grands disparaîtront, dit l'Éternel. (Amos 3-15 ) »
Mais le peuple ne comprenait pas que Jean annonçait la venue du Messie, notre Seigneur et notre Dieu, qui serait mis à mort et ressusciterait le troisième jour et que le jour de sa mort serait un jour de deuil et de catastrophe.
« En ce jour-là, dit le Seigneur, l'Éternel,
je ferai coucher le soleil à midi,
et j'obscurcirai la terre en plein jour ; (Amos 8-9) »
Et certains qui écoutaient prophétiser Jean, tremblaient de peur comme ils trembleront de peur le jour de malheur et de tristesse.
Car, il n'était pas venu encore celui qui prêcherait le Dieu d'amour et de tendresse, le Dieu du pardon, du Salut et de la rémission des péchés.


13
13 juillet C'est ainsi que Jean annonçait la bonne nouvelle au peuple, en lui adressant encore beaucoup d'autres exhortations.
Mais Hérode le tétrarque, étant repris par Jean au sujet d'Hérodias, femme de son frère, et pour toutes les mauvaises actions qu'il avait commises,
ajouta encore à toutes les autres celle d'enfermer Jean dans la prison.
Tout le peuple se faisant baptiser, Jésus fut aussi baptisé ; et, pendant qu'il priait, le ciel s'ouvrit,
et le Saint-Esprit descendit sur lui sous une forme corporelle, comme une colombe. Et une voix fit entendre du ciel ces paroles : Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi j'ai mis toute mon affection.

Vous aussi soyez attentifs aux signes d'amour que vous envoie le Seigneur, car, vous êtes filles et fils de Dieu.
Le Seigneur vous a envoyé son Fils bien-aimé pour que vous l'imitiez en tout point.
Vous aussi, offrez-vous au baptême et laissez le Saint-Esprit sur vous ruisseler et, chaque jour et plusieurs fois par jour, rappelez-vous votre baptême, qui est baptême de grâce dans l'Esprit, avec l'Esprit et par le Saint-Esprit.
Quand vous serez esseulés, vous ne serez pas esseulés, quand vous serez tristes et angoissés, vous ne serez pas tristes et angoissés, car, le Saint-Esprit sera avec vous.
Et rappelez-vous aussi votre baptême quand vous péchez, car il est la rémission des péchés.


14
14 juillet
Jésus avait environ trente ans lorsqu'il commença son ministère, étant, comme on le croyait, fils de Joseph, fils d'Héli,
fils de Matthat, fils de Lévi, fils de Melchi, fils de Jannaï, fils de Joseph,
fils de Mattathias, fils d'Amos, fils de Nahum, fils d'Esli, fils de Naggaï,
fils de Maath, fils de Mattathias, fils de Sémeï, fils de Josech, fils de Joda,
fils de Joanan, fils de Rhésa, fils de Zorobabel, fils de Salathiel, fils de Néri,
fils de Melchi, fils d'Addi, fils de Kosam, fils d'Elmadam, fils D'Er,
fils de Jésus, fils d'Eliézer, fils de Jorim, fils de Matthat, fils de Lévi,
fils de Siméon, fils de Juda, fils de Joseph, fils de Jonam, fils d'Eliakim,
fils de Méléa, fils de Menna, fils de Mattatha, fils de Nathan, fils de David,
fils d'Isaï, fils de Jobed, fils de Booz, fils de Salmon, fils de Naasson,
fils d'Aminadab, fils d'Admin, fils d'Arni, fils d'Esrom, fils de Pharès, fils de Juda,
fils de Jacob, fils d'Isaac, fils d'Abraham, fils de Thara, fils de Nachor,
fils de Seruch, fils de Ragau, fils de Phalek, fils d'Eber, fils de Sala,
fils de Kaïnam, fils d'Arphaxad, fils de Sem, fils de Noé, fils de Lamech,
fils de Mathusala, fils d'Énoch, fils de Jared, fils de Maléléel, fils de Kaïnan,
fils d'Énos, fils de Seth, fils d'Adam, fils de Dieu.

Et nous sommes tous les fils de Seth, ancêtre de toutes les générations 
Seth vécut neuf cent douze ans ;
Et nous sommes enfants d'Énos, fils de Seth, ancêtre de Noé et son nom figure parmi les Patriarches ;
Et neuf générations séparent Noé d'Adam.
Et soixante-quinze générations séparent Joseph de Dieu.
Mais une seule génération sépare Adam de Dieu.
Combien de générations compterez-vous entre Jésus et Dieu ?
Puissiez-vous ne pas en compter soixante-seize, car, vous seriez dans l'erreur.
Et si vous en comptez une seule, vous serez encore dans l'erreur.
Pourquoi vous soucier pour vous-même et pour vos fils et pour vos filles des généalogies ?
N'êtes-vous pas tous enfants de Noé et les enfants d'Adam, le fils de Dieu ?
Oubliez les tribulations de votre naissance et de celle de vos enfants et louez le Seigneur qui vous a donné la vie.
Vous ne pourrez vous souvenir de tous vos ancêtres, mais chérissez-les dans votre cœur ;
et rendez grâce à Dieu en qui réside toute vie pour les siècles des siècles.


15
Luc 4 15 juillet Jésus, rempli du Saint-Esprit, revint du Jourdain, et il fut conduit par l'Esprit dans le désert,
où il fut tenté par le diable pendant quarante jours. Il ne mangea rien durant ces jours-là, et, après qu'ils furent écoulés, il eut faim.
Le diable lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, ordonne à cette pierre qu'elle devienne du pain. »
Jésus lui répondit : « Il est écrit : L'Homme ne vivra pas de pain seulement. »
Le diable, l'ayant élevé, lui montra en un instant tous les royaumes de la terre,
et lui dit : « Je te donnerai toute cette puissance, et la gloire de ces royaumes ; car elle m'a été donnée, et je la donne à qui je veux.
Si donc tu te prosternes devant moi, elle sera toute à toi. »
Jésus lui répondit : « Il est écrit : Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul. »
Le diable le conduisit encore à Jérusalem, le plaça sur le haut du temple, et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, jette-toi d'ici en bas ; car il est écrit :
Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet,
afin qu'ils te gardent ;
et :
Ils te porteront sur les mains,
de peur que ton pied ne heurte contre une pierre. »
Jésus lui répondit : « Il est dit : Tu ne tenteras point le Seigneur, ton Dieu. »

Gardez-vous de ceux qui vous proposent de la magie, car, il n'y a aucune magie qui puisse venir de Dieu et toute la magie ne peut venir que du diable.
Et parfois le mal se grime et prend l'apparence du bien.
Et parfois le bien ressemble au mauvais alors qu'il est le bien.
Mais vous pouvez reconnaître le bien du mal, car vous êtes les enfants de Dieu.
Souvenez-vous de votre baptême et gardez la foi dans le Seigneur et invoquez sa puissance. Elle est incomparable.
Mais ne vous représentez pas le monde comme un terrain de lutte entre le bien et le mal, car le mal n'est en rien comparable au bien et le bien n'a rien à vois avec le mal.
Regardez cette pierre du désert. elle appartient à la création. Si un méchant la prend pour tuer son frère en le frappant sur la tête, est-ce que la pierre tombe du côté du mal  ?
En vérité, il n'y a rien de la création qui soit du côté du mal et seul l'homme en est le messager, car il a été trompé au commencement du monde.
Regardez ce serpent. La piqûre en est mortelle. Mais pensez-vous vraiment que ce serpent soit du côté du mal  ? Il appartient à la création et sa morsure venimeuse n'est n bonne, ni mauvaise, mais seulement mortelle.
Car, il vaut mieux être mordu par un serpent venimeux qu'être venimeux soi-même. Et il vaut mieux périr sous les coups que se faire assassin soi-même.
Vous aussi vous serez tentés par le diable à de nombreuses occasions de votre vie. Déjouez en vous les rêves de puissance. Dieu ne vous a pas conçu pour que vous soyez puissants et vous ne valez pas mieux que le serpent ou la pierre. Soyez humbles et vous serez aimés.


16
16 juillet Après l'avoir tenté de toutes ces manières, le diable s'éloigna de lui jusqu'à un moment favorable.
Jésus, revêtu de la puissance de l'Esprit, retourna en Galilée, et sa renommée se répandit dans tout le pays d'alentour.
Il enseignait dans les synagogues, et il était glorifié par tous.
Il se rendit à Nazareth, où il avait été élevé, et, selon sa coutume, il entra dans la synagogue le jour du sabbat. Il se leva pour faire la lecture,
et on lui remit le livre du prophète Ésaïe. L'ayant déroulé, il trouva l'endroit où il était écrit :
L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres ; il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la délivrance, et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés,
Pour publier une année de grâce du Seigneur.
Ensuite, il roula le livre, le remit au serviteur, et s'assit. Tous ceux qui se trouvaient dans la synagogue avaient les regards fixés sur lui.
Alors il commença à leur dire : « Aujourd'hui cette parole de l'Écriture, que vous venez d'entendre, est accomplie. »

Ne pensez pas quand vous avez éloigné le diable que vous l'avez éloigné pour toujours,
car elles sont nombreuses les occasions de chute,
nul ne peut se prévaloir d'avoir vaincu le mal,
et nul ne peut se prévaloir de ne pas être à sa merci.
C'est pourquoi il vous faudra prier sans relâche,
car, c'est  votre prière  qui est la meilleure auxiliatrice contre le mal.
Et si vous chutez, ne vous désespérez point, mais priez.
Et si vous chutez encore, redoublez de prières au Seigneur et implorez sa miséricorde.
Soyez patients avec vous-mêmes comme le Seigneur l'est avec vous.
Et soyez patients avec vos proches comme le Seigneur l'est aussi avec vous.
Ne vous croyez pas abandonnés, car l'Esprit du Seigneur veille et il est sur vous par la grâce du baptême.
Ne vous croyez pas seuls, car l'Esprit du Seigneur veille et qui serait seul quand l'Esprit est avec lui.
Car, n'est pas le prophète Ésaïe qui a dit :
Je me réjouirai en l'Éternel, Mon âme sera ravie d'allégresse en mon Dieu; Car il m'a revêtu des vêtements du salut, Il m'a couvert du manteau de la délivrance, Comme le fiancé s'orne d'un diadème, Comme la fiancée se pare de ses joyaux.
Car, comme la terre fait éclore son germe, Et comme un jardin fait pousser ses semences, Ainsi le Seigneur, l'Éternel, fera germer le salut et la louange, En présence de toutes les nations.

17
17 juillet Et tous lui rendaient témoignage ; ils étaient étonnés des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche, et ils disaient : « N'est-ce pas le fils de Joseph ? »
Jésus leur dit : « Sans doute vous m'appliquerez ce proverbe : Médecin, guéris-toi toi-même ; et vous me direz : Fais ici, dans ta patrie, tout ce que nous avons appris que tu as fait à Capernaüm.
mais, ajouta-t-il, je vous le dis en vérité, aucun prophète n'est bien reçu dans sa patrie.
Je vous le dis en vérité : il y avait plusieurs veuves en Israël du temps d'Élie, lorsque le ciel fut fermé trois ans et six mois et qu'il y eut une grande famine sur toute la terre ;
et cependant Élie ne fut envoyé vers aucune d'elles, si ce n'est vers une femme veuve, à Sarepta, dans le pays de Sidon.
Il y avait aussi plusieurs lépreux en Israël du temps d'Élisée, le prophète ; et cependant aucun d'eux ne fut purifié, si ce n'est Naaman le Syrien. »
Ils furent tous remplis de colère dans la synagogue, lorsqu'ils entendirent ces choses.
Et s'étant levés, ils le chassèrent de la ville, et le menèrent jusqu'au sommet de la montagne sur laquelle leur ville était bâtie, afin de le précipiter en bas.
mais Jésus, passant au milieu d'eux, s'en alla.

Et vous, ne cherchez pas toujours près de vous la reconnaissance de vos mérites.
Si vous voulez guérir les malades, sortez de votre maison, changez de ville, recueillez-vous, priez et priez encore.
Mais si vous voulez faire le bien, sortez aussi de votre maison, marchez devant vous, et faites le bien que vous devez faire tout au long de votre chemin.
Et si l'Esprit saint est sur vous, sortez de votre maison et marchez droit devant vous et laissez-le guider vos pas sans vous soucier de ce que vous devrez faire ou ne pas faire.
Et si vous voulez vous tourner vers le Seigneur et lui consacrer votre vie, n'écouter point ceux qui voudront vous en détourner et vous tenteront de différentes manières.
répondez leur qu'aucune tentation ne peut durablement résister à l'appel du Seigneur.
Et si cet appel vient dans votre vieil âge, ne vous dites pas qu'il est trop tard pour gagner votre Salut.
Car, pour le Seigneur, toutes ses créatures ont le même âge et la même valeur.
Ne vous dites pas que vous êtes indigne parce que vous avez péché, mais cherchez et demandez le pardon de tout votre cœur et il vous sera accordé.
Et si malgré tout, on ne croit pas en votre amour pour le Seigneur et que l'on veuille vous en détourner, levez-vous et passez votre chemin.


