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Dialogue
Il
faudrait faire attention. Depuis le temps
qu'on le dit qu'il faut faire attention.
- Mais faire attention
à quoi ?
Faire attention à
la santé de Jean-Marie
Le Pen, faire bien attention à lui, lui prêter une écharpe
quand il fait froid,
lui demander de ne pas sortir quand il pleut, veiller à ce qu'il
soit vacciné contre la grippe et lui souhaiter une longévité,
lui souhaiter même la perpétuité politique.
Parce que vous ne voyez
rien, parce que vous ne comprenez plus rien, parce que vous êtes
politiquement abrutis, et que je ne sais pas où vous êtes allés
chercher ces idées de se lâcher, dans quelle émission
de télévision, dans quelles liaisons
dangereuses médiatiques.
Il parvient encore,
lui parvient encore, à dévoiler, à montrer, à
bien faire voir la laideur de ses idées, la petitesse, le rance
de ses idées, le confinement, le rabougri de ses idées et
la haine, cette haine qui se voit bien, qui s'entend bien, qui se lit
bien.
Il parvient encore à traverser votre abrutissement médiatique
et médiatisé. Mais plus pour longtemps... Et si la haine
venait sous des traits
nouveaux, qui peut assurer que vous la
reconnaîtriez
encore ? |