Diégèse
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| dimanche 23 août
2015 |
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2015 |
| ce
travail est commencé
depuis 5714
jours (2 x 2857 jours) |
et
son auteur est en vie
depuis 20167 jours
(7 x 43 x 67 jours) |
| ce
qui représente 28,3334% de la vie de l'auteur |
deux
mille huit cent quatre-vingt-une semaines de vie |
hier
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L'atelier du texte |
demain |
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| #ZOLA - #FortunedesRougon |
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| Macquart
fit rester en arrière quatre de ses compagnons. Il leur persuada
aisément qu'il fallait arrêter les ennemis de la République. |
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| Macquart
entra dans le salon, passa dans la chambre à coucher, bouleversa le
lit, regardant derrière les rideaux et sous les meubles. |
133 |
| Macquart
prit à part un terrassier nommé Cassoute et lui ordonna de s'asseoir
sur la marche et de n'en pas bouger jusqu'à nouvel ordre. |
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| Alep 2011 - Décalque |
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en continu |
Cependant, Marwan et ses amis sortirent en
hâte du café.
La petite troupe se retrouva bientôt réunie dans plusieurs
taxis et
minibus de service qui partirent en convoi par la route du sud pour
rejoindre Idlib. C'étaient ces voitures
que Raqqaoui avait
aperçues en courant se cacher chez sa mère. Marwan, quant à lui, était resté
en arrière à Alep avec
quatre de ses
compagnons,
grands gaillards de peu de cervelle qu'il dominait de tous ses
bavardages de café. Il leur persuada aisément qu'il fallait arrêter
sur-le-champ les suppôts déclarés du régime, si l'on voulait éviter les
plus grands malheurs. La vérité était qu'il craignait de voir Kemal
lui échapper, au milieu du trouble que les manifestations allaient causer. Les
quatre grands gaillards le suivirent avec une docilité
exemplaire et vinrent heurter violemment à la porte des Raqqaoui. Dans
cette circonstance critique, Fatima fut admirable de courage.
Elle
descendit ouvrir la porte de la rue. |
«
Nous voulons
monter chez toi, lui dit brutalement Marwan.
– C'est bien, messieurs, montez », répondit-elle avec une politesse
ironique, en feignant de ne pas reconnaître son beau-frère.
En haut, Marwan lui
ordonna d'aller chercher son mari.
« Mon mari n'est pas ici, dit-elle de plus en plus calme, il est en
voyage pour ses affaires ; il a pris le bus de Lattaquié, ce soir
à six heures. »
Marwan, à
cette déclaration faite d'une voix nette, eut un geste de
rage. Il entra violemment dans le salon, passa dans la chambre à
coucher, bouleversa le lit, regardant derrière les rideaux et sous les
meubles. Les quatre grands gaillards l'aidaient. Pendant un quart
d'heure, ils fouillèrent l'appartement. Fatima s'était paisiblement
assise sur le canapé du salon et s'occupait à raccommoder un vieux
vêtement, comme une personne qui attend son tour dans un bureau de
l'administration, et qui sait que cette attente peut durer indéfiniment.
« C'est pourtant vrai, il s'est sauvé, le lâche ! »
bégaya Marwan en
revenant dans le salon. |
Il
continua pourtant de regarder autour de lui d'un air soupçonneux. Il
avait le pressentiment que Kemal ne
pouvait avoir abandonné la partie
au moment décisif. Il s'approcha de Fatima qui
bâillait.
« Indique-nous l'endroit où ton mari est caché, lui dit-il, et je
te
promets qu'il ne lui sera fait aucun mal.
– Je vous ai dit la vérité, répondit-elle avec impatience.
Je ne puis pourtant pas vous livrer mon mari, puisqu'il n'est pas ici.
Vous avez regardé partout, n'est-ce pas ? Laissez-moi tranquille
maintenant. » Marwan,
exaspéré par son sang-froid, allait
certainement la battre, lorsqu'un bruit sourd monta de la rue. C'était
un convoi qui s'engageait dans la rue.
Il dut quitter le salon jaune, après avoir montré le poing à sa
belle-sœur, en la traitant de vieille gueuse et en la menaçant de
revenir bientôt. Au bas de l'escalier, il prit à part un des hommes qui
l'avait accompagné, un terrassier nommé Ahmed, le
plus épais des
quatre, et lui ordonna de s'asseoir en face de la maison
et de n'en
pas bouger jusqu'à nouvel ordre.
« Tu viendrais m'avertir, lui dit-il, si tu voyais rentrer la
canaille
d'en haut. » L'homme s'assit pesamment. Quand il fut sur le
trottoir, Marwan,
levant les yeux, aperçut Fatima à
la fenêtre du
salon jaune et regardant curieusement le convoi, comme
s'il se fut agi d'un défilé à la gloire du Président,
musique en tête.
Cette dernière preuve de tranquillité parfaite l'irrita au point qu'il
fut tenté de remonter pour jeter la vieille femme dans la rue. Il monta
dans une voiture en murmurant d'une voix sourde :
« Oui, oui, regarde-nous passer. Nous verrons si demain tu te
montreras encore. » |
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23 août
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