18
18 juillet Il descendit à Capernaüm, ville de la Galilée ; et il enseignait, le jour du sabbat.
On était frappé de sa doctrine ; car il parlait avec autorité.
Il se trouva dans la synagogue un homme qui avait un esprit de démon impur, et qui s'écria d'une voix forte : « Ah ! Qu'y a-t-il entre nous et toi, Jésus de Nazareth ? Tu es venu pour nous perdre. Je sais qui tu es : le Saint de Dieu. »
Jésus le menaça, disant : « Tais-toi, et sors de cet homme. »
Et le démon le jeta au milieu de l'assemblée, et sortit de lui, sans lui faire aucun mal.
Tous furent saisis de stupeur, et ils se disaient les uns aux autres : « Quelle est cette parole ? il commande avec autorité et puissance aux esprits impurs, et ils sortent ! »
Et sa renommée se répandit dans tous les lieux d'alentour.

Ne pensez jamais que vous ne pouvez rien contre les démons.
Il n'y a pas de démon qui puisse s'opposer à la volonté divine.
Et si vous croyez que vous pouvez les chasser, vous les chasserez.
Et si vous invoquez le Seigneur votre Dieu, il vous apportera aide et secours dans cette entreprise.
Croyez et vous aurez autorité sur le mal.
Partagez votre foi et vous aurez autorité sur les démons.
Car les démons ne peuvent rien contre la foi.
Car la foi a toute autorité sur le mal.
Et ne vous étonnez pas de son pouvoir car il est encore plus grand que tout ce que vous pouvez imaginer.


19
19 juillet En sortant de la synagogue, il se rendit à la maison de Simon. La belle-mère de Simon avait une violente fièvre, et ils le prièrent en sa faveur.
S'étant penché sur elle, il menaça la fièvre, et la fièvre la quitta. À l'instant elle se leva, et les servit.
Après le coucher du soleil, tous ceux qui avaient des malades atteints de diverses maladies les lui amenèrent. Il imposa les mains à chacun d'eux, et il les guérit.
Des démons aussi sortirent de beaucoup de personnes, en criant et en disant : « Tu es le Fils de Dieu. » mais il les menaçait et ne leur permettait pas de parler, parce qu'ils savaient qu'il était le Christ.
Dès que le jour parut, il sortit et alla dans un lieu désert. Une foule de gens se mirent à sa recherche, et arrivèrent jusqu'à lui ; ils voulaient le retenir, afin qu'il ne les quittât point.
mais il leur dit : « Il faut aussi que j'annonce aux autres villes la bonne nouvelle du royaume de Dieu ; car c'est pour cela que j'ai été envoyé. »
Et il prêchait dans les synagogues de la Galilée.

Et vous aussi vous êtes les enfants de Dieu.
Ne soyez avares en aucune manière et ne soyez surtout pas avares des grâces que vous avez reçues.
Croyez et vous guérirez les fièvres par l'imposition des mains ou par la prière.
Et si vous croyez, ils croiront, mais, si vous ne croyez pas, ils ne croiront pas.
Si vous pensez que votre foi est faible, c'est que ce n'est pas la foi.
Car, la foi n'est ni faible ni forte, mais elle est la foi.
Si vous allez au désert, n'attendez pas que l'on vous suive et n'attendez pas que l'on vous cherche.
Mais, allez au désert pour prier pour la guérison des malades, le pardon des péchés et la résurrection des morts. Et le désert peut être votre chambre ou n'importe quel lieu retiré.
Et ne vous souciez pas de ce que vous direz, car, l'Esprit Saint y pourvoira.
Car, croyez-vous que vous auriez le don de guérison ? Il ne s'agit pas du don de guérison, mais du don de la vie.


20
Luc 5 20 juillet Comme Jésus se trouvait auprès du lac de Génésareth, et que la foule se pressait autour de lui pour entendre la parole de Dieu,
il vit au bord du lac deux barques, d'où les pêcheurs étaient descendus pour laver leurs filets.
Il monta dans l'une de ces barques, qui était à Simon, et il le pria de s'éloigner un peu de terre. Puis il s'assit, et de la barque il enseignait la foule.
Lorsqu'il eut cessé de parler, il dit à Simon : « Avance en pleine eau, et jetez vos filets pour pêcher. »
Simon lui répondit : « Maître, nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je jetterai le filet. »
L'ayant jeté, ils prirent une grande quantité de poissons, et leur filet se rompait.
Ils firent signe à leurs compagnons qui étaient dans l'autre barque de venir les aider. Ils vinrent et ils remplirent les deux barques, au point qu'elles enfonçaient.
Quand il vit cela, Simon Pierre tomba aux genoux de Jésus, et dit : « Seigneur, retire-toi de moi, parce que je suis un homme pécheur. »
Car l'épouvante l'avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, à cause de la pêche qu'ils avaient faite.
Il en était de même de Jacques et de Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon. Alors Jésus dit à Simon : « Ne crains point ; désormais tu seras pêcheur d'hommes. »
Et, ayant ramené les barques à terre, ils laissèrent tout, et le suivirent.

Ne vous désespérez pas de ce que votre pêche est infructueuse, ni que vos filets soient rapiécés.
Ne craignez pas non plus l'abondance, quand l'abondance vous est donnée, car, elle est est grâce du Seigneur.
Mais, quittez l'abondance pour le Seigneur quand vous êtes appelés, car, nul ne connaît ni le jour ni l'heure de l'appel.
Et ne dites pas : « Comment fera mon père sans moi  ? » Car, votre Père véritable est dans les cieux et son commandement est plus fort que tous les commandements de cette terre.
Jacques et Jean, les fils de Zébédée, les associés de Simon, sont devenus les associés de Jésus. Simon, celui que l'on nomme Pierre, a quitté les filets d'abondance pour l'abondance du cœur et de la foi.
Soyez comme Simon, prêts à changer votre nom si l'on vous le demande.
Et soyez comme Jacques et Jean qui  ont suivi celui qu'ils servaient et aimaient.
Et soyez comme Zébédée, qui n'a pas renié ses fils.
Et soyez comme le père de Simon Pierre qui ne l'a pas renié, mais qui a cru à l'annonce de la bonne nouvelle et qui s'est réjoui pour son fils et ses compagnons.
Ne laissez rien venir contre la foi.


21
21 juillet Jésus était dans une des villes ; et voici, un homme couvert de lèpre, l'ayant vu, tomba sur sa face, et lui fit cette prière : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me rendre pur. »
Jésus étendit la main, le toucha, et dit : « Je le veux, sois pur. » Aussitôt la lèpre le quitta.
Puis il lui ordonna de n'en parler à personne. mais, dit-il, va te montrer au sacrificateur, et offre pour ta purification ce que Moïse a prescrit, afin que cela leur serve de témoignage.
Sa renommée se répandait de plus en plus, et les gens venaient en foule pour l'entendre et pour être guéris de leurs maladies.
Et lui, il se retirait dans les déserts, et priait.
Un jour Jésus enseignait. Des pharisiens et des docteurs de la loi étaient là assis, venus de tous les villages de la Galilée, de la Judée et de Jérusalem ; et la puissance du Seigneur se manifestait par des guérisons.
Et voici, des gens, portant sur un lit un homme qui était paralytique, cherchaient à le faire entrer et à le placer sous ses regards.
Comme ils ne savaient par où l'introduire, à cause de la foule, ils montèrent sur le toit, et ils le descendirent par une ouverture, avec son lit, au milieu de l'assemblée, devant Jésus.
Voyant leur foi, Jésus dit : « Homme, tes péchés te sont pardonnés. »
Les scribes et les pharisiens se mirent à raisonner et à dire : « Qui est celui-ci, qui profère des blasphèmes ? Qui peut pardonner les péchés, si ce n'est Dieu seul ? »
Jésus, connaissant leurs pensées, prit la parole et leur dit : « Quelles pensées avez-vous dans vos cœurs ?
Lequel est le plus aisé, de dire : Tes péchés te sont pardonnés, ou de dire : Lève-toi, et marche ?
Or, afin que vous sachiez que le Fils de l'homme a sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés : Je te l'ordonne, dit-il au paralytique, lève-toi, prends ton lit, et va dans ta maison. »
Et, à l'instant, il se leva en leur présence, prit le lit sur lequel il était couché, et s'en alla dans sa maison, glorifiant Dieu.
Tous étaient dans l'étonnement, et glorifiaient Dieu ; remplis de crainte, ils disaient : « Nous avons vu aujourd'hui des choses étranges. »

Quant à vous, attachez-vous aux guérisons, qu'elles vous paraissent petites ou grandes. Soyez comme la mère avec son petit enfant qui console les pleurs et souffle sur les genoux écorchés pour effacer la douleur.
Pardonnez à ceux qui vous ont offensés, car, le pardon guérit et ne vous formalisez pas des offenses qui vous sont faites, car elles viennent de la douleur.
Soyez les instruments de la guérison et non les instruments de la maladie.
Si vous ne pouvez pas remettre les péchés, vous pouvez adoucir la douleur du péché.
Mais aussi, ne craignez pas le blasphème, seulement le blasphème contre l'Esprit.
Pensez-vous qu'il vous soit impossible de guérir les malades vous aussi et de remettre leurs péchés ?
Si vous avez la foi, cela vous sera rendu possible.
Mais si vous n'avez pas la foi, cette entreprise sera vaine.
Et souvenez-vous du lépreux que Jésus a guéri.
Et souvenez-vous du paralytique qui a pris son lit sous son bras et s'en est allé en marchant.
Croyez-vous qu'ils aient été choisis au milieu des lépreux et au milieu des paralytiques pour recevoir cette grâce ?
Ils étaient parmi les lépreux et les paralytiques et ils ont été sauvés.
Car, vous aussi, vous êtes parmi les lépreux et les paralytiques et vous pouvez être sauvés.
Demandez et il vous sera donné.
Demandez pour les autres comme vous demandez pour vous-mêmes et demandez pour vous-mêmes comme vous demandez pour les autres.
Ne faites en cela aucune distinction dans vos prières, car vous ne valez ni moins ni davantage que ceux pour lesquels vous demandez, car, votre prix est grand comme est grand le prix des autres.
Souvenez-vous des pharisiens et des scribes, qui, constatant les effets de la grâce du Seigneur pensent qu'il s'agit là de magie et qui s'en vont par les chemins raconter qu'ils ont vu un magicien. Soyez avares de vos paroles sur les grâces que vous recevez et soyez avares encore davantage de vos paroles sur les grâces qu'il vous est donné de rendre au nom de Jésus.

22
22 juillet Après cela, Jésus sortit, et il vit un publicain, nommé Lévi, assis au lieu des péages. Il lui dit : Suis-moi.
Et, laissant tout, il se leva, et le suivit.
Lévi lui donna un grand festin dans sa maison, et beaucoup de publicains et d'autres personnes étaient à table avec eux.
Les pharisiens et les scribes murmurèrent, et dirent à ses disciples : « Pourquoi mangez-vous et buvez-vous avec les publicains et les gens de mauvaise vie ? »
Jésus, prenant la parole, leur dit : « Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades.
Je ne suis pas venu appeler à la repentance des justes, mais des pécheurs. »
Ils lui dirent : « Les disciples de Jean, comme ceux des pharisiens, jeûnent fréquemment et font des prières, tandis que les tiens mangent et boivent. »
Il leur répondit : « Pouvez-vous faire jeûner les amis de l'époux pendant que l'époux est avec eux ?
Les jours viendront où l'époux leur sera enlevé, alors ils jeûneront en ces jours-là. »
Il leur dit aussi une parabole : « Personne ne déchire d'un habit neuf un morceau pour le mettre à un vieil habit ; car, il déchire l'habit neuf, et le morceau qu'il en a pris n'est pas assorti au vieux.
Et personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement, le vin nouveau fait rompre les outres, il se répand, et les outres sont perdues ;
mais il faut mettre le vin nouveau dans des outres neuves.
Et personne, après avoir bu du vin vieux, ne veut du nouveau, car il dit : Le vieux est bon. »

Jésus dit encore : « Ne vous arrêtez pas aux apparences et à ce que vous croyez juste et bon, car, ce que vous pensez juste et bon pour vous même est juste et bon pour vous mêmes, mais qui vous dit que c'est juste et bon pour les autres.
Ne jugez point si vous ne voulez pas être jugés à votre tour ;
et la manière dont vous jugerez sera celle par laquelle vous serez jugés.
Ne regardez pas ceux-ci ou encore ceux-là avec mépris et condescendance parce qu'en toute chose ils adoptent d'autres façons de faire que les vôtres et dites vous qu'ils vous regardent aussi de la même manière car vous-mêmes en toute chose adoptez d'autres façons de faire que les vôtres. »
Mais les scribes et les pharisiens ne pouvaient se contenter des paroles de Jésus, car, ils voulaient savoir s'il abolissait ou non les anciens commandements et ils l'interrogèrent là-dessus.
Jésus leur répondit : « N'avez-vous pas compris la parabole du vin nouveau qui fait rompre les vieilles outres ? Si vous voulez entendre la bonne nouvelles, il vous faut renoncer à vouloir qu'elle concorde en tout point aux commandements anciens, car les commandements anciens sont bons et ils seront perdus comme la bonne nouvelle sera perdue.
Mais il faut au contraire garder les anciens commandements dans leur outre ancienne, qui est celle de vos rites et de votre coutume, mais moi, je vous le dis, si vous me suivez, je vous libérerai de vos rites et de vos coutumes. »
Dès lors, les scribes et les pharisiens cherchaient à le faire disparaître, car, si les rites et les coutumes étaient abolis, ils ne savaient pas ce qu'ils deviendraient.


