| Diégèse | Le texte en continu | ||||||||
| vendredi 31 décembre 2010 | 2010 | ||||||||
| ce travail est commencé depuis 4018 jours (2 x 72 x 41 jours) | et son auteur est en vie depuis 18471 jours (3 x 47 x 131 jours) | ||||||||
| ce qui représente 21,7530% de la vie de l'auteur | cinq cent soixante-quatrorze semaines d'écriture | ||||||||
| hier | L'atelier
du
texte |
demain | |||||||
| « On ne
veut plus, c'est
un progrès énorme, dissocier l'énoncé de l'énonciation par exemple,
n'est-ce pas (...) Eh bien à samedi prochain, la fin de ce cours. » Roland Barthes - Collège de France - séance du 16 février 1980 |
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| Ce que je retiens... (des années précédentes) | ...puis ce que j'écris. | ||||||||
| Il y a tant et tant de propositions insistantes de faire des bilans, des retours en arrière, des bêtisiers continument déversés sur les ondes, que c'est le jour, que c'est vraiment le jour pendant lequel, tout le jour et même toute la première partie de la nuit, le jour où il faut, où il faut vraiment, où il faut assidument s'abstenir de retenir quelque chose, s'abstenir de retenir quoi que ce soit des années précédentes. | Ce soir, jamais à jamais, ce soir. | ||||||||
| ...et ce que j'ai lu, vu ou entendu... et ce que ça fait... | |||||||||
| « On
ne veut plus distinguer l'énoncé de l'énonciation. » C'est
d'ailleurs
bien cette absence de distinction qui donne son caractère terrible
à
cette phrase anodine en apparence, à cet énoncé qui invite « à
samedi
prochain » mais qui, prononcé par Barthes le 16 février 1980
fonctionne
comme l'énoncé le plus déceptif et tragique qui soit, venant de
Barthes. Le 25 février 1980, sera le jour où Barthes sera renversé par une voiture, accident dont la conséquence, un mois plus tard, sera mortelle. C'est à ces moments-là que la diégèse et son mystère se font apparents, dans la crudité et la fragilité du monde, au moment où ce que nous disons, qui est toujours un prédicat, est violemment démenti, nous ramenant à notre condition première qui est de ne jamais rien savoir vraiment, avec assurance de ce que nous disons. Il faudrait donc nous abstenir de tout dire et nous taire et aussi ne rien écrire. À demain. |
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| 31 décembre | |||||||||
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| ... stupéfaits comme toujours, et comme toujours stupéfaits par notre incongruité. | Moi je vais continuer le texte. |
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Et il y a aussi un sentiment de lassitude... | Ainsi, c'est fait. | Je suis stupéfait de pouvoir encore dormir. | |
... toujours dans l'insinuation du texte... | Tu es et tu seras mon dernier paragraphe... | |