Diégèse mercredi 7 juillet 2021



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vendredi 23 décembre 1994
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On commencera ce journal télévisé du 23 décembre 1994 par une crèche vivante à Nice (1'03"). C'est un peu déprimant même si Jeff Tordo est sympathique, mais ce n'est pas aussi déprimant que l'ainsi dite « affaire Schuller Maréchal » (2'58"), qui est surtout la mise à jour partielle d'un système de corruption et une suite de manipulations et de contre manipulations sur fond de barbouzeries, affaire dont on ne connaît pas encore tous les ressorts après plus de 25 ans. Mais, ce que l'on voit assez clairement désormais, c'est que l'entourage de Charles Pasqua, lié au département des Hauts-de-Seine, c'est bien sûr Monsieur Balkany, mais aussi des gens comme Claude Guéant, alors directeur général de la police nationale ou encore Henri Guaino, avant sa nomination au Commissariat général du Plan en septembre 1995. Bien sûr, dans cette petite bande, il y a Nicolas Sarkozy. Ce que l'on voit, donc, c'est que l'appareil de l'élection présidentielle de 2007 est déjà en place en 1994. Celui qui va faire capoter la prise de l'Élysée, dans laquelle Édouard Balladur apparaîtrait presque comme un prête-nom, c'est François Mitterrand, qui va choisir Jacques Chirac et mettre son propre talent de manipulateur de haut rang à son service. Est-on certain que tout cela est terminé ? Mais, on peut être certain que ces affaires des années 1990 aboutissent en 2002 à l'extrême droite au second tour des Présidentielles et à la situation politique que l'on connaît en 2021 en France, ne serait-ce que par le taux d'abstention aux élections régionales.
7'43", on continue avec Grenoble et les incessants soubresauts de l'affaire dite Carignon (7'40").
Alors, Jacques Chirac, aidé en cela par Guaino qui va prendre chez Marcel Gauchet le terme de « fracture sociale », commence sa reconstruction politique en mobilisant l'abbé Pierre.
On passe à gauche, avec Martine en Bretagne (10'12"), qui prend le relai de son père Jacques Delors. Les titreurs de France Télévision, toujours très en forme, renomment Marylise Lebranchu en « Le Brancher ». Ils ne peuvent pas savoir qu'elle sera cinq ans plus tard Garde des Sceaux. Elle est proche de Martine Aubry depuis au moins 1993 où elle siège à ses côtés au sein de la Fondation Agir contre l'Exclusion. On remarquera cependant que le reportage qui lui est consacré ce soir-là ne fait pas de mauvais journalisme et qu'il est bien informé.
Sans transition (12'46") : Tchétchénie, ce n'est que le début du piège qui engloutira Boris Eltsine.
Sarajevo (14'41"). On attend un cessez-le-feu pour le lendemain. Bel optimisme.
En fait, le Bloc soviétique n'en finit pas de se décomposer. Vivement Poutine !
Séquences émotion : on va fêter Noël en pédiatrie à l'hôpital de Garches (16'35"). Puis, Richard Bohringer (renommé « Borhinger » par le même titreur) fait le Père Noël à la Gare du Nord avec le Secours populaire.
On passe sur le paquebot Queen Elizabeth II en rénovation avec des passagers à bord. Cela laisse assez indifférent et ne fait même pas sourire.
On passe au sport. Bateau. Vélo. 23'34", un vendeur explique que s'il y a une barre, c'est pour les garçons et que s'il n'y en a pas, c'est pour les filles. Soit.
24'50", la France, pour Noël, découvre le commerce équitable... dans une cinquantaine de boutiques parisiennes. On parle alors de « commerce responsable », ce qui n'est pas un mauvais terme. « Même le papier-cadeau vient de loin », nous dit-on. On ne parle pas encore, donc, de trace carbone.
En cette veille de weekend de Noël, on passe ensuite d'anecdotes en anecdotes, avec, notamment, après un cliché de patron écossais pingre, celle d'un producteur d'huitres qui les rendrait plus facilement ouvrables (27'04"). Depuis, en 2016, la fille de l'ostréiculteur malin, Josick Thaëron, qui se nomme Amélie, a repris l'entreprise familiale, établie en 1879 à Riec-sur-Belon. On ne perd rien à faire le travail de la télévision 26 ans plus tard.
On visionne ensuite un reportage (29'09") badin sur les vins qu'il faudrait consommer pour Noël (avec modération nous dit Bruno Masure). On pense évidemment à ceux qui n'ont pas à manger et qui donc n'ont pas ce problème épineux de l'accompagnement alcoolisé des mets. À la fois, le tout fait une centaine de francs, soit une quinzaine d'euros. On n'a même pas aujourd'hui pour ce prix-là une mauvaise bouteille de champagne. Fort heureusement, on va ensuite chez un grand caviste qui égrène les grands crus : 700 francs. C'est 115 euros. Ce n'est même pas deux bouteille de champagne de bonne marque.
Maisons de pain d'épices... Ce journal n'en finit pas.
On finit sur le Père Noël sur son traîneau.
Les divertissements sont encore animés par Dieudonné. Il a été nettement moins divertissant ensuite.
Météo. Blague sexiste de Bruno Masure (34'29").
Au dodo !






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