23
Luc 6 23 juillet Il arriva, un jour de sabbat appelé second-premier, que Jésus traversait des champs de blé. Ses disciples arrachaient des épis et les mangeaient, après les avoir froissés dans leurs mains.
Quelques pharisiens leur dirent : « Pourquoi faites-vous ce qu'il n'est pas permis de faire pendant le sabbat ? »
Jésus leur répondit : « N'avez-vous pas lu ce que fit David, lorsqu'il eut faim, lui et ceux qui étaient avec lui ;
comment il entra dans la maison de Dieu, prit les pains de proposition, en mangea, et en donna à ceux qui étaient avec lui, bien qu'il ne soit permis qu'aux sacrificateurs de les manger ? »
Et il leur dit : « Le Fils de l'homme est maître même du sabbat. »
Il arriva, un autre jour de sabbat, que Jésus entra dans la synagogue, et qu'il enseignait. Il s'y trouvait un homme dont la main droite était sèche.
Les scribes et les pharisiens observaient Jésus, pour voir s'il ferait une guérison le jour du sabbat : c'était afin d'avoir sujet de l'accuser.
mais il connaissait leurs pensées, et il dit à l'homme qui avait la main sèche : « Lève-toi, et tiens-toi là au milieu. Il se leva, et se tint debout. »
Et Jésus leur dit : « Je vous demande s'il est permis, le jour du sabbat, de faire du bien ou de faire du mal, de sauver une personne ou de la tuer. »
Alors, promenant ses regards sur eux tous, il dit à l'homme : « Étends ta main. » Il le fit, et sa main fut guérie.
Ils furent remplis de fureur, et ils se consultèrent pour savoir ce qu'ils feraient à Jésus.

Et vous aussi prenez garde, car il est aisé de se prétendre aimé de Dieu et juste parce qu'en toute chose on obéit aux règles des anciens, des scribes et des pharisiens.
Vous qui accomplissez tous les rites et récitez scrupuleusement vos prières plusieurs fois par jour ;
vous qui détournez le regard pour ne pas apercevoir un peu de chair nue, qui est aussi la création divine ;
vous qui ensevelissez votre concupiscence sous le manteau et sous le voile de votre hypocrisie ;
vous qui vous rendez au Temple comme on se rend au four pour acheter du pain ;
vous qui pensez gagner votre paradis en faisant l'aumône, mais qui craignez le regard des pauvres et des malades ;
vous qui croyez que la foi peut vous apporter la tranquillité de l'âme ;
vous saurez que rien de tout cela ne suffit pour plaire à Dieu.
Car, ce ne sont pas les rites et les prières qui purifient le cœur, mais l'intention instigatrice des rites et des prières ;
Car, ce n'est pas la chair nue qui est coupable, mais votre regard adultère ;
Car, ce n'est pas votre corps qu'il faut dissimuler, mais votre hypocrisie qu'il faut éradiquer ;
Car, le Temple est la maison du Seigneur et non celle de vos supplications mesquines ;
Car, les pauvres et les malades valent mieux que vous ;
Car, la foi, si vous l'avez, vous brûlera plus qu'elle ne vous apportera la paix ;
Car, vous êtes les enfants de Dieu et Dieu aime votre amour plus que les rites et les sacrifices.


24
24 juillet En ce temps-là, Jésus se rendit sur la montagne pour prier, et il passa toute la nuit à prier Dieu.
Quand le jour parut, il appela ses disciples, et il en choisit douze, auxquels il donna le nom d'apôtres :
Simon, qu'il nomma Pierre ; André, son frère ; Jacques ; Jean ; Philippe ; Barthélemy ;
Matthieu ; Thomas ; Jacques, fils d'Alphée ; Simon, appelé le zélote ;
Jude, fils de Jacques ; et Judas Iscariot, qui devint traître.
Il descendit avec eux, et s'arrêta sur un plateau, où se trouvaient une foule de ses disciples et une multitude de peuple de toute la Judée, de Jérusalem, et de la contrée maritime de Tyr et de Sidon. Ils étaient venus pour l'entendre, et pour être guéris de leurs maladies.
Ceux qui étaient tourmentés par des esprits impurs étaient guéris.
Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu'une force sortait de lui et les guérissait tous.

Dès lors, les douze apôtres se préparaient à leur mission, attentifs à tous les actes de Jésus pour pouvoir mieux en rendre compte.
Beaucoup d'entre eux ont ensuite raconté ce qui s'est passé en ce temps là, comme je le fais ici et parmi ceux-là, il y avait une femme qui s'appelait Marie, qui aimait Jésus et que Jésus aimait.
Beaucoup parmi les disciples se demandaient pourquoi ils n'avaient pas été choisis et certains en conçurent de la jalousie et de la tristesse.
Jésus, lisant dans leur cœur, leur dit ceci : « Pourquoi vous attristez-vous de ne pas avoir été choisis comme apôtres ? Quand vous passez à côté du forgeron et que vous le voyez travailler dans la chaleur du feu, vous attristez-vous de ne pas être forgeron ? Et quand vous passez à côté du four brûlant de celui qui fait le pain, vous précipitez-vous pour le rejoindre et rougir vous aussi votre peau à la chaleur implacable ?
En vérité, je vous le dis, ceux que j'ai choisis sont appelés à souffrir plus que vous ne souffrirez jamais à cause de moi. »
Et les disciples écoutaient se demandant de quelles souffrances il voulait parler.


25
25 juillet Alors Jésus, levant les yeux sur ses disciples, dit :
Heureux vous qui êtes pauvres, car le royaume de Dieu est à vous !
Heureux vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés !
Heureux vous qui pleurez maintenant, car vous serez dans la joie !
Heureux serez-vous, lorsque les hommes vous haïront, lorsqu'on vous chassera, vous outragera, et qu'on rejettera votre nom comme infâme, à cause du Fils de l'homme !
Réjouissez-vous en ce jour-là et tressaillez d'allégresse, parce que votre récompense sera grande dans le ciel ; car c'est ainsi que leurs pères traitaient les prophètes.
mais, malheur à vous, riches, car vous avez votre consolation !
Malheur à vous qui êtes rassasiés, car vous aurez faim !
Malheur à vous qui riez maintenant, car vous serez dans le deuil et dans les larmes !
Malheur, lorsque tous les hommes diront du bien de vous, car c'est ainsi qu'agissaient leurs pères à l'égard des faux prophètes !
mais je vous dis, à vous qui m'écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent,
bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous maltraitent.
Si quelqu'un te frappe sur une joue, présente-lui aussi l'autre. Si quelqu'un prend ton manteau, ne l'empêche pas de prendre encore ta tunique.
Donne à quiconque te demande, et ne réclame pas ton bien à celui qui s'en empare.
Ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux.
Si vous aimez ceux qui vous aiment, quel gré vous en saura-t-on ? Les pécheurs aussi aiment ceux qui les aiment.
Si vous faites du bien à ceux qui vous font du bien, quel gré vous en saura-t-on ? Les pécheurs aussi agissent de même.
Et si vous prêtez à ceux de qui vous espérez recevoir, quel gré vous en saura-t-on ? Les pécheurs aussi prêtent aux pécheurs, afin de recevoir la pareille.
mais aimez vos ennemis, faites du bien, et prêtez sans rien espérer. Et votre récompense sera grande, et vous serez fils du Très-Haut, car il est bon pour les ingrats et pour les méchants.

Une fois Jésus parti pour reprendre sa prière, la foule des disciples murmurait et interrogeait les apôtres :
« Comment pouvons-nous faire pour aimer nos ennemis, car nos ennemis ne consentiront pas à ce que nous les aimions et ils nous frapperont, nous humilieront et nous tuerons même avant que nous ayons pu les aimer ? »
D'autres encore disaient : « Quand je cogne mon pied par inadvertance sur une pierre du chemin, mon pied frappe la pierre pour l'envoyer dans le fossé. Nous nous disons que nous frappons la pierre pour qu'elle ne demeure pas au milieu du chemin et pour éviter ainsi que quelqu'un d'autre cogne son pied sur cette même pierre. Mais nous savons aussi que nous prononçons en même temps une vengeance contre la pierre et que le geste de l'envoyer dans le fossé est une forme de soulagement de la douleur que nous ressentons. Alors, si nous ne pouvons contenir notre colère contre les pierres du chemin, comment pourrons-nous contenir notre colère contre ceux qui nous frappent et qui veulent frapper ou tuer ceux qui nous sont chers, notre famille et notre peuple ? »
D'autres enfin disaient : « Pourquoi dans sa toute puissance le Seigneur nous demande d'attendre la vie éternelle pour nous rassasier, nous qui avons faim, pour nous réjouir, nous qui sommes dans la peine, pour rétablir notre dignité, nous qui sommes humiliés et avilis ? Pourquoi sommes-nous venus sur dans ce monde si ce monde est un monde de souffrances et de larmes ? »
Les disciples écoutaient sans savoir quoi leur répondre si ce n'est répéter ce que Jésus leur avait dit.
Cependant, comprenant le trouble de la foule des disciples et comprenant aussi le trouble des douze apôtres, Jésus revint pour leur parler et leur dit :
« Vous vous interrogez, car, ce que je vous demande vous paraît difficile à accomplir. Mais qui vous a dit que j'étais venu pour aplanir le chemin et en retirer toutes les pierres ?
Mais, le chemin est difficile et les pierres sont nombreuses et cent fois vous chuterez et cent fois encore vous devrez vous relever.
Quand vous frappez en pensant que c'est justice, vous cédez à votre colère et rien de bon ni de juste ne peut venir de la colère.
Craignez Dieu et non la colère de Dieu, car Dieu n'a pas de colère pour sa création et la colère vient du mal.»


26
26 juillet Soyez donc miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux.
Ne jugez point, et vous ne serez point jugés ; ne condamnez point, et vous ne serez point condamnés ; absolvez, et vous serez absous.
Donnez, et il vous sera donné : on versera dans votre sein une bonne mesure, serrée, secouée et qui déborde ; car on vous mesurera avec la mesure dont vous vous serez servis.
Il leur dit aussi cette parabole : un aveugle peut-il conduire un aveugle ? Ne tomberont-ils pas tous deux dans une fosse ?
Le disciple n'est pas plus que le maître ; mais tout disciple accompli sera comme son maître.
Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l'œil de ton frère, et n'aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil ?
Ou comment peux-tu dire à ton frère : Frère, laisse-moi ôter la paille qui est dans ton œil, toi qui ne vois pas la poutre qui est dans le tien ? Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton œil, et alors tu verras comment ôter la paille qui est dans l'œil de ton frère.
Ce n'est pas un bon arbre qui porte du mauvais fruit, ni un mauvais arbre qui porte du bon fruit.
Car chaque arbre se connaît à son fruit. On ne cueille pas des figues sur des épines, et l'on ne vendange pas des raisins sur des ronces.
L'homme bon tire de bonnes choses du bon trésor de son cœur, et le méchant tire de mauvaises choses de son mauvais trésor ; car c'est de l'abondance du cœur que la bouche parle.
Pourquoi m'appelez-vous Seigneur, Seigneur ! et ne faites-vous pas ce que je dis ?
Je vous montrerai à qui est semblable tout homme qui vient à moi, entend mes paroles, et les met en pratique.
Il est semblable à un homme qui, bâtissant une maison, a creusé, creusé profondément, et a posé le fondement sur le roc. Une inondation est venue, et le torrent s'est jeté contre cette maison, sans pouvoir l'ébranler, parce qu'elle était bien bâtie.
mais celui qui entend, et ne met pas en pratique, est semblable à un homme qui a bâti une maison sur la terre, sans fondement. Le torrent s'est jeté contre elle : aussitôt elle est tombée, et la ruine de cette maison a été grande.

