Diégèse lundi 31 mai 2021



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mardi 12 décembre 1995
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Ce journal télévisé du soir du 12 décembre 1995 est lancé sur deux faits qui n'ont pas de lien entre eux : la libération de deux pilotes français après 104 jours de détention et la mobilisation syndicale contre« le plan Juppé ».
Si l'on n'a pas oublié les grandes grèves de 1995, on avait oublié cette histoire d'aviateurs que les téléspectateurs, ce soir-là, étaient supposés connaître puisqu'on ne dit pas, alors qu'on est déjà à l'aéroport qui les avait détenus. Leur avion a été abattu en Bosnie par les Serbes. On a sorti le grand jeu des honneurs militaires et le Président de la République, accompagné du ministre de La Défense, les attend à Vélizy-Villacoublay. Retrouvailles familiales. Tout cela est assez émouvant pour que Daniel Bilalian ait les yeux qui brillent (4'09"). Récapitulatif ensuite de toute l'affaire et l'on retrouve le préfet Marchiani, proche de Charles Pasqua, qui sera Préfet du Var et qui l'est d'ailleurs déjà quand on le charge de cette affaire. Tout cela traîne un peu en longueur. On retrouve les épouses des deux aviateurs avant leur départ pour Paris, assaillies par les journalistes qui leur posent les questions stupides habituelles. On en est embarrassé pour elles. Après les femmes, on va dans les familles... (12'40"). Ça n'en finira jamais. On va dans la Sarthe, au bar des pêcheurs. On interroge des voisins, et de supposés amis d'enfance. On ne saura rien des négociations qui ont conduit à la libération des deux pilotes.
Attentat à Alger. Jean-Charles Marchiani est la bête noire du Groupe Islamique Armé, le G.I.A. Aucun lien. Quoique.
Après un quart-d'heure de journal télévisé, on passe à la mobilisation contre le « Plan Juppé ». revoir ces images nous rajeunit : Bernard Thibault, de la CGT Cheminot avec la coiffure qu'on avait dans les année 1970 quand Patrick Juvet était au sommet de sa gloire.
Cela fait 19 jours que la France est en grève et la mobilisation croît encore. Certes, ça fait rêver. Surtout qu'en province, les manifestations croissent aussi. Marseille, Lyon, Lille... Et le visage de Daniel Bilalian se fait de plus en plus réprobateur et consterné. On ira même à Roanne où un quart de la population est dans la rue.
Puis, à 20'59", on prend « le pouls des usagers » selon une méthode scientifique, on n'en doute pas. Le journaliste fait du style. On passe. Ou plutôt, on ne passe pas, car, ce qui ressort de tout cela, c'est que ce n'est pas bien sérieux. La réalité, ce n'est pas la grève et la grève, c'est une forme de « sortie de réalité ». D'ailleurs, les vieux vont même dans les auberges de jeunesse (23'02")... Les vieux banlieusards, ça va sans dire.
On montre qu'on négocie avant de donner la parole aux leaders syndicaux (26'). Alors ?
Le premier, c'est Marc Blondel, le leader de Force Ouvrière. Le propos est sobre et statistique.Il n'y a pas d'animosité entre Alain Juppé et lui. On n'en doute pas.
Ensuite, c'est Louis Vianney de la CGT. Monsieur Vianney porte une cravate. Il n'a pas besoin, lui, de faire « populo ». Il réclame une seule chose : « le retrait du Plan Juppé » et justifie cette revendication par « la base ». Pas mal joué. Bonne analyse sociologique en prime. On retiendra que ceux qui font du journalisme, ce soir-là, ce sont les syndicalistes. Du coup, Bilalian pousse Blondel dans ces retranchements et ce dernier devient agressif (31'56")... Il faut bien que les journalistes professionnels gardent la main. Et du coup, plutôt que de continuer à débattre avec FO, on interroge le représentant de la CFTC. Bilalian est cependant tellement secoué qu'il fait un double lapsus (32'20"). Il espère l'accalmie. Il l'aura à moitié. Sans stigmatisation aucune, cependant, le représentant de la CFTC a quand même une drôle de tête.
Un peu plus tard, à 36'04", Daniel Bilalian en dévoile sa stratégie de débat : « Je suis un Français comme les autres. » On ne lui en demande pas tant. On s'énerve sur le plateau. Les barrières tombent : Alain Deleu tutoie Marc Blondel et l'appelle par son prénom (37'09"). Comme on sait ce qui va se passer, puisqu'on « prédit le passé », on ne peut ignorer que ce soