Diégèse mardi 20 avril 2021



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jeudi 9 janvier 1997
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Le journal télévisé de ce mardi 20 avril 1997 commence par une nouvelle fracassante sur la distribution malgré leur interdiction depuis plus de dix années d'hormones de croissance pouvant apporter la maladie de Creutzfeld-Jakob. On ira chez « Sylvie », « maman de Denis », mort de cette maladie alors qu'il préparait l'école de Saint-Cyr. Puis, on va chez « Bénédicte », gravement malade et internée en psychiatrie. Et là aussi, c'est la mère de la jeune femme qui répond aux questions. Le ton est plus assuré, l'environnement du foyer plus cossu. Elle a un nom de famille. C'est un trait souvent remarqué dans les JT de cette époque : les bourgeois ont un nom, les prolos un prénom. Quant à la famille racisée de la toute fin de ce reportage glaçant, elle n'a ni prénom, ni nom. Quant à cette maladie qui continue de tuer, c'est aussi la maladie de la responsabilité, ou plutôt celle de l'irresponsabilité paresseuse de quelques-uns au profit de leurs certitudes, dans le cas de l'hypophyse, au profit du profit dans celui de la maladie dite de « la vache folle ». Jamais, en 1913, Hans Gerhard Creutzfeld n'aurait pu l'imaginer quand Aloïs Alzheimer lui a proposé d'étudier le cas de cette patiente de la clinique psychiatrique de Breslau.
Il n'y a pas que de mauvaises nouvelles (5'33"), deux marins sont sauvés des eaux. Le Britannique, c'est Tony Bullimore. Il mourra d'un cancer le 31 juillet 2018. On enchaîne les clichés : le courage « de marin » ; le flegme « britannique ». Si on s'extrait du caractère dramatique de la situation, le plan sur l'organisateur de la course criant « ouaiiiis » à l'annonce du sauvetage, assailli par des microphones siglés est d'un ridicule rare (6'50"), au point où l'on se demande si elle n'a pas été rejouée pour les médias. Quant à l'image des organisateurs sablant le champagne alors que le journaliste rappelle la disparition d'un marin canadien, elle est aussi indécente que possible.
À part ça, il fait froid. On marche sur la glace dans le Pas-de-Calais, les gendarmes s'entraînent à sauver des imprudents et on sauve des phoques - au moins un - en avion. Il neige en Normandie. Mais, ça sent la fin... On comprend que la vague de froid a fait les gros-titres des jours précédents et que c'est donc une forme de suite... ou d'épilogue. Ce sera dans le Doubs où l'on rejoindra un batelier et une batelière dont l'accent ressemble à celui d'Arletty. On retiendra la phrase prononcée dans un téléphone GSM à la taille impressionnante (11'15") : « Qui c'est qui va m'indemniser ? C'est le bon-dieu ? ». Ce type de séquences joue un rôle structurel dans les JT, celui de faire dire : « La France sera toujours la France. » C'est une sorte de rappel du JT de 13h.
Sans transition, on va à l'Élysée (12'24") pour les vœux de Jacques Chirac et l'on peut apercevoir des hommes principalement frétillant et jouant des coudes pour serrer la main du monarque qui connaît une embellie dans les sondages.
Puis, on croit rêver quand on nous rappelle (14'10") que dès janvier 1997, Patrick Balkany était condamné à de la prison avec sursis. Juste avant, la journaliste assignée à l'Élysée annonçait que le Président de la République avait promis une justice plus efficace et plus rapide. Cela dépend pour qui.
16'22" : les légionnaires de Vigipirate font leur apparition dans les transports publics parisiens. C'est que l'attentat du RER n'est pas si lointain. Cette image alors inusitée des légionnaires est devenue familière.
18'23" : autre bonne nouvelle, l'usine AKAI de Honfleur, dont les salariées et salariés ne sont plus payés, mais il faudra attendre le mois d'août pour qu'elle soit reprise par le groupe La Compagnie des Signaux, qui ne reprendra cependant que 180 salariés sur 306.
Boris Eltsine (20'39") est épuisé, puis quelques images du monde qui va mal et ce sera la course du Paris-Dakar, dont la chaîne est partenaire. C'est sans doute pour cela qu'il n'y aura aucune critique même légère sur ces bolides qui traversent l'Afrique, débauche d'argent provocatrice jetée à la face des Africains.
Lance Armstrong (27'33") lutte contre le cancer et s'en remettra. Il remportera 7 victoires sur le Tour de France, qui lui seront cependant retirées en 2002 pour dopage.
On s'arrêtera un instant sur ce reportage sur ce professeur de philosophie qui une fois par an se met à nu devant ses élèves en saluant la maturité des élèves interrogés et la clarté de l'explication du professeur en question (30').
On termine ce journal avec Madonna grimée en Eva Perón dans le film d'Alan Parker.


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