| Diégèse | |||||||||
| samedi 20 juillet 2019 | 2019 | ||||||||
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son
auteur est en vie
depuis 21594
jours (2 x 3 x 59 x 61 jours) |
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| ce qui représente 33,0694% de la vie de l'auteur | |||||||||
| hier | L'atelier du texte | demain | |||||||
| Il n'est pas utile de connaître l'Intrigue | 201 | ||||||||
| Noëmie Diégèse | |||||||||
| Ce
lundi soir, Marina a tardé un peu au bureau pour finir ce dossier
épineux qu'elle devait présenter le lendemain au COMEX de la boîte.
C'était une affaire étrange et délicate tout à la fois : vol de
secrets
industriels. Le COMEX en était persuadé : il y avait des fuites.
Un
concurrent avait lancé quelques jours avant eux un produit similaire en
tout point à
celui qu'ils devaient lancer. Il était impossible que ce concurrent
disposât des laboratoires de recherche & développement lui
permettant de concevoir un tel produit. Un prototype avait donc été
exfiltré. Marina avait une piste, sinon une preuve, au moins un
commencement de preuve et un faisceau d'indices concordants. C'est ce
qu'elle devait exposer le lendemain. Sa présentation était prête. Elle
l'a copiée sur un disque dur amovible qu'elle a gardé sur elle. Mais,
elle l'a aussi copiée sur un autre disque qu'elle a caché dans son
bureau et enfin, sur une troisième clé qu'elle a postée à l'adresse de
sa mère. Personne ne connaît sa mère et encore moins son adresse, à
des centaines de kilomètres de là. D'ailleurs, s'il y avait un pépin
avec ces clés USB, c'est qu'elle avait vu juste et que les coupables
tentaient de la faire taire. Mais peut-être que non. Cela pouvait tout
aussi bien être pour brouiller
les pistes encore davantage. Marina quitte le bureau, bien décidée à ne plus penser à toute cette histoire avant le lendemain. Après tout, jouer les détectives n'était pas inscrit dans sa fiche de poste. Elle était directrice du développement, pas spécialiste de la sécurité intérieure. Elle décide donc de s'accorder une heure ou deux d'insouciance. Elle a appris à faire cela avec son coach. Quand on a le genre de poste qu'elle a, c'est indispensable de savoir effacer les soucis de son esprit, qu'ils soient professionnels ou personnels. Avec un peu de pratique, ce n'est pas très difficile. Marina arrive devant son immeuble. La porte qui conduit à l'ascenseur est ouverte. Elle constate que l'aimant télécommandé qui la maintient fermée a été démonté. Sans doute des travaux dans l'immeuble. Elle monte au cinquième et dernier étage. C'est là qu'elle habite depuis une dizaine d'années. Elle a trouvé cet appartement mansardé quand elle est arrivée. Elle n'en a pas changé. La porte est ouverte. Quelqu'un est entré. Elle sort son téléphone mobile pour appeler la police avant d'apposer ses empreintes digitales, bien qu'elle soit certaine d'avoir affaire à des professionnels qui n'auront certainement pas laissé d'empreintes. Marina range son téléphone dans son sac sans appeler la police, un peu lasse de toute cette histoire. Elle décide d'aller plutôt à la piscine. Elle saisit son sac de sport et redescend par les escaliers. Derrière l'ordinateur, l'auteure est un peu désemparée. D'une part, elle n'avait pas prévu que Marina dispose d'un sac avec un maillot de bain, un bonnet de bain, des lunettes de piscine et une serviette propre. Il fallait donc qu'elle reprenne le paragraphe du début. D'autre part, elle a vraiment besoin que Marina appelle la police maintenant et pas plus tard. Mais, Marina s'en moque un peu. Elle est déjà sur le chemin de la piscine de son quartier qui, justement ce soir-là, chaque semaine, reste ouverte en nocturne. L'auteure reprend donc son texte au deuxième paragraphe du chapitre. Marina quitte le bureau, bien décidée à ne plus penser à toute cette histoire avant le lendemain. Après tout, jouer les détectives n'était pas inscrit dans sa fiche de poste. Elle était directrice du développement, pas spécialiste de la sécurité intérieure. Elle décide donc de s'accorder une heure ou deux d'insouciance et d'aller à la piscine. Elle a appris à faire cela avec son coach. Quand on a le genre de poste qu'elle a, c'est indispensable de savoir effacer les soucis de son esprit, qu'ils soient professionnels ou personnels. Avec un peu de pratique, ce n'est pas très difficile. La piscine y aide beaucoup. Et, justement, c'est le soir où la piscine de son quartier reste ouverte en nocturne. Elle arrive devant la piscine, heureuse de garder en permanence au bureau un sac de sport avec ses affaires de natation. Un écriteau sur la porte vitrée indique qu'exceptionnellement, la piscine est fermée. Elle est déçue. Elle vérifie qu'aucune autre piscine à proximité est ouverte. Elle rentre chez elle. Marina arrive devant son immeuble. La porte qui conduit à l'ascenseur est ouverte. Elle constate que l'aimant télécommandé qui la maintient fermée a été démonté. Sans doute des travaux dans l'immeuble. Elle monte au cinquième et dernier étage. C'est là qu'elle habite depuis une dizaine d'années. Elle a trouvé cet appartement mansardé quand elle est arrivée. Elle n'en a pas changé. La porte est ouverte. Quelqu'un est entré. Elle sort son téléphone mobile pour appeler la police avant d'apposer ses empreintes digitales, bien qu'elle soit certaine d'avoir affaire à des professionnels qui n'auront certainement pas laissé d'empreintes. L'autrice n'est pas très fière de sa petite vengeance, mais il faut bien que l'intrigue avance. Elle a une autre commande de livre qu'il faudra qu'elle honore bientôt. |
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| page 201 | |||||||||
| Toute la collection | 4e de couverture | ||||||||
| Marina. Elle
s'appelle
Marina et elle est un des personnages de ce roman de Noëmie Diégèse.
Elle pourrait même en être le personnage principal. Mais pour cela, il
faudrait qu'elle accepte de faire partie de l'intrigue que l'auteure a
nouée et qui doit ensuite nécessairement se dénouer. Or, Marina n'a pas
l'intention de se laisser enfermer dans aucune intrigue que ce soit.
Elle déteste les fictions, les romans, et plus que tout les intrigues
qui se nouent et se dénouent. La voici qui passe donc son temps à
tenter de sortir, par tous les moyens, de l'intrigue que l'auteure ne
cesse pourtant de vouloir mettre en place. Ce roman de Noëmie Diégèse ravira les amateurs de romans noirs, de romans policiers, de romans d'amour, de romans de gare, de romans tout court. Avec l'adresse et la vélocité qui la caractérisent, Noëmie Diégèse se joue des codes romanesques sans jamais laisser de place à un formalisme sec. On s'amuse beaucoup à cette lecture et les aventures de Marina hors de son propre récit sont de véritables aventures. |
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| 20 juillet |
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