Et vous réclamez la justice, mais ce que vous appelez la justice n'est pas la justice, car, il s'agit de la justice des hommes et non de la justice de Dieu.
Mais, je vous le dis, ne choisissez pas pour le Salut de qui vous priez et priez pour le Salut de tous les hommes.
Et priez pour les victimes, mais priez aussi pour les bourreaux, car, les bourreaux ont besoin de vos prières encore plus que les victimes.
Priez pour les malades, mais priez aussi pour leurs médecins, car les médecins ont aussi besoin de la guérison.
Et quand on vous a fait du tort, priez pour ceux qui vous ont fait du tort.
Et parlez en bien de ceux qui parlent de vous en mal, car, jamais vous ne devez ajouter du mal au mal.
Et si vous croisez un condamné que l'on conduit au supplice, ne détournez pas le regard et offrez lui votre compassion, au risque que l'on vous conduise aussi au supplice.
Et vous pensez que ces commandements sont simples, quand ce sont les commandements les plus difficiles à accomplir.
Car, vous donnez aux pauvres, mais comment ne seriez-vous pas attendris par leur regard et leurs haillons. Mais, vous qui êtes pauvres, donnez aussi aux riches, car il est plus difficile de donner à un riche ce qu'il n'a pas que de donner à un pauvre ce qui lui manque. Car, vous direz au riche qu'il doit se dépouiller de sa richesse pour gagner le Salut et il ne vous entendra pas.
Voyez ce jeune homme bien portant qui court avec allégresse. Vous pensez qu'il n'a pas besoin de votre prière. Bien au contraire, rendez grâce de sa jeunesse et de sa joie et remercier le Seigneur de la perfection de la création.
Voyez cette jeune femme qui part à la rencontre de l'époux. Priez pour elle, que son cœur soit sans crainte et qu'elle connaisse la joie.
Et regardez les enfants avec bonté. Ne permettez pas que l'on touche un cheveu de leur tête et ne cessez jamais de prier pour eux, car ce sont tous les enfants de Dieu.
Je vous le dis, il n'y a pas de crime plus scélérat que ceux commis contre les enfants.


27
Luc 7 27 juillet Après avoir achevé tous ces discours devant le peuple qui l'écoutait, Jésus entra dans Capernaüm.
Un centenier avait un serviteur auquel il était très attaché, et qui se trouvait malade, sur le point de mourir.
Ayant entendu parler de Jésus, il lui envoya quelques anciens des Juifs, pour le prier de venir guérir son serviteur.
Ils arrivèrent auprès de Jésus, et lui adressèrent d'instantes supplications, disant : « il mérite que tu lui accordes cela ;
car il aime notre nation, et c'est lui qui a bâti notre synagogue. »
Jésus, étant allé avec eux, n'était guère éloigné de la maison, quand le centenier envoya des amis pour lui dire : « Seigneur, ne prends pas tant de peine ; car je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit.
C'est aussi pour cela que je ne me suis pas cru digne d'aller en personne vers toi. Mais dis un mot, et mon serviteur sera guéri.
Car, moi qui suis soumis à des supérieurs, j'ai des soldats sous mes ordres ; et je dis à l'un : va ! et il va ; à l'autre : viens ! et il vient ; et à mon serviteur : fais cela ! et il le fait. »
Lorsque Jésus entendit ces paroles, il admira le centenier, et, se tournant vers la foule qui le suivait, il dit : « Je vous le dis, même en Israël je n'ai pas trouvé une aussi grande foi. »
De retour à la maison, les gens envoyés par le centenier trouvèrent guéri le serviteur qui avait été malade.

Jésus dit alors à ses disciples : « Vous voyez celui-là et encore celui-là et vous vous dites que c'est un pécheur, qu'il est incroyant, qu'il ne respecte pas les rites ni les sacrifices, qu'il ne va pas au Temple ni à la synagogue et vous le jugez perdu pour le Royaume des cieux.
En vérité, je vous le dis, la foi peut sauver le plus pécheur d'entre-vous, jusqu'à celui que vous croyez perdu, enfoui sous le poids de ses péchés. »
Un homme très pieux, qui respectait tous les commandements et qui faisaient régulièrement l'aumône dit à Jésus : « À quoi sert-il alors de suivre les commandements et d'aller prier au Temple pour les fêtes et tous les jours à la synagogue si aux yeux du Seigneur, n'importe quel pécheur vaut autant que moi. »
Jésus lui répondit : « Penses-tu que le Seigneur est un comptable qui écrit sur ses tablettes le nombre de tes prières ? Et penses-tu que pour celui-là, le même comptable écrit sur ses tablettes le nombre de ses péchés et qu'à la fin des temps, comme un propriétaire, Il fera les comptes et en donnera le résultat.
La foi est ce qui ne se compte pas, ne se divise pas, ne se marchande pas.
Arrêtez de vous représenter votre Seigneur comme s'il était un patriarche. Il vous a envoyé des patriarches et il vous a envoyé des prophètes, mais il n'est pas de la même nature que les patriarches et que les prophètes. »
Mais l'homme dit encore : « Si ce centenier vaut autant que moi, pourquoi es-ce qu'il y a un peuple élu ? »
Jésus lui répondit : « il n'y a pas de peuple élu. Seule la foi sauve. »


28
28 juillet Le jour suivant, Jésus alla dans une ville appelée Naïn ; ses disciples et une grande foule faisaient route avec lui.
Lorsqu'il fut près de la porte de la ville, voici, on portait en terre un mort, fils unique de sa mère, qui était veuve ; et il y avait avec elle beaucoup de gens de la ville.
Le Seigneur, l'ayant vue, fut ému de compassion pour elle, et lui dit : « Ne pleure pas ! »
Il s'approcha, et toucha le cercueil. Ceux qui le portaient s'arrêtèrent. Il dit : « Jeune homme, je te le dis, lève-toi ! »
Et le mort s'assit, et se mit à parler. Jésus le rendit à sa mère.
Tous furent saisis de crainte, et ils glorifiaient Dieu, disant : un grand prophète a paru parmi nous, et Dieu a visité son peuple.

Le soir, les apôtres réunis autour de Jésus lui dirent : « Tu guéris les malades, mais tu ressuscites les morts. Nous avons guéri des malades par ton nom, mais, pourrons-nous aussi ressusciter les morts ? »
Jésus leur dit : « Qui guérit les malades et qui ressuscite les morts ? Pensez-vous que vous avez guéri un seule malade ? Et pensez-vous que vous pourrez ressusciter un seul mort ? 
Le fils de la veuve a ressuscité parce que sa mère pleurait et beaucoup de gens autour d'elle, mais aussi parce que j'ai touché le cercueil et la foi et l'amour ont ressuscité le jeune homme. »
Les apôtres demandèrent alors si le Seigneur avait ressuscité le jeune homme et Jésus répondit : « La foi procède du Seigneur et du Seigneur seul. »


29
29 juillet Cette parole sur Jésus se répandit dans toute la Judée et dans tout le pays d'alentour.
Jean fut informé de toutes ces choses par ses disciples.
Il en appela deux, et les envoya vers Jésus, pour lui dire : « Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? »
Arrivés auprès de Jésus, ils dirent : « Jean Baptiste nous a envoyés vers toi, pour dire : Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? »
À l'heure même, Jésus guérit plusieurs personnes de maladies, d'infirmités, et d'esprits malins, et il rendit la vue à plusieurs aveugles.
Et il leur répondit : « Allez rapporter à Jean ce que vous avez vu et entendu : les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres.
Heureux celui pour qui je ne serai pas une occasion de chute ! »
Lorsque les envoyés de Jean furent partis, Jésus se mit à dire à la foule, au sujet de Jean : « Qu'êtes-vous allés voir au désert ? un roseau agité par le vent ?
mais, qu'êtes-vous allés voir ? un homme vêtu d'habits précieux ? Voici, ceux qui portent des habits magnifiques, et qui vivent dans les délices, sont dans les maisons des rois.
Qu'êtes-vous donc allés voir ? un prophète ? Oui, vous dis-je, et plus qu'un prophète.
C'est celui dont il est écrit :
Voici, j'envoie mon messager devant ta face,
pour préparer ton chemin devant toi.
Je vous le dis, parmi ceux qui sont nés de femmes, il n'y en a point de plus grand que Jean. Cependant, le plus petit dans le royaume de Dieu est plus grand que lui.
Et tout le peuple qui l'a entendu et même les publicains ont justifié Dieu, en se faisant baptiser du baptême de Jean ;
mais les pharisiens et les docteurs de la loi, en ne se faisant pas baptiser par lui, ont rendu nul à leur égard le dessein de Dieu.
À qui donc comparerai-je les hommes de cette génération, et à qui ressemblent-ils ?
Ils ressemblent aux enfants assis dans la place publique, et qui, se parlant les uns aux autres, disent : Nous vous avons joué de la flûte, et vous n'avez pas dansé ; nous vous avons chanté des complaintes, et vous n'avez pas pleuré.
Car Jean Baptiste est venu, ne mangeant pas de pain et ne buvant pas de vin, et vous dites : Il a un démon.
Le Fils de l'homme est venu, mangeant et buvant, et vous dites : C'est un mangeur et un buveur, un ami des publicains et des gens de mauvaise vie.
mais la sagesse a été justifiée par tous ses enfants. »

Jésus leur dit encore : « Que vous faudra-t-il pour que vous croyiez ? Vous attendez des miracles et vous demandez des miracles et quand les miracles sont pour vous accomplis, vous les considérez comme des tours de magiciens.
Les malades sont guéris et vous acclamez les malades au lieu d'acclamer la guérison.
Les aveugles voient et vous acclamez les aveugles au lieu d'acclamer la vision.
Et il en va de même pour les paralytiques dont vous ne considérez pas le mouvement.
Croyez-vous que tout cela s'accomplisse par jeu ?
Que faites-vous de la foi ? Car, je vous le dis, c'est la foi qui rend la vue, c'est la foi qui guérit et c'est elle encore qui fait que les paralytiques peuvent marcher.
Combien de prophètes vous faudra-t-il pour que vous croyiez ?
Vous les martyrisez et vous les tuez et vous êtes comme les fétus de paille aspirés par tous les vents. Quand le vent vient du sud, vous allez vers le nord et quand il vient du nord, vous retournez vers le sud.
Votre incrédulité et votre manque de foi vous feront croire à de faux prophètes et vous vous repentirez trop tard.
Mais en mon nom, on vous enverra tuer des croyants. Mais en mon nom, on vous enverra punir et frapper. Mais en mon nom, on vous demandera de juger. Je vous le dis en vérité, mieux vaudrait que ceux qui vous enverront en mon nom accomplir de telles choses ne fussent jamais nés, car il agissent pour le démon et n'agissent pas pour Dieu. »
La foule écoutait stupéfaite et sans comprendre qu'il parlait des temps à venir pour les siècles des siècles. Certains entendaient et ne comprenaient pas.
Jésus reprit la parole et leur dit : « La foi et les actes de la foi ne sont pas comme les tâches quotidiennes que vous accomplissez. Et le témoignage de la foi et des actes de la foi n'est pas comme ce dont vous témoignez dans votre vie. Il ne s'agit pas de dire « peut-être ». Il ne s'agit pas de se lancer dans des paris insensés. Croire ne demande rien d'autre que de croire et la foi ne demande rien d'autre que la foi.
Vous pensez que cela vous est impossible. En vérité, certains d'entre vous oublieront la parole et la bonne nouvelle et ne croiront jamais. La foi leur restera étrangère quand bien même ils continueront leurs prières et leurs sacrifices.
Soyez fragiles et la foi vous atteindra.
Ayez faim de vie et la foi vous rassasiera.
Soyez pauvre et la foi vous enrichira.
Aimez votre prochain et vous serez aimés du Seigneur votre Dieu qui vous aime déjà dans les Cieux.
Laissez-vous aller dans la foi et la foi vous montrera le chemin. »


30
30 juillet Un pharisien pria Jésus de manger avec lui. Jésus entra dans la maison du pharisien, et se mit à table.
Et voici, une femme pécheresse qui se trouvait dans la ville, ayant su qu'il était à table dans la maison du pharisien, apporta un vase d'albâtre plein de parfum,
et se tint derrière, aux pieds de Jésus. Elle pleurait ; et bientôt elle lui mouilla les pieds de ses larmes, puis les essuya avec ses cheveux, les baisa, et les oignit de parfum.
Le pharisien qui l'avait invité, voyant cela, dit en lui-même : si cet homme était prophète, il connaîtrait qui et de quelle espèce est la femme qui le touche, il connaîtrait que c'est une pécheresse.
Jésus prit la parole, et lui dit : « Simon, j'ai quelque chose à te dire. » « Maître, parle. » répondit-il.
« Un créancier avait deux débiteurs : l'un devait cinq cents deniers, et l'autre cinquante.
Comme ils n'avaient pas de quoi payer, il leur remit à tous deux leur dette. Lequel l'aimera le plus ? »
Simon répondit : « Celui, je pense, auquel il a le plus remis. » Jésus lui dit : « Tu as bien jugé. »
Puis, se tournant vers la femme, il dit à Simon : « Vois-tu cette femme ? Je suis entré dans ta maison, et tu ne m'as point donné d'eau pour laver mes pieds ; mais elle, elle les a mouillés de ses larmes, et les a essuyés avec ses cheveux.
Tu ne m'as point donné de baiser ; mais elle, depuis que je suis entré, elle n'a point cessé de me baiser les pieds.
Tu n'as point versé d'huile sur ma tête ; mais elle, elle a versé du parfum sur mes pieds.
C'est pourquoi, je te le dis, ses nombreux péchés ont été pardonnés : car elle a beaucoup aimé. mais celui à qui on pardonne peu aime peu. »
Et il dit à la femme : « Tes péchés sont pardonnés. »
Ceux qui étaient à table avec lui se mirent à dire en eux-mêmes : qui est celui-ci, qui pardonne même les péchés ?
Mais Jésus dit à la femme : « Ta foi t'a sauvée, va en paix. »

