Diégèse vendredi 24 décembre 2021



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2021

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Table des correspondance de dates


lundi 3 septembre 1990
11047 jours de vie (11047 est un nombre premier)


Il y a 11435 jours (5 x 2287 jours)



C'est le 3 septembre 1990 et Saddam Hussein détient des otages occidentaux, dont 300 otages français. Il aurait suffi d'une année supplémentaire pour que l'on fasse partie, peut-être, de ces 300 otages. Avec le temps, on regretterait presque. Face à la crise économique qui pointe à cause des hostilités dans le golfe arabo-persique, Michel Rocard, Premier Ministre et son ministre de l'Économie et des Finances, Pierre Bérégovoy, donnent l'impression qu'ils ne savent pas trop quoi faire. Comme toute crise, elle échappe aux prévisions et il n'y a pas de « quoi qu'il en coûte » à ce moment-là, sauf pour envoyer des troupes, cela va sans dire. On ira faire un petit tour en Turquie, enfant sage de l'OTAN et ce sera le sport.
C'est en tout cas ce que promet ce journal télévisé.
1'03" : Bagdad. Il y a 10 000 otages occidentaux à Bagdad. Le chiffre peut étonner. Il est à la mesure de la soudaineté de la crise, comme de l'intensité de la coopération entre l'Irak de Saddam et les pays occidentaux, dans l'ensemble des secteurs stratégiques et notamment dans les secteurs liés à l'armement. C'est aussi la preuve que Saddam était persuadé, quand il attaque le Koweït en août 1990 d'avoir le soutien inconditionnel des pays occidentaux, au premier rang desquels les États-Unis ; dont on apprend par le reportage que son personnel diplomatique à Koweït est obligé « de faire bouillir l'eau de la piscine pour la boire ». On espère que l'eau n'est pas chlorée, car la faire bouillir n'aurait alors pour conséquence que d'en augmenter la teneur en chlore. L'invraisemblance est flagrante, mais c'est toujours bon à prendre... Effet de propagande.
Pendant ce temps-là, le roi Hussein de Jordanie est à Paris (3'08"). Longue journée pour François Mitterrand qui, auparavant, avait reçu les leaders politiques français (4'04"). Seul le PCF, par la voix de Georges Marchais « s'élève contre la logique de guerre ». On ne comprend pas bien pourquoi Madame Lucet qualifie d'ubuesque la position du PCF qui, à peu de chose près, est celle qu'au Jacques Chirac lors de la guerre du Golfe suivante. Il faut comprendre qu'il s'agit d'une citation d'un terme affectionné par M. Marchais. encore faut-il le comprendre... D'ailleurs, la phrase d'après, elle qualifie ses propos de « nuancés ». Faudrait savoir !
6'05" : voilà Arlette, la chouchoute de l'auteur. Elle explique tout bien avant que la belle Élise emmène les téléspectateurs faire la revue des troupes. (Tatada... aurait dit Renaud). On voit quelques armes, dont le nouveau char Leclerc, l'ancien maire d'Angoulême, qui n'est pas encore en prison, des avions Dassault rutilants... mais pas de militaires.
En Irak, Saddam affirme que tout le peuple est mobilisé derrière lui. Le pauvre peuple en question n'a pas vraiment le choix, on le sait (9'10"). De Bagdad, on part en Turquie, comme promis (10'54"). On part donc vers la base aérienne d'Incirlik, dans la banlieue d'Adana. Wikipédia donne la signification du terme « Incirlik » en langue turque : la figueraie. Cette base de l'OTAN est une base américaine. Les cameramen militarophiles offrent quelques vues de beaux militaires turcs ou américains en plans interstitiels. Quant au reporter Jean-François Gringoire, il a encore rajeuni...
Retour en France pour entendre le Président Mitterrand (13'38") tenir à l'UNESCO aux représentants des pays « les moins avancés » (sic) un discours lénifiant sur la puissance du droit international. Sans doute... dans un monde où les années 1980 ont été globalement défavorables aux pays pauvres, comme le rappelle le reportage suivant (104'56").
Un petit garçon de 12 ans a disparu près de Sedan. Peu de traces journalistiques sinon dans le journal belge Le Soir, qui le 24 novembre 1990 annonce qu'un adolescent de 17 ans a avoué être son meurtrier. Pendant ce temps-là, le cameraman uniformophile a encore frappé (17'14"). Puis, on passe aux manifestations d'agriculteurs. On connaît, les causes, les actions et les images. On passe donc rapidement.
19'31" : Madame Lucet évoque la rentrée scolaire avancée d'une semaine à Hérouville-Saint-Clair, où les écoles sont remplies exclusivement, selon elle, de « petites têtes blondes ». Allons voir (19'51") ! Et on voit en effet des enfants blonds qui pleurent. Mais (20'15"), on voit aussi un petit garçon noir. Il s'agit en fait d'une expérimentation de nouveaux temps de travail. Là aussi, ce n'est pas fini...
21'30" : on passe au sport et au rugby. C'est la fin de ce journal. On peut donc passer à table !



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