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Est-ce que toute
méditation
dérive vers une
méditation sur la mort ? Ce voyage grec me porte à la
méditation et au
calme. Mais le
calme
est une illusion sentimentale. Je pense alors à la
mort,
et je pense à la beauté. Les Anciens pensaient
que les paysages
étaient immortels. Nous savons que les paysages meurent et nous
savons même les tuer. Les Anciens pensaient aussi que la terre était
éternelle, avec le ciel. Nous savons qu'il n'en est rien. Et c'est
au moment où nous savons que tout, jusqu'à l'univers, est
mortel que la notion d'éternité peut enfin prendre sens.
Et moi, sur une route grecque, entre ce « jamais plus » et ce
« toujours » interdit, je
retrouve la nostalgie des personnages, la tentation de la nostalgie.
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