Mais le pharisien dit alors à Jésus : « Mais alors, Maître, si j'ouvrais ma porte à un criminel condamné par tous et qui viendrait auprès de toi pour te rendre grâce, celui-là serait-il plus aimé que nous qui te donnons l'hospitalité et qui te servons avec amour ? »
Jésus répondit : « Imaginez une coupe emplie d'eau fraîche et imaginez encore un homme assoiffé qui boit à la coupe pour étancher sa soif. Il repose la coupe et la coupe est encore pleine d'eau fraîche et le niveau n'a pas baissé, car, elle est alimentée par une source vive qui ne se tarit point.
Quand on vous demande de l'eau au pas de votre porte, regardez-vous si celui qui demande est riche ou pauvre, malade ou bien portant ?
Et regardez-vous même encore s'il a soif ?
Ce qui est vrai pour l'eau et pour la soif est encore plus vrai pour l'amour du Seigneur.
Pourquoi celui dont la soif est vite étanchée devrait se prévaloir de ce manque de soif pour empêcher celui dont la soif est immense de se désaltérer ?
Et à qui l'eau vive est-elle le plus nécessaire ? À celui dont la soif est celle d'un petit oiseau ou à celui qui pourrait mourir s'il ne buvait pas ?
Cessez de juger qui mérite ou non de s'abreuver à l'amour su Seigneur, car, vous vous trompez et vous jugez petitement.
La volonté du Seigneur n'est en rien comparable à votre volonté.
L'amour du Seigneur pour sa création n'est en rien comparable à votre amour.
Qui êtes-vous pour vouloir juger au nom de Dieu et des prophètes ?
Pourquoi voulez-vous enfermer l'amour de Dieu dans le carcan de vos préjugés et de vos lois ?
En vérité, je vous le dis, parce qu'elle a cru et qu'elle m'a aimé, cette femme pécheresse a été sauvée.
Mais n'allez pas croire pour autant qu'il faut pécher pour être sauvé.
Heureux celui qui ne pèche pas et heureux celui qui se repent de ses péchés et ne pèche plus. Mais, la foi procède de Dieu et n'a rien à voir avec le péché. Car, le péché procèdes des hommes et peut se guérir par les actions des hommes et être pardonné par la grâce de Dieu.


31
Luc 8 31 juillet Ensuite, Jésus allait de ville en ville et de village en village, prêchant et annonçant la bonne nouvelle du royaume de Dieu.
Les douze étaient avec lui et quelques femmes qui avaient été guéries d'esprits malins et de maladies : Marie, dite de Magdala, de laquelle étaient sortis sept démons,
Jeanne, femme de Chuza, intendant d'Hérode, Susanne, et plusieurs autres, qui l'assistaient de leurs biens.
Une grande foule s'étant assemblée, et des gens étant venus de diverses villes auprès de lui, il dit cette parabole :
« Un semeur sortit pour semer sa semence. Comme il semait, une partie de la semence tomba le long du chemin : elle fut foulée aux pieds, et les oiseaux du ciel la mangèrent.
Une autre partie tomba sur le roc : quand elle fut levée, elle sécha, parce qu'elle n'avait point d'humidité.
Une autre partie tomba au milieu des épines : les épines crûrent avec elle, et l'étouffèrent.
Une autre partie tomba dans la bonne terre : quand elle fut levée, elle donna du fruit au centuple. » Après avoir ainsi parlé, Jésus dit à haute voix : « Que celui qui a des oreilles pour entendre entende ! »
Ses disciples lui demandèrent ce que signifiait cette parabole.
Il répondit : « Il vous a été donné de connaître les mystères du royaume de Dieu ; mais pour les autres, cela leur est dit en paraboles, afin qu'en voyant ils ne voient point, et qu'en entendant ils ne comprennent point.
Voici ce que signifie cette parabole : La semence, c'est la parole de Dieu.
Ceux qui sont le long du chemin, ce sont ceux qui entendent ; puis le diable vient, et enlève de leur cœur la parole, de peur qu'ils ne croient et soient sauvés.
Ceux qui sont sur le roc, ce sont ceux qui, lorsqu'ils entendent la parole, la reçoivent avec joie ; mais ils n'ont point de racine, ils croient pour un temps, et ils succombent au moment de la tentation.
Ce qui est tombé parmi les épines, ce sont ceux qui, ayant entendu la parole, s'en vont, et la laissent étouffer par les soucis, les richesses et les plaisirs de la vie, et ils ne portent point de fruit qui vienne à maturité.
Ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont ceux qui, ayant entendu la parole avec un cœur honnête et bon, la retiennent, et portent du fruit avec persévérance.
Personne, après avoir allumé une lampe, ne la couvre d'un vase, ou ne la met sous un lit ; mais il la met sur un chandelier, afin que ceux qui entrent voient la lumière.
Car il n'est rien de caché qui ne doive être découvert, rien de secret qui ne doive être connu et mis au jour.
Prenez donc garde à la manière dont vous écoutez ; car on donnera à celui qui a, mais à celui qui n'a pas on ôtera même ce qu'il croit avoir. »

Les disciples demandèrent à Jésus : « Comment saurons-nous si nous sommes le long du chemin, au milieu des épines ou dans la bonne terre ? »
Jésus répondit : « Regardez autour de vous et soyez attentifs. Alors, vous saurez si vous devez changer de lieu. Si vous vous agitez tout le jour et si vous accueillez la bonne nouvelle avec une joie éphémère et que celle-ci ne parvient pas à votre cœur mais seulement à votre intelligence, alors, c'est que la bonne parole est tombée le long du chemin.
Si vous accueillez la bonne parole et que vous vous en servez pour jugez les autres, que vous êtes satisfaits de vos rites et de vos prières et que vous cherchez le Salut pour vous-mêmes sans vous soucier des autres, alors, c'est que vous êtes au milieu d'un champ d'épines qui finira par vous étouffer.
Enfin, la parole attendrit votre cœur et le remplit d'amour pour la création entière, si elle vous nourrit à satiété si bien que vous la partagez avec tous ceux que vous croisez, alors, c'est que vous êtes dans la bonne terre et que la parole va croître en vous.
Mais ne vous désespérez pas, car vous pouvez changer de lieu et aller vers la bonne terre.
Ne perdez pas l'espoir car Dieu espère en vous.  »
Les disciples demandèrent encore à Jésus : « Pouvons-nous garder pour nous la bonne parole et la nourrir dans le secret de notre cœur, car les scribes et les sacrificateurs vont nous martyriser, nous battre et nous tuer.  »
Jésus répondit : « Certains seront appelés à parcourir le monde pour porter la bonne parole et la répandre sur tous les peuples. D'autres seront appelés à demeurer dans une chambre pour prier le Seigneur.
Mais, je vous le dis, ceux-ci et ceux-là seront également aimés dans le Royaume des Cieux.
S'agissant de la foi, ne cherchez pas le chemin, car le Seigneur le trouvera pour vous.
Et s'agissant de la prière, ne vous souciez pas de vous souvenir des textes, mais laissez les mots de Dieu venir à vos lèvres.
Soyez abandonnés à Dieu et ne résistez pas à son amour.
Faites selon ses commandements sans chercher davantage. »
Et les disciples écoutaient. Certains comprenaient. Certains encore faisaient semblant de comprendre. D'autres, habitués aux palabres, voulaient encore poser des questions à Jésus.
Mais Jésus, baissant la tête, s'assit dans la poussière et demeura silencieux.
Peu à peu la foule autour de lui fit de même et le silence emplit la cour où Jésus se tenait, s'étendant à la rue devant la maison et aux rues avoisinantes.
Alors, Jésus relavant la tête, leur dit : « Aimez le silence, car il est propice à l'écoute de la parole de Dieu. »


32
1er août
La mère et les frères de Jésus vinrent le trouver ; mais ils ne purent l'aborder, à cause de la foule.
On lui dit : « Ta mère et tes frères sont dehors, et ils désirent te voir. »
mais il répondit : « Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la mettent en pratique. »
Un jour, Jésus monta dans une barque avec ses disciples. Il leur dit : « Passons de l'autre côté du lac. » Et ils partirent.
Pendant qu'ils naviguaient, Jésus s'endormit. Un tourbillon fondit sur le lac, la barque se remplissait d'eau, et ils étaient en péril.
Ils s'approchèrent et le réveillèrent, en disant : « Maître, maître, nous périssons ! » S'étant réveillé, il menaça le vent et les flots, qui s'apaisèrent, et le calme revint.
Puis il leur dit : « Où est votre foi ? » Saisis de frayeur et d'étonnement, ils se dirent les uns aux autres : « Quel est donc celui-ci, qui commande même au vent et à l'eau, et à qui ils obéissent ? »

Et le lac était calme et le vent soufflait en brise légère.
Jésus, voyant le trouble des apôtres leur dit : « vous vous demandez pourquoi le fils ne préfère pas sa mère et ses frères à la foule ?
Vous vous trompez, car il est écrit que l'on doit chérir sa mère, son père et ses frères comme soi-même.
Mais quand il s'agit d'écouter la parole de Dieu et de la mettre en pratique, ma mère et mes frères sont comme chaque homme et chaque femme de la foule.
Il en va de même pour vous. Vous êtes mes apôtres et vous me suivez.
Mais vous ne valez pas davantage que chaque homme et chaque femme de la foule.
Que ceux qui veulent gouverner s'en souviennent, car, il ne s'agit pas de gouverner mais de servir.
Et vous vous demandez encore comment le vent et les flots obéissent à ma parole, mais moi je me demande comment vous allez obéir à ma parole. Car, si vous avez si peu de foi que vous vous étonnez de ce que les vents et les flots obéissent au Fils de l'homme, comment pourrez-vous enseigner ce que vous avez reçu en partage ? »


33
2 août Ils abordèrent dans le pays des Géraséniens, qui est vis-à-vis de la Galilée.
Lorsque Jésus fut descendu à terre, il vint au-devant de lui un homme de la ville, qui était possédé de plusieurs démons. Depuis longtemps il ne portait point de vêtement, et avait sa demeure non dans une maison, mais dans les sépulcres.
Ayant vu Jésus, il poussa un cri, se jeta à ses pieds, et dit d'une voix forte : « Qu'y a-t-il entre moi et toi, Jésus, Fils du Dieu Très-Haut ? Je t'en supplie, ne me tourmente pas. »
Car Jésus commandait à l'esprit impur de sortir de cet homme, dont il s'était emparé depuis longtemps ; on le gardait lié de chaînes et les fers aux pieds, mais il rompait les liens, et il était entraîné par le démon dans les déserts.
Jésus lui demanda : « Quel est ton nom ? »
« Légion », répondit-il. Car plusieurs démons étaient entrés en lui.
Et ils priaient instamment Jésus de ne pas leur ordonner d'aller dans l'abîme.
Il y avait là, dans la montagne, un grand troupeau de pourceaux qui paissaient. Et les démons supplièrent Jésus de leur permettre d'entrer dans ces pourceaux. Il le leur permit.
Les démons sortirent de cet homme, entrèrent dans les pourceaux, et le troupeau se précipita des pentes escarpées dans le lac, et se noya.
Ceux qui les faisaient paître, voyant ce qui était arrivé, s'enfuirent, et répandirent la nouvelle dans la ville et dans les campagnes.
Les gens allèrent voir ce qui était arrivé. Ils vinrent auprès de Jésus, et ils trouvèrent l'homme de qui étaient sortis les démons, assis à ses pieds, vêtu, et dans son bon sens ; et ils furent saisis de frayeur.
Ceux qui avaient vu ce qui s'était passé leur racontèrent comment le démoniaque avait été guéri.
Tous les habitants du pays des Géraséniens prièrent Jésus de s'éloigner d'eux, car ils étaient saisis d'une grande crainte. Jésus monta dans la barque, et s'en retourna.
L'homme de qui étaient sortis les démons lui demandait la permission de rester avec lui. mais Jésus le renvoya, en disant :
« Retourne dans ta maison, et raconte tout ce que Dieu t'a fait. » Il s'en alla, et publia par toute la ville tout ce que Jésus avait fait pour lui.

