Diégèse mardi 5 mai 2020



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Table des évangiles augmentés
L'évangile selon Saint Marc
7-1
35
augmenté par Gustav Diégèse
Les pharisiens et quelques scribes, venus de Jérusalem, s'assemblèrent auprès de Jésus.
Ils virent quelques-uns de ses disciples prendre leurs repas avec des mains impures, c'est-à-dire, non lavées.
Or, les pharisiens et tous les Juifs ne mangent pas sans s'être lavé soigneusement les mains, conformément à la tradition des anciens ;
et, quand ils reviennent de la place publique, ils ne mangent qu'après s'être purifiés. Ils ont encore beaucoup d'autres observances traditionnelles, comme le lavage des coupes, des cruches et des vases d'airain.
Et les pharisiens et les scribes lui demandèrent : « Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens, mais prennent-ils leurs repas avec des mains impures ? »
Jésus leur répondit : « Hypocrites, Ésaïe a bien prophétisé sur vous, ainsi qu'il est écrit :
Ce peuple m'honore des lèvres,
mais son cœur est éloigné de moi.
C'est en vain qu'ils m'honorent,
en donnant des préceptes qui sont des commandements d'hommes.
Vous abandonnez le commandement de Dieu, et vous observez la tradition des hommes.
Il leur dit encore : Vous anéantissez fort bien le commandement de Dieu, pour garder votre tradition.
Car Moïse a dit :
Honore ton père et ta mère ;
et :
Celui qui maudira son père ou sa mère sera puni de mort.
Mais vous, vous dites : « Si un homme dit à son père ou à sa mère : Ce dont j'aurais pu t'assister est corban, c'est-à-dire, une offrande à Dieu,
vous ne le laissez plus rien faire pour son père ou pour sa mère,
annulant ainsi la parole de Dieu par votre tradition, que vous avez établie. Et vous faites beaucoup d'autres choses semblables. »
Ensuite, ayant de nouveau appelé la foule à lui, il lui dit : « Écoutez-moi tous, et comprenez.
Il n'est hors de l'homme rien qui, entrant en lui, puisse le souiller ; mais ce qui sort de l'homme, c'est ce qui le souille.
Si quelqu'un a des oreilles pour entendre, qu'il entende. »

La foule murmurait d'un grondement sourd, car elle se demandait comment distinguer au sein de la tradition les commandements de Dieu des commandements des hommes.
Car, elle aimait s'appuyer sur les scribes et les pharisiens pour qu'ils lui dictent sa conduite et justifier ainsi les rites quotidiens comme les rites pour les morts, les mariages et la circoncision.
Elle aimait aussi que les scribes entrent dans les maisons pour choisir les plats qu'ils devaient cuisiner pour les fêtes, le sabbat et les jours ordinaires.
Et la foule n'était pas prête à abandonner tous ces rites.
Car, elle craignait de devoir abandonner aussi les rites de fiançailles et les rites de mariage.
Car c'est ainsi que parfois l'esclave adore ce qui l'enchaîne et même parfois que le malade chérit sa maladie.
Tous ses rites installés sur la place, le forum, la synagogue et le temple, dans les maisons, les familles et jusque dans les couches établissaient des liens d'asservissement pouvant conduire à la folie.
Il y avait ceux qui n'étaient jamais certains d'accomplir parfaitement les rites et qui trouvaient qu'ils étaient trop peu nombreux et qu'ils pouvaient encore choisir, dans trop de circonstances, comment faire les choses et les dire.
Il y avait aussi ceux qui voulaient vérifier si leurs voisins accomplissaient les rites et les dénonçaient aux scribes en les traitant d'impies.
Et ceux-ci et ceux-là étaient souvent les mêmes.
Car, en ce temps, le peuple croulait sous deux empires : la force des armées du roi Hérode qui tenait de Rome sa puissance et la force des rites qui s'immisçaient dans le moindre recoin des maisons et des chemins.
Et le peuple se désespérait de se croire impur sans possibilité de se purifier.
Et il confondait purification des mains et purification du cœur ;
Et il confondait psalmodie et prière  ;
Et il était comme un troupeau sans berge  ;
Et le Seigneur le regardait avec miséricorde, dans son amour éternel.
Jésus quitta la place sans interrompre le murmure de la foule qui le laissa partir sans s'approcher de lui.
Car, la foule le craignait ne sachant pas d'où venait la puissance de Jésus, qui n'était ni celle de Rome, ni celle des scribes, ni d'aucun autre pouvoir qu'elle avait jamais rencontré.



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