Diégèse lundi 26 juillet 2021



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vendredi 5 août 1994
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En ce 5 août 1994, Charles Pasqua, alors ministre d'État, ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement du Territoire, est sur le plateau. Il avait déjà tenu le poste pendant la première Cohabitation entre 1986 et 1988. Le journal commence par une cérémonie émouvante présidée par le Premier Ministre Édouard Balladur en l'honneur de 5 gendarmes tués en Algérie par un commando de tueurs, le mercredi 3 août 1994. On se réfèrera au journal télévisé de ce soir-là pour comprendre ce qui s'est passé et qui, ce 5 août, est encore dans toutes les mémoires. Quand on regarde la scène 27 ans plus tard, on est frappé par la scène où l'un des pères présents, qui est resté debout pendant toute la cérémonie, attrape le Premier Ministre par les épaules pour, explique le journaliste qui commente, l'enjoindre de « faire quelque chose ». On ne peut s'empêcher de se demander ce qu'il a dans la tête. Ces assassinats sont les premiers d'une longue série qui ne se terminera qu'en 1999 et dont les principales victimes seront les Algériennes et les Algériens. Pour l'heure, la réaction française est de mener des rafles dans les milieux islamiques en France et d'assigner des imams et autres chefs religieux dans une caserne désaffectée de Folembray dans l'Aisne (4'05"). On a vu les jours précédents que cela se conclurait par l'expulsion le 31 août d'une vingtaine d'entre eux.
Autre scène surprenante et glaçante à Folembray où la population inquiète en vient à invectiver les personnes incarcérées à travers le grillage de la caserne. Un homme profère : « J'te conseille pas de sortir ! J'te l'conseille pas ! »
Et ce journal assez exceptionnel continue avec un Charles Pasqua qui, lui, invective le journaliste en lui reprochant de donner la parole à des complices de terroristes. Il dit : « Ils ont l'air mécontent d'être chez nous. Mais qu'ils s'en aillent... » Le jeune journaliste semble assez mal à l'aise. Dans ce moment de tension, et à distance, on ne peut s'empêcher de sourire quand, pachydermique, Pasqua énonce : « les décisions ont été prises par le gouvernement, c'est à dire par moi-même, après en avoir discuté avec le Premier Ministre. » Sous le masque, on voit cependant que le Ministre s'amuse beaucoup alors que le front du journaliste se fait de plus en plus luisant. Il finira par dire qu'il n'y a pas de menace directe en France. On est à un an des attentats du RER. Il finira cependant par concéder que des menaces existent, même si elles ne sont pas précises.
L'un des hommes qui suscite l'ire du Ministre est Djaafar El Houari, que l'on entend au début du reportage et qui est, avec Abbassi Madani, l'un des fondateur du Front Islamique du Salut. Si le second est mort au Qatar en 2019, le premier vit à Londres depuis 1996 et reste actif sur... Facebook. Il a, dès 2005, salué la loi de réconciliation nationale de Bouteflika, qui est une loi d'amnistie. El Houari a déjà ou  été arrêté à l'automne 1993 après une prise d'otage à l'ambassade de France à Alger.
Même si l'on n'a pas de sympathie immédiate pour Charles Pasqua, ni de sympathie politique, force est de constater que l'avenir ne lui a pas donné tort et lui a même donné raison, que ce soient les attentats de Londres, le World Trade Center voire même Charlie Hebdo ou le Bataclan et l'hyper Casher. Les moyens mis en œuvre peuvent être discutés et ils l'ont été, mais le diagnostic n'est pas faux.
22'42", le journaliste pose au ministre la question qui ne sera pas posée, mais qui affleure en permanence dans toute cette histoire  : peut-on imaginer une intervention militaire française en Algérie ? Charles Pasqua repousse cette idée. Mais, un pan de l'opinion publique le réclame.
Après plus de 20 minutes sur l'Algérie, on passe à la Bosnie où l'OTAN procède à des raids aériens en représailles d'un rapt d'armes lourdes qui, précédemment leur appartenaient. C'est encore un temps où il n'y a pas d'accord entre les Serbes de Bosnie et les Serbes de Serbie. Cela ne durera pas.
Après la Serbie, le Rwanda... (28'55") On veut nous faire croire que la situation s'améliore, que c'est en bonne voie. Malheureusement, on sait que ce n'est pas le cas. Les images demeurent épouvantables. Rien ne peut égaler dans l'horreur les images de ces enfants décharnés, hébétés, orphelins qui chantent à l'évidence et sans conviction pour les caméras.
On passe à la mort d'Ayrton Senna, tragique. Elle laisse, on l'avoue plus indifférent, même si, alors, tout le Brésil avait pleuré. 33'31", l'État vend Renault. Ceci n'a rien à voir avec cela.
33'42" : environnement et emploi, ou plutôt grande surface contre coulée verte. Que les défenseurs de l'emploi se rassurent, Leroy-Merlin s'est bien implanté à Balma à côté de l'aérodrome.
35'42" : on simplifie le baccalauréat. C'est l'année où le bon vieux bac A devient L ; le C et le D fusionnent et deviennent S ; le B devient ES.
Affaire du sang contaminé : les prémisses. Lutte contre la migraine : médicament qui coûte cher. Ballade sur la Meuse, endormeuse aurait dit Péguy. On voit un touriste qui dort, mais la journaliste n'a pas lu Péguy.
Météo. Au dodo !





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