Le soir, les apôtres demandèrent à Jésus pourquoi les démons, en aussi grand nombre, avaient choisi cet homme qui, une fois les démons sortis, ne semblaient pas différent des autres hommes.
Jésus leur répondit : « Cet homme n'était en rien différent de vous. Si vous laissez une porte ouverte en vous pour les démons, un démon entrera sans doute et c'est pourquoi vous devez veiller à ne pas ouvrir de porte au démon et pour cela, prier sans relâche et vous tourner vers le Seigneur.
Mais, si un démon entre en vous, alors, si vous ne le chassez pas avec l'aide de Dieu, il maintiendra la porte ouverte et laissera d'autres démons entrer et leur nom sera Légion. »
Les apôtres demandèrent alors à Jésus si cette porte ouverte était le péché.
Jésus leur dit : « Le péché provient de vous-même et ne vient pas des démons. Entendez bien ceci, car on pense souvent que les démoniaques sont des pécheurs ou même qu'ils sont démoniaques parce que leurs parents ont pêché.
En vérité, je vous le dis, le péché et le démon sont de nature différente. Mais le péché peut vous affaiblir et faciliter l'ouverture de la porte. Mais c'est le démon qui ouvre la porte et ce n'est pas le péché.
Gardez-vous du péché pour ne pas vous affaiblir, car, quand vous serez faibles, le démon agira facilement en vous et les démons vous possèderont. »
Les apôtres demandèrent encore : « Pourquoi les démons se sont-ils précipités dans l'abime ? »
Jésus leur dit : « N'était-ce pas ce qu'ils craignaient le plus ? Ils ont donc fait ce qu'ils craignaient le plus. Mais, vous aussi méfiez-vous des démons qui sont en vous et qui vous conduisent à faire ce que vous craignez le plus. »
« Mais tu ne le leur as pas ordonné. Nous n'avons rien entendu de ta bouche. »
Jésus répondit : « Pensez-vous que l'Esprit a besoin de parler pour agir ? Et que savez-vous de ce que je leur ai ordonné ? »
Jésus se retira pour prier et les apôtres parlaient entre eux de ce qu'il leur avait dit. Ils se demandaient si la porte des démons était ouverte en eux et se regardaient les uns les autres avec interrogation.


34
3 août À son retour, Jésus fut reçu par la foule, car tous l'attendaient.
Et voici, il vint un homme, nommé Jaïrus, qui était chef de la synagogue. Il se jeta à ses pieds, et le supplia d'entrer dans sa maison,
parce qu'il avait une fille unique d'environ douze ans qui se mourait. Pendant que Jésus y allait, il était pressé par la foule.
Or, il y avait une femme atteinte d'une perte de sang depuis douze ans, et qui avait dépensé tout son bien pour les médecins, sans qu'aucun ait pu la guérir.
Elle s'approcha par derrière, et toucha le bord du vêtement de Jésus. Au même instant la perte de sang s'arrêta.
Et Jésus dit : « Qui m'a touché ? »
Comme tous s'en défendaient, Pierre et ceux qui étaient avec lui dirent : « Maître, la foule t'entoure et te presse, et tu dis : Qui m'a touché ? »
Mais Jésus répondit :« Quelqu'un m'a touché, car j'ai connu qu'une force était sortie de moi. »
La femme, se voyant découverte, vint toute tremblante se jeter à ses pieds, et déclara devant tout le peuple pourquoi elle l'avait touché, et comment elle avait été guérie à l'instant.
Jésus lui dit : « Ma fille, ta foi t'a sauvée ; va en paix. »
Comme il parlait encore, survint de chez le chef de la synagogue quelqu'un disant : « Ta fille est morte ; n'importune pas le maître. »
mais Jésus, ayant entendu cela, dit au chef de la synagogue : « Ne crains pas, crois seulement, et elle sera sauvée. »
Lorsqu'il fut arrivé à la maison, il ne permit à personne d'entrer avec lui, si ce n'est à Pierre, à Jean et à Jacques, et au père et à la mère de l'enfant.
Tous pleuraient et se lamentaient sur elle. Alors Jésus dit : « Ne pleurez pas ; elle n'est pas morte, mais elle dort. »
Et ils se moquaient de lui, sachant qu'elle était morte.
mais il la saisit par la main, et dit d'une voix forte : « Enfant, lève-toi. »
Et son esprit revint en elle, et à l'instant elle se leva ; et Jésus ordonna qu'on lui donnât à manger.
Les parents de la jeune fille furent dans l'étonnement, et il leur recommanda de ne dire à personne ce qui était arrivé.

Ce ne sont là que quelques faits parmi tous ceux qui montrent la puissance et la gloire de Jésus.
Et toujours, il demandait à ceux qu'il guérissait de n'en rien dire, mais personne n'obéissait et ceux qui étaient guéris et les parents des enfants eux aussi guéris le clamaient dans tout le pays.
Les apôtres demandèrent à Jésus pourquoi il ne voulait pas que l'on annonce qu'il guérissait les malades et qu'il ressuscitait les morts.
Jésus répondit : « Le semeur se réjouit-il de la moisson avant que le blé soit levé ? Il se réjouit de la moisson quand elle est dans ses greniers et qu'elle a échappé à l'orage et aux sauterelles ou à une trop grande sécheresse.
Suis-je venu parmi vous pour guérir les malades et ressusciter les morts ?
Ou bien suis-je venu pour vous annoncer la bonne nouvelle d'une nouvelle alliance avec le Seigneur ?
Mais, je vous l'ai déjà dit. Qui guérit ? Est-ce moi seul qui guéris et qui ressuscite les morts ou est-ce la foi de ceux qui veulent guérir et dont l'enfant est mort ?
Sans la foi, qui procède de Dieu seul, la femme n'aurait pas guéri et l'enfant du chef de la synagogue n'aurait pas ressuscité.
Et pourtant cela vient de moi, car, n'ai-je point senti une force qui sortait de moi quand la femme malade a touché mon manteau ?
Ne vous attardez pas sur ce que vous appelez des miracles, car, je vous le dis, il n'y a rien ici de miraculeux. Certains viendront trouver dans ces guérisons une preuve. Si c'est preuve peut les aider à croire, il n'y a là aucun obstacle aux œuvres du Seigneur. Mais certains prendront prétexte de ces faits pour ne pas croire, mais ces faits n'en seront pourtant pas moins vrais.
Celui qui ne croit pas que la foi est toute puissante car elle procède du Seigneur et du Seigneur seul n'a pas de foi.
Car, la foi n'est pas comme un de ces mets dans un banquet dont on prend, selon son appétit, un petit ou un gros morceau.
Et la foi n'est pas non plus comme un morceau de pain que l'on partage avec la maisonnée ou avec un mendiant.
C'est pourquoi vous serez appelés à prêcher la bonne nouvelle, mais ne pensez pas que vous convertirez les hommes et que vous leur donnerez la foi, car cela revient à Dieu et à Dieu seul. »


35
Luc 9 4 août Jésus, ayant assemblé les douze, leur donna force et pouvoir sur tous les démons, avec la puissance de guérir les maladies.
Il les envoya prêcher le royaume de Dieu, et guérir les malades.
Ne prenez rien pour le voyage, leur dit-il, ni bâton, ni sac, ni pain, ni argent, et n'ayez pas deux tuniques.
Dans quelque maison que vous entriez, restez-y ; et c'est de là que vous partirez.
Et, si les gens ne vous reçoivent pas, sortez de cette ville, et secouez la poussière de vos pieds, en témoignage contre eux.
Ils partirent, et ils allèrent de village en village, annonçant la bonne nouvelle et opérant partout des guérisons.
Hérode le tétrarque entendit parler de tout ce qui se passait, et il ne savait que penser. Car les uns disaient que Jean était ressuscité des morts ;
d'autres, qu'Élie était apparu ; et d'autres, qu'un des anciens prophètes était ressuscité.
mais Hérode disait : J'ai fait décapiter Jean ; qui donc est celui-ci, dont j'entends dire de telles choses ? Et il cherchait à le voir.

Car, souvenez-vous en, le pouvoir temporel jalouse toujours le pouvoir spirituel et le combat sans relâche.
Vous qui fondez des communautés spirituelles pour accueillir la bonne nouvelle, gardez-vous du pouvoir temporel qui viendra au cœur même de vos prières.
Rapportez-vous sans relâche aux paroles de Jésus et ne vous en éloignez en aucune façon, car, tout ce qui les contredit ou les minore est action du démon.
Ne vous croyez pas en sécurité au milieu des fidèles, car, parmi eux, il y a ceux qui prient avec leur bouche et non avec leur cœur.
C'est pourquoi quand vous priez, éloignez-vous promptement jusqu'au fond de votre chambre.
Priez en secret et gardez le secret jusqu'à oublier le secret.
Ainsi, vous serez toujours en prière, ce qui est ce que le Seigneur peut attendre de meilleur de sa création.
Et dans vos prières, prenez la création dans votre cœur et chérissez-la. Regardez le monde avec tendresse et douceur et vous aurez la vie sauve pour l'éternité.


36
5 août Les apôtres, étant de retour, racontèrent à Jésus tout ce qu'ils avaient fait. Il les prit avec lui, et se retira à l'écart, du côté d'une ville appelée Bethsaïda.
Les foules, l'ayant su, le suivirent. Jésus les accueillit, et il leur parlait du royaume de Dieu ; il guérit aussi ceux qui avaient besoin d'être guéris.
Comme le jour commençait à baisser, les douze s'approchèrent, et lui dirent : « Renvoie la foule, afin qu'elle aille dans les villages et dans les campagnes des environs, pour se loger et pour trouver des vivres ; car nous sommes ici dans un lieu désert. »
Jésus leur dit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » mais ils répondirent : « Nous n'avons que cinq pains et deux poissons, à moins que nous n'allions nous-mêmes acheter des vivres pour tout ce peuple. »
Or, il y avait environ cinq mille hommes. Jésus dit à ses disciples : « Faites-les asseoir par rangées de cinquante. »
Ils firent ainsi, ils les firent tous asseoir.
Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux vers le ciel, il les bénit. Puis, il les rompit, et les donna aux disciples, afin qu'ils les distribuassent à la foule.
Tous mangèrent et furent rassasiés, et l'on emporta douze paniers pleins des morceaux qui restaient.

Quand la foule fut partie, les disciples demandèrent à Jésus comment un tel miracle avait été rendu possible.
Jésus leur dit : « Vous m'interrogez et pourtant vous étiez avec moi et vous avez vu tout ce qui s'est passé. Et plus encore, c'est vous qui avez distribué les cinq pains et les deux poissons à la foule affamée. Comment me demandez-vous maintenant ce qui s'est passé ? »
Mais les apôtres ne comprenaient toujours pas comment ils avaient pu eux-mêmes nourrir autant de personnes avec aussi peu de victuailles.
Alors Jésus leur dit : « Vous ne comprenez pas parce que vous cherchez à comprendre. Ne cherchez pas à comprendre ce qui ne relève pas de la compréhension de l'homme, mais du dessein de Dieu et de la communion dans l'Esprit saint.
Ainsi, je vous le dis, pour les siècles des siècles, dans de très nombreuses villes et aussi dans les villages, les apôtres du Christ rassasieront les foules avec du pain, mais, ce sera le pain de la vie éternelle.
De ce pain, vous ne manquerez jamais et peu importe la quantité dont vous disposerez, car, même les miettes pourront vous rassasier. Car, c'est le pain de la vie. »
Les apôtres écoutaient, craignant pour eux-mêmes leur manque de foi.


