Diégèse dimanche 29 août 2021



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2021

ce qui représente 35,3767% de la vie de l'auteur
trois mille cent quatre-vingt-quinze semaines de vie

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Table des correspondance de dates


vendredi 17 septembre 1993
12157 jours de vie (12157 est un nombre premier)


Il y a 10208 jours (25 x 11 x 29 jours)




Ce journal télévisé du 17 septembre 1993 commence par le meurtre d'un lycéen par un garçon du même âge à Brest. Les minutes du procès révèlent l'échange entre les deux garçons, l'un disant à l'autre : toi tu es beau et grand et l'autre rétorquant : et toi tu est petit et moche, avant de mourir d'une décharge de pistolet à Grenaille. Farid qui a tué David écopera en 1995 de 14 ans de prison. Mais l'histoire nourrit évidemment l'imaginaire collectif d'une toute autre façon, qui demeurera non dite. Ce soir-là, les prénoms ne seront pas prononcés.
Quant aux tortionnaires de la Meuse (2'38"), ils prendront 10 ans. Jean-Pierre, le mari et Jeanne, sa mère, on torturé Georgette, la femme de Jean-Pierre. Le plus effrayant de la famille est le fils Thierry. En 1996, la romancière Françoise Hamel racontera cette affaire sordide dans un livre intitulé La Chinoise verte. On y apprend que le mari est appelé dans le village « le fils du boche », son père étant un Allemand prisonnier de guerre. Les voisins entendaient les hurlements et se taisaient. Il y avait un autre souffre-douleur, le demi-frère du mari, mort calciné dans l'incendie de la grange.
Autre fait divers, celui de la disparition sur la route Napoléon (4'39"), non loin de Castellane d'un enfant de dix ans. L'affaire, qui date de 1983, est relancée par une lettre anonyme. Mais, cela n'aboutira pas et l'enfant n'a jamais été retrouvé.
C'est la crise. Les entreprises publiques licencient. FO n'est pas contente. Édouard Balladur n'a pas hérité d'une sinécure. Les syndicats appellent à une journée de grève, qui sera peu suivie. On voit Arlette Laguiller, qui paraît toute jeune alors qu'elle a déjà plus de 50 ans. On se souvient à cette occasion qu'elle était employée de banque. Par ailleurs, Jean-Paul Goude signe le spot publicitaire de privatisation de la BNP. On peut visionner ci-contre le spot en entier. Ce que l'on retient, c'est que les empires sont construits sur du sable. Facétie, sans doute, de Jean-Paul Goude et, certes, le journaliste a suggéré cette piste. On retiendra aussi que le JT de la télévision publique fait la publicité de ces privatisations décidées par la droite après la victoire de 1993 avec une constance sans faille.
11'50" : feuilleton Tapie. Aujourd'hui, ce n'est pas l'OM, mais Testut. Pour le moment, les dirigeants plaisantent et paradent, mais ça ne durera pas.
14'03" : Claude Evin en retrouvera pas son siège de député et sera de nouveau battu par Étienne Garnier. Mais, ce n'est que partie remise, car, il reviendra en 1997 et restera député jusqu'en 2007. Il aligne donc plus de 20 ans de députation, sa première élection en Loire Atlantique datant de 1978.
Pendant ce temps-là, l'extrême-droite monte en Grande Bretagne (15'44"). Le reportage a peu d'intérêt, mais, il est clair que l'on parle de la Grande Bretagne pour parler de la France.
En Palestine, le Hamas et le Fatah essayent de se mettre d'accord (17'19"). Ce n'est pas gagné...
On passe ensuite à la Pologne (19'14") et à un reportage consacré à Jerzy Urban, ex porte-parole du gouvernement communiste qui s'est lancé dans l'édition d'une sorte de Charlie-Hebdo à la sauce polonaise. En 2021, il est toujours en vie et toujours aussi riche. On fait à cette occasion la connaissance du jeune Aleksander Kwaśniewski, ancien dirigeant des jeunesses communistes. Il sera Président de la République polonaise de 1995 à 2005 après sa victoire contre Lech Wałęsa.
On reste à l'Est, car, l'événement du jour à France 2; c'est la venue d'Alexandre Soljenitsyne, le fameux écrivain et Prix Nobel dès 1970 (21'59"). Il est chaleureusement accueilli par Hervé Bourges, qui préside encore la chaîne. Alors, on ne se prive pas de revenir sur les chiffres du Goulag. Qu'on ne s'y trompe pas ici non plus, la mode est à l'anticommunisme à la télévision française. Ce qui n'enlève rien à l'horreur de la répression stalinienne. C'est la troisième fois que Bernard Pivot reçoit l'écrivain russe.
Le journal est terminé ou presque et l'on passe à la partie magazine qui consacré un reportage aux vacanciers français du mois de septembre (25'59"). On apprend, sans doute ébahis, qu'il y aurait moins de monde qu'en août. La belle affaire. On interroge Serge et Arlette. Serge parle et Arlette baisse les yeux. Il ne s'agit évidemment pas d'Arlette Laguiller.
L'invité de Bruno Masure, c'est Smaïn. On ne sait pas si son spectacle est drôle, mais l'homme est à l'évidence intelligent. Il sait quel rôle on lui fait jouer et il le joue, un peu à distance. Il est vrai que cet homme, c'est un sourire. Il fait une chose amusante en toute fin de journal (33'17"), il lit le prompteur en même temps que Bruno Masure, qui le laisse finir seul.
Météo ! Au dodo !





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