Diégèse mercredi 28 juillet 2021



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jeudi 14 juillet 1994
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En cette année 1994, le 14 juillet, c'est la dernière fête nationale de François Mitterrand, le vieux monarque républicain, le seul, jusqu'à présent, descendant du général De Gaulle. On le dit très malade. On apprendra ensuite qu'une infirmerie d'urgence avait été installée sous l'estrade officielle au cas où le Président viendrait à défaillir. Il avait dit au Premier Ministre que, s'il devait s'absenter, ce dernier devait prendre sa place. Édouard Balladur aurait écrit dans ses mémoires que c'est ce jour-là qu'il avait compris que Mitterrand le prenait pour un imbécile. Je ne le crois pas. Il devait le trouver un peu fat et s'amusait avec lui. Ce jour-là, le vieux Président qui se sait condamné donne face à l'histoire une leçon politique. Fidèle à ses valeurs et à son action, il impose les chars allemands sur les Champs Elysées. En réponse à Charles Pasqua qui dit que la date n'est pas la bonne, il rétorque que sa vision est celle du passé quand la sienne est d'avenir. La leçon politique est forte. Elle dit, comme François Mitterrand l'avait déjà dit en ce qui concerne la peine de mort, qu'on ne gouverne pas durablement avec l'opinion, et encore moins avec les sondages. Lors de l'entretien avec la presse, qui est sans doute son entretien testamentaire - la fête nationale - il affirme qu'il faut « rendre la France plus forte, dans son économie, dans sa psychologie... » Que veut-il dire ? Pour un lecteur de Charles Péguy, il s'agit d'en finir avec cette forme de fascination triste de la France pour l'Allemagne, qui a conduit à des guerres atroces, mais aussi au pire pendant l'Occupation. Grande et belle leçon, qui n'aura pas encore été pleinement apprise depuis par nos dirigeants.
Alors, ce soir, on va en rester là, laissant, le Rwanda, sur lequel, malheureusement, on reviendra ; la Coupe du monde 1994 qui se terminera par un match nul entre le Brésil et l'Italie ; le tennis, malgré les cuisses des joueurs ; le Tour de France dans le Gers, avec un joli reportage poétique sur un facteur à vélo ; les conseils de prévention contre l'alcool au volant ; les sarcasmes sur les amusements populaires, même si le regard de Paul Amar est tendre. On ne passera cependant pas sur la pièce mise en scène par Stanislas Nordey au Festival d'Avignon. Nordey, qui a appris le langage des signes, dirige des acteurs sourds (33'34"). Le texte est de Hervé Guibert... Que n'était-on en Avignon à l'été 1994.


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