37
6 août Un jour que Jésus priait à l'écart, ayant avec lui ses disciples, il leur posa cette question : « Qui dit-on que je suis ? »
Ils répondirent : « Jean Baptiste » ; les autres, « Élie » ; les autres, qu'un des anciens prophètes est ressuscité.
Et vous, leur demanda-t-il, qui dites-vous que je suis ? Pierre répondit : « Le Christ de Dieu. »
Jésus leur recommanda sévèrement de ne le dire à personne.
Il ajouta qu'il fallait que le Fils de l'homme souffrît beaucoup, qu'il fût rejeté par les anciens, par les principaux sacrificateurs et par les scribes, qu'il fût mis à mort, et qu'il ressuscitât le troisième jour.
Puis il dit à tous : « Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il se charge chaque jour de sa croix, et qu'il me suive.
Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la sauvera.
Et que servirait-il à un homme de gagner tout le monde, s'il se détruisait ou se perdait lui-même ?
Car quiconque aura honte de moi et de mes paroles, le Fils de l'homme aura honte de lui, quand il viendra dans sa gloire, et dans celle du Père et des saints anges.
Je vous le dis en vérité, quelques-uns de ceux qui sont ici ne mourront point qu'ils n'aient vu le royaume de Dieu. »

Et les disciples se demandaient qui parmi eux pourrait avoir honte de Jésus.
L'un des disciples prit la parole et dit : « Nous avons été élevés dans la religion de nos pères et des prophètes et certains d'entre nous connaissent les Écritures et les ont enseignées. Mais, nous suivons cet homme qui nous a appelé.
Celui qui abandonne la tradition sera toujours en proie au doute.
Il subira les sarcasmes de ses voisins, de sa famille la plus proche comme la plus éloignée.
Certains diront qu'il est devenu fou et qu'il a un démon.
D'autres, qu'il cherche la gloire pour lui-même.
D'autres encore voudront le faire périr au nom de la tradition.
D'autres encore riront de lui et le mettront au défi d'accomplir des miracles.
Aujourd'hui, par Jésus, nous guérissons des malades et nous le faisons en quantité sans mesurer nos forces ni notre courage, car Jésus est avec nous, qui nous donne la force d'accomplir tout cela.
Qu'il vienne à disparaître, aurons-nous encore la force de faire tout cela et d'agir en son nom ?
Pierre, tu as dit que Jésus est le Christ de Dieu.
Il est assurément le Christ de Dieu et il sera révélé tel pour les siècles des siècles.
Mais nous ne sommes que ses apôtres et notre faiblesse sera elle aussi révélée pour les siècles des siècles. »


38
7 août Environ huit jours après qu'il eut dit ces paroles, Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques, et il monta sur la montagne pour prier.
Pendant qu'il priait, l'aspect de son visage changea, et son vêtement devint d'une éclatante blancheur.
Et voici, deux hommes s'entretenaient avec lui : c'étaient Moïse et Élie,
qui, apparaissant dans la gloire, parlaient de son départ qu'il allait accomplir à Jérusalem.
Pierre et ses compagnons étaient appesantis par le sommeil ; mais, s'étant tenus éveillés, ils virent la gloire de Jésus et les deux hommes qui étaient avec lui.
Au moment où ces hommes se séparaient de Jésus, Pierre lui dit : « Maître, il est bon que nous soyons ici ; dressons trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. » Il ne savait ce qu'il disait.
Comme il parlait ainsi, une nuée vint les couvrir ; et les disciples furent saisis de frayeur en les voyant entrer dans la nuée.
Et de la nuée sortit une voix, qui dit : « Celui-ci est mon Fils élu : écoutez-le ! »
Quand la voix se fit entendre, Jésus se trouva seul. Les disciples gardèrent le silence, et ils ne racontèrent à personne, en ce temps-là, rien de ce qu'ils avaient vu.

Un soir, Pierre, Jean et Jacques, de nouveau seul avec Jésus, lui demandèrent s'ils ne s'étaient pas trompés en voyant auprès de lui Moïse et Élie.
Jésus leur dit alors : « Pourquoi me questionnez-vous et plutôt que de vous questionner en vous-même ?
N'étiez-vous pas prêts à dresser trois tentes, une pour chacun de nous ?
Et qu'auriez-vous fait ensuite de ces trois tentes ?
Et n'avez-vous pas entendu une voix venir de la nuée ?
Mais, comment saurez-vous si vous dormiez ou si vous ne dormiez pas ?
Comment saurez-vous si j'étais seul ou si Moïse et Élie étaient bien avec moi ?
Et si vous étiez sûrs, garderiez-vous le silence ou vous dépêcheriez-vous de par le monde pour annoncer la bonne nouvelle ?
Croyez et vous verrez. Mais ne demandez pas d'autre certitude que celle de votre foi et croissez sans cesse dans votre foi pour qu'elle soit votre seule certitude. »
Les trois apôtres écoutaient Jésus, se promettant d'annoncer la bonne nouvelle quand le jour serait venu et se promettant aussi de ne jamais faiblir dans la fortification de leur foi.


39
8 août
Le lendemain, lorsqu'ils furent descendus de la montagne, une grande foule vint au-devant de Jésus.
Et voici, du milieu de la foule un homme s'écria : Maître, je t'en prie, porte les regards sur mon fils, car c'est mon fils unique.
Un esprit le saisit, et aussitôt il pousse des cris ; et l'esprit l'agite avec violence, le fait écumer, et a de la peine à se retirer de lui, après l'avoir tout brisé.
J'ai prié tes disciples de le chasser, et ils n'ont pas pu.
« Race incrédule et perverse, répondit Jésus, jusqu'à quand serai-je avec vous, et vous supporterai-je ? » Amène ici ton fils.
Comme il approchait, le démon le jeta par terre, et l'agita avec violence. mais Jésus menaça l'esprit impur, guérit l'enfant, et le rendit à son père.
Et tous furent frappés de la grandeur de Dieu. Tandis que chacun était dans l'admiration de tout ce que faisait Jésus, il dit à ses disciples :
« Pour vous, écoutez bien ceci : Le Fils de l'homme doit être livré entre les mains des hommes. »
mais les disciples ne comprenaient pas cette parole ; elle était voilée pour eux, afin qu'ils n'en eussent pas le sens ; et ils craignaient de l'interroger à ce sujet.

Jésus leur dit aussi : « Car, ce qui est humain en vous est à la merci des hommes comme vous devez être aussi au service des hommes et c'est pourquoi vous aimerez votre prochain comme vous vous aimez vous-mêmes.
Et ce qui est divin en vous est de l'ordre de Dieu et doit servir le Seigneur et c'est aussi pourquoi vous aimerez et chérirez le Seigneur comme vous vous chérissez vous-mêmes.
Ne touchez pas un cheveu de votre prochain, car il est tout autant humain que vous et tout autant divin que vous et vous devez ainsi l'aimez deux fois en tant qu'humain et en tant qu'enfant de Dieu.
Chassez les démons en mon nom, au nom du Père et du Saint-Esprit.
Croyez, et ils vous obéiront.
Je ne serai pas toujours là pour vous aider et vous accompagner et pourtant, je serai avec vous en coeur et en esprit pour les siècles des siècles.
Et si votre foi est forte et si vous invoquez mon nom et celui de mon Père, aucun démon ne pourra vous résister.
Mais, ne tentez pas le Seigneur. Certains démons ne se chassent que par la prière.
Retirez-vous et priez et n'allez pas vérifier si votre prière a été exaucée.
Car, qui êtes-vous pour demander des comptes au Seigneur. Priez avec humilité et amour dans la foi. »


40
9 août Or, une pensée leur vint à l'esprit, savoir lequel d'entre eux était le plus grand.
Jésus, voyant la pensée de leur cœur, prit un petit enfant, le plaça près de lui,
et leur dit : « Quiconque reçoit en mon nom ce petit enfant me reçoit moi-même ; et quiconque me reçoit reçoit celui qui m'a envoyé. Car celui qui est le plus petit parmi vous tous, c'est celui-là qui est grand. »
Jean prit la parole, et dit : « Maître, nous avons vu un homme qui chasse des démons en ton nom ; et nous l'en avons empêché, parce qu'il ne nous suit pas. »
« Ne l'en empêchez pas, lui répondit Jésus ; car qui n'est pas contre vous est pour vous. »
Lorsque le temps où il devait être enlevé du monde approcha, Jésus prit la résolution de se rendre à Jérusalem.
Il envoya devant lui des messagers, qui se mirent en route et entrèrent dans un bourg des Samaritains, pour lui préparer un logement.
mais on ne le reçut pas, parce qu'il se dirigeait sur Jérusalem.
Les disciples Jacques et Jean, voyant cela, dirent : « Seigneur, veux-tu que nous commandions que le feu descende du ciel et les consume ? »
Jésus se tourna vers eux, et les réprimanda, disant : « Vous ne savez de quel esprit vous êtes animés.
Car le Fils de l'homme est venu, non pour perdre les âmes des hommes, mais pour les sauver. » Et ils allèrent dans un autre bourg.
Pendant qu'ils étaient en chemin, un homme lui dit : « Seigneur, je te suivrai partout où tu iras. »
Jésus lui répondit : « Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids : mais le Fils de l'homme n'a pas un lieu où il puisse reposer sa tête. »
Il dit à un autre : « Suis-moi. Et il répondit : « Seigneur, permets-moi d'aller d'abord ensevelir mon père. »
mais Jésus lui dit : « Laisse les morts ensevelir leurs morts ; et toi, va annoncer le royaume de Dieu. »
Un autre dit : « Je te suivrai, Seigneur, mais permets-moi d'aller d'abord prendre congé de ceux de ma maison ».
Jésus lui répondit : « Quiconque met la main à la charrue, et regarde en arrière, n'est pas propre au royaume de Dieu. »

Un jour encore, sur le chemin de Jérusalem, Jésus dit à ses disciples : « Regardez cet arbre. Depuis combien de temps son ombre protège-t-elle les voyageurs qui veulent se reposer de la chaleur du soleil ? Vos pères le connaissaient et les pères de vos pères aussi et cela vous suffit à croire que cet arbre est éternel. Pourtant, cet arbre n'est pas éternel.
Regardez la pierre qui borne le chemin. Les pères de vos pères ou encore ceux qui sont venus avant eux l'on placée pour marquer le chemin et guider les voyageurs. Et cela vous suffit à penser qu'elle est éternelle. Mais il n'en est rien, car, viendra le jour où elle sera déplacée et bousculée dans le fossé.
Regardez le soleil. Qui peut prétendre avoir vécu dans ce monde avant que le soleil ne paraisse ? Et il paraît chaque jour et cela vous suffit à penser qu'il est éternel. Pourtant il n'en est rien et viendra le moment où le soleil s'éteindra dans un incendie fulgurant.
Ainsi, vous considérez l'éphémère comme éternel.
Mais considérez cet oiseau de quelques jours. Ne lui reste pas que quelques jours à vivre encore, car la vie des petits oiseaux est courte au regard de celle de l'homme, de l'arbre, de la pierre et du soleil.
Pourtant, en vérité, je vous le dis, la vie de ce petit oiseau est éternelle.
Vous aussi, considérez en vous ce qui est éternel au lieu de vous soucier tout le jour et toute la nuit de ce qui est périssable et éphémère.
Vous délaissez la foi, qui procède de Dieu, ainsi que la prière, qui fortifie la foi, pour accomplir tout le jour des actes qui sont autant de sacrifices à l'éphémère. Vous délaissez le divin en vous et vous venez me voir. Glorifiez en vous le divin et vous pourrez me suivre. »
Les disciples écoutaient sans comprendre et ils interrogèrent Jésus.
« Pourquoi nos pères nous ont-ils donc donné toutes ces règles et pourquoi avons nous été éduqués dans ces traditions ? »
Jésus répondit : « Êtes-vous les pères de vos pères ou êtes-vous leurs fils ?
Qui vous a dit que les pères et les fils et les fils des fils recevaient en ce monde les mêmes mission ?
Vos pères vous ont éduqués avant que le Fils de l'homme vienne. Et vous éduquerez vos fils après sa venue.
Comment pouvez-vous attendre le Messie et vouloir que rien ne change ? »


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Luc 10 10 août Après cela, le Seigneur désigna encore soixante-dix autres disciples, et il les envoya deux à deux devant lui dans toutes les villes et dans tous les lieux où lui-même devait aller.
Il leur dit : « La moisson est grande, mais il y a peu d'ouvriers. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers dans sa moisson.
Partez ; voici, je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups.
Ne portez ni bourse, ni sac, ni souliers, et ne saluez personne en chemin.
Dans quelque maison que vous entriez, dites d'abord : Que la paix soit sur cette maison !
Et s'il se trouve là un enfant de paix, votre paix reposera sur lui ; sinon, elle reviendra à vous.
Demeurez dans cette maison-là, mangeant et buvant ce qu'on vous donnera ; car l'ouvrier mérite son salaire. N'allez pas de maison en maison.
Dans quelque ville que vous entriez, et où l'on vous recevra, mangez ce qui vous sera présenté,
guérissez les malades qui s'y trouveront, et dites-leur : Le royaume de Dieu s'est approché de vous.
mais dans quelque ville que vous entriez, et où l'on ne vous recevra pas, allez dans ses rues, et dites :
Nous secouons contre vous la poussière même de votre ville qui s'est attachée à nos pieds ; sachez cependant que le royaume de Dieu s'est approché.
Je vous dis qu'en ce jour Sodome sera traitée moins rigoureusement que cette ville-là.
Malheur à toi, Chorazin ! malheur à toi, Bethsaïda ! car, si les miracles qui ont été faits au milieu de vous avaient été faits dans Tyr et dans Sidon, il y a longtemps qu'elles se seraient repenties, en prenant le sac et la cendre.
C'est pourquoi, au jour du jugement, Tyr et Sidon seront traitées moins rigoureusement que vous.
Et toi, Capernaüm, qui as été élevée jusqu'au ciel, tu seras abaissée jusqu'au séjour des morts.
Celui qui vous écoute m'écoute, et celui qui vous rejette me rejette ; et celui qui me rejette rejette celui qui m'a envoyé. »

Un des douze demanda à Jésus si les soixante-dix avaient autant de pouvoir que les douze pour annoncer la bonne nouvelle et guérir les malades.
Jésus lui répondit : « Pour connaître cela, ne faudrait-il pas d'abord connaître le pouvoir de guérir les malades qu'ont les douze ?
Et qui dit que chacun d'entre-vous a le même pouvoir ?
Et qui dit qu'à toute heure du jour et de la nuit vous pouvez également guérir les malades ?
Ta question n'a pas de sens, car, ni vous n'avez de pouvoir, ni vous n'en avez pas, mais vous avez le pouvoir de prier Dieu et de fortifier votre foi.
Ainsi, priez le Seigneur et invoquez-le pour qu'il vous donne la grâce de guérir les malades.
Mais, en vérité, si ceux que vous voulez guérir ne croient pleinement que vous en avez le pouvoir, ils ne guériront pas et vous quitterez leurs villes et leurs villages sous les coups de pierres qui vous seront jetées.
Car, la guérison est une relation de guérison et sur cette relation le Seigneur donne grâce. »
Un autre des douze demanda pourquoi il avait choisi soixante-dix disciples et non davantage puisque la moisson était grande et que soixante-dix ne suffisaient pas à la tâche.
Jésus lui répondit : « réjouissez-vous que j'en ai trouvé soixante-dix et priez pour que vous-mêmes en trouviez tout autant. Car, vous serez bientôt appelés vous aussi à désigner des disciples, qui ne seront pas vos disciples mais les miens.
Je vous demande de trouver des disciples et de les envoyer par le monde pour prêcher la bonne parole et la nouvelle alliance avec le Seigneur.
Mais, en vérité, je vous le dis, si vous n'en trouvez qu'un seul, vous serez bénis. »
Enfin, un troisième prit la parole et lui demanda s'il fallait laisser les femmes les suivre et prêcher elles aussi la bonne parole et guérir les malades.
Jésus répondit : « N'avez-vous pas vu tout le jour des femmes me suivre et ne les avez-vous pas vues prendre soin de moi. Elles sont vos sœurs et vous êtes leurs frères et le Seigneur ne distingue pas ses grâces selon que vous soyez homme ou femme.
Celui qui se prévaut d'être un homme pour dominer une femme et la commander, celui-là n'entrera pas au Royaume de Dieu. »


42
11 août Les soixante-dix revinrent avec joie, disant : « Seigneur, les démons mêmes nous sont soumis en ton nom. »
Jésus leur dit : « Je voyais Satan tomber du ciel comme un éclair.
Voici, je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions, et sur toute la puissance de l'ennemi ; et rien ne pourra vous nuire.
Cependant, ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont soumis ; mais réjouissez-vous de ce que vos noms sont écrits dans les cieux. »
En ce moment même, Jésus tressaillit de joie par le Saint-Esprit, et il dit : « Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que tu les as révélées aux enfants. Oui, Père, je te loue de ce que tu l'as voulu ainsi.
Toutes choses m'ont été données par mon Père, et personne ne connaît qui est le Fils, si ce n'est le Père, ni qui est le Père, si ce n'est le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler. »
Et, se tournant vers les disciples, il leur dit en particulier : « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez !
Car je vous dis que beaucoup de prophètes et de rois ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l'ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l'ont pas entendu. »

Les disciples dirent à Jésus : « Tu nous as révélé qui est le Père, mais toi qui es-tu ? »
Jésus répondit : « Tous les jours vous me voyez et vous marchez avec moi. Vous guérissez les malades en mon nom et vous chassez les démons et ceux-ci vous obéissent alors.
Vous savez qui je suis, car, je ne suis que d'une seule nature comme vous mêmes vous êtes d'une seule nature.
Pourtant, quelque chose ne vous sera pas révélé et ne sera révélé à personne, ni dans ces temps, ni pour les siècles des siècles.
Car, personne ne connaît le Fils, si ce n'est le Père et qui est le Fils pour le Père vous sera à jamais celé. »
Les disciples dirent encore : « Les hommes qui vinrent avant nous n'ont pas connu la bonne nouvelle. Est-ce que ceux qui viendront après nous la connaîtront ? »
Jésus leur dit alors : « Pensez-vous que la Parole est un feu de paille dans l'univers et que je suis venu pour brûler et m'éteindre aussitôt ?
L'incendie de l'amour que je suis venu allumer pour vous n'est pas prêt de s'éteindre et de générations en générations la flamme ne cessera de brûler, car son combustible est la foi et la foi est inextinguible. Vous êtes les premiers, mais ne serez pas les derniers. »


43
12 août Un docteur de la loi se leva, et dit à Jésus, pour l'éprouver : « Maître, que dois-je faire pour hériter la vie éternelle ? »
Jésus lui dit : « Qu'est-il écrit dans la loi ? Qu'y lis-tu ? »
Il répondit : « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force, et de toute ta pensée ; et ton prochain comme toi-même. »
Tu as bien répondu, lui dit Jésus ; fais cela, et tu vivras.
mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus : « Et qui est mon prochain ? »
Jésus reprit la parole, et dit : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho. Il tomba au milieu des brigands, qui le dépouillèrent, le chargèrent de coups, et s'en allèrent, le laissant à demi mort.
Un sacrificateur, qui par hasard descendait par le même chemin, ayant vu cet homme, passa outre.
Un Lévite, qui arriva aussi dans ce lieu, l'ayant vu, passa outre.
mais un Samaritain, qui voyageait, étant venu là, fut ému de compassion lorsqu'il le vit.
Il s'approcha, et banda ses plaies, en y versant de l'huile et du vin ; puis il le mit sur sa propre monture, le conduisit à une hôtellerie, et prit soin de lui.
Le lendemain, il tira deux deniers, les donna à l'hôte, et dit : Aie soin de lui, et ce que tu dépenseras de plus, je te le rendrai à mon retour.
Lequel de ces trois te semble avoir été le prochain de celui qui était tombé au milieu des brigands ? »
« C'est celui qui a exercé la miséricorde envers lui », répondit le docteur de la loi. Et Jésus lui dit : « Va, et toi, fais de même. »
Comme Jésus était en chemin avec ses disciples, il entra dans un village, et une femme, nommée Marthe, le reçut dans sa maison.
Elle avait une sœur, nommée Marie, qui, s'étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole.
Marthe, occupée à divers soins domestiques, survint et dit : « Seigneur, cela ne te fait-il rien que ma sœur me laisse seule pour servir ? Dis-lui donc de m'aider. »
Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et tu t'agites pour beaucoup de choses.
Une seule chose est nécessaire. Marie a choisi la bonne part, qui ne lui sera point ôtée. »

Un des apôtres, nommé Philippe, interrogea Jésus sur l'enseignement qu'il avait donné au docteur de la loi et lui demanda : « Le samaritain a pris soin de l'homme blessé sur le chemin et s'est révélé en cela le prochain de celui-ci. Est-ce que mon prochain est d'abord celui qui me fait du bien et dois-je distinguer entre ceux qui me font du bien ceux qui m'en font davantage ? »
Jésus lui répondit : « Philippe, tu as raison et l'enseignement valait d'abord pour le docteur de la loi, car celui-ci a coutume de distinguer parmi les hommes ceux qui sont de sa religion et au sein de sa religion, ceux qui ont de l'importance. Ainsi, tous ceux qui préféreront leur peuple et leur nation à l'homme blessé sur le chemin, ceux-là, en vérité, s'éloigneront de Dieu et ne seront pas reçu au Royaume des cieux. Car, il n'y a pas d'autre nation que la création dans son universalité que le Seigneur a voulue. »
Et Jésus continua : « Mais, le docteur de la loi, tout à l'heure, n'avait pas les oreilles pour entendre le commandement en son entièreté. Si son cœur avait été davantage ouvert à la Parole, il aurait alors appris que le prochain de l'homme laissé pour mort dans le fossé était aussi le brigand qui l'avait frappé et que toute la clique des brigands était elle-même le prochain de l'homme tout autant que le samaritain.
Car, je vous l'ai déjà dit : quel mérite avez-vous à aimer et à rendre grâce à celui qui vous fait du bien ? Bien plus grand est le mérite de celui qui aime ses ennemis et les confond ainsi par son amour. »
Marthe, qui avait un temps cessé de s'affairer pour écouter la Parole, dit alors à Jésus : « Ma sœur t'écoute et ne m'aide pas. Quant à moi, je t'écoute aussi en travaillant et ce faisant, je prépare le repas pour toi et pour tes disciples. N'aurai-je point ma part aussi au festin ? »
Jésus lui dit alors : « Vous serez toutes deux, Marthe et Marie, ensemble pour les siècles des siècles, à jamais inséparables. Car, quel est l'enseignement que je vous ai donné ? Il n'est pas qu'il ne fallait pas préparer le repas pour écouter ma parole. Il n'est pas non plus qu'il ne fallait pas ignorer ma parole pour préparer le repas. Il est qu'il faut être à la fois et dans le même temps et toi Marthe, et toi Marie, en une seule personne si vous le pouvez, entièrement dans l'écoute de la parole et entièrement dans le monde. Certains auront besoin de s'isoler dans leur chambre pour entendre la parole de Dieu et ceux-là auront raison et d'autres auront raison aussi de parcourir le monde pour se mettre au service de leurs frères et les uns et les autres seront sanctifiés. »


44
Luc 11 13 août Jésus priait un jour en un certain lieu. Lorsqu'il eut achevé, un de ses disciples lui dit : Seigneur, enseigne-nous à prier, comme Jean l'a enseigné à ses disciples.
Il leur dit : « Quand vous priez, dites : Père ! Que ton nom soit sanctifié ; que ton règne vienne.
Donne-nous chaque jour notre pain quotidien ;
pardonne-nous nos péchés, car nous aussi nous pardonnons à quiconque nous offense ; et ne nous induis pas en tentation. »
Il leur dit encore : « Si l'un de vous a un ami, et qu'il aille le trouver au milieu de la nuit pour lui dire : Ami, prête-moi trois pains,
car un de mes amis est arrivé de voyage chez moi, et je n'ai rien à lui offrir,
et si, de l'intérieur de sa maison, cet ami lui répond : Ne m'importune pas, la porte est déjà fermée, mes enfants et moi sommes au lit, je ne puis me lever pour te donner des pains,
je vous le dis, même s'il ne se levait pas pour les lui donner parce que c'est son ami, il se lèverait à cause de son importunité et lui donnerait tout ce dont il a besoin.
Et moi, je vous dis : Demandez, et l'on vous donnera ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et l'on vous ouvrira.
Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l'on ouvre à celui qui frappe.
Quel est parmi vous le père qui donnera une pierre à son fils, s'il lui demande du pain ? Ou, s'il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent au lieu d'un poisson ?
Ou, s'il demande un œuf, lui donnera-t-il un scorpion ?
Si donc, méchants comme vous l'êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il le Saint-Esprit à ceux qui le lui demandent. »

Un autre des disciples demanda à Jésus si Dieu aimait donc les pécheurs et même ceux qui péchaient le plus et sans demander le pardon.
Jésus répondit : « Que savez-vous du péché ? Qui peut dire de son frère qu'il est pécheur et de sa sœur qu'elle est pécheresse ? De la même façon que vous ne savez rien de la grâce, vous ne savez rien du péché.
Cependant, vous êtes pécheurs. Ceci est certain.
Mais allez-vous passer votre vie à comparer entre vous vos péchés pour savoir qui aura péché le plus ou le moins ?
Pensez-vous vraiment que l'amour du Seigneur se conforme aux catégories que vous édictez entre vous ?
Cessez de mêler Dieu à vos jugements, car le jugement même est source de péché.
Si tu vois un homme qui te semble être dans le péché parce que sa conduite abîme son être et l'être de son prochain, alors, tente de le détourner du péché, mais ne le juge point.
Quant aux femmes, cessez de considérer qu'elles sont pécheresses, car, en vérité, les femmes pèchent moins gravement que les hommes et, donnant la vie, accèdent plus facilement à l'amour.
Ouvrez les temples et les synagogues aux femmes et laissez-les entrer librement et elles empliront les temples et les synagogues pour le Salut du monde.
Ainsi, je vous le dis, le Seigneur ne connaît point de péché qui soit sans pardon et son amour pour sa création est infini.
Et je vous les dis encore, l'amour de Dieu n'obéit pas au jugement des hommes.
Continuez à édicter des règles et faites que ces règles soient justes et équitables. Mais laissez Dieu en dehors de ces règles, car, il n'a rien à y faire et ne les inspire pas.
Quiconque invoquera Dieu pour juger son prochain commettra un péché plus grave encore que le péché commis par celui qu'il pense juger. »

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