Diégèse mercredi 15 décembre 2021



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lundi 12 novembre 1990
11117 jours de vie (11117 est un nombre premier)


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Le générique de ce journal télévisé du 12 novembre 1990 commence par des plans d'une manifestation de lycéens pour finir, près de la tour Eiffel, par ce qui ressemble, de loin, à des scènes d'émeutes. D'ailleurs, Paul Amar a son visage des soirs graves. Il faut dire que trois journalistes de la chaîne ont été la cible de jeunes « casseurs » et « provocateurs », qui ne seraient pas des lycéens, en supposant en effet que ce soit incompatible. On voit ensuite quelques scènes de pillage de grands magasins. Les policiers ainsi que les différents services d'ordre ont pour consigne de ne pas risquer l'incident. Malik Oussekine, ce jeune étudiant mort sous les coups de policiers dans une manifestation, sous le gouvernement de droite, en 1986, donc seulement 4 ans plus tôt, est encore dans tous les esprits politiques. C'étaient alors les manifestations contre la loi Devaquet. Et, entre temps, le pouvoir est devenu de gauche ou supposé tel. Du coup, Élise Lucet est sortie du studio pour voir ce qui se passe pont Alexandre III et son ton est angoissé. Trois lycéens sont convoqués sur le plateau, en échange, sans doute.
Mais avant cela (5'00"), reportage rétrospectif sur la manifestation : 400 000 jeunes ! C'est, avec le recul, très impressionnant. La foule est de toutes les couleurs. On crie, on rappe. (6'40") on passe aux otages (aux étudiants sur le plateau). La première à s'exprimer est Stéphanie, de La Seyne-sur-mer, bandana rouge autour du cou. On dirait qu'elle se demande un peu ce qu'elle fait là.
7'30" : on va à Matignon ou le ministre de l'Éducation nationale, Lionel Jospin, pour quelques jours, de surcroit, Premier Ministre par intérim, a reçu une délégation lycéenne. On voit le ministre entrer dans Matignon, sans doute venu à pied depuis la rue de Grenelle. Il est accompagné d'un homme qui passe alors inaperçu : c'est Claude Allègre, qui sera « son » ministre de l'Education quelque 7 années plus tard. Et parmi les lycéens reçus, on aperçoit un jeune homme bien habillé : c'est Manuel Valls. On le voit ensuite faire des moulinets en expliquant aux jeunes ce qu'ils doivent dire et faire. Meilleur physionomiste que l'auteur reconnaîtraient sans doute d'autres visages qui apparaîtront en politique les années qui suivront. Tiens ! Avec Lionel, il y a aussi Jean-Paul Huchon, qui sera Président de la Région Île-de-France. Le ministre est sans doute fatigué. Il semble plus vieux que 7 ans plus tard. La coupe de cheveux et les lunettes, sans doute.
Les mêmes lycéens (9'15") vont ensuite voir tonton de l'autre côté de la Seine, à l'Élysée. On reconnaît Nasser Ramdane Ferraj.
Retour sur le plateau. Résumé : on a entendu des promesses, on voulait parler de budget. Pas bête !
On revoit encore quelques manifestations : celle de Paris, avec des lycéens grenoblois qui n'ont pas pu quitter la place de la Bastille, ou presque ; puis en province où les manifestations, nous dit-on, se sont déroulées dans le calme. On va à Bordeaux.
16'21" : Élise Lucet est toujours pont Alexandre III. Elle doit avoir froid.
On est frappé par la maturité politique de ces jeunes, qui sont sans doute politisés et de la fébrilité du pouvoir de gauche pour lequel l'image donnée est évidemment désastreuse.
20'41" : il reste moins de 5 minutes de journal... On passe à autre chose : la Crise du golfe. Saddam envoie balader le roi Hassan II du Maroc. Ce n'est pas très prudent... On pourrait au passage retracer les plans subrepticement « queer » des cameramen de guerre pendant toute la guerre du Golfe, mais aussi, plus tard, en Croatie et en Bosnie. Dans ce journal, c'est à 21'49". Mais on a sans doute l'esprit mal tourné.
Alors (21'59"), on passe au sport et à la course du rhum, celle que Florence Arthaud remportera.
Après ce crochet par l'Atlantique, on retourne pont de l'Alma. Paul Amar finit par s'impatienter. Les « casseurs » sont des « voyous ». Mais à mieux y regarder, il n'est pas certain qu'il n'y ait aucun lycéen dans la bande. Sauf à penser que Manuel Valls se soit changé... Dernière intervention d'Élise Lucet frigorifiée. L'enregistrement est coupé. On ne saura jamais ce qu'a dit la belle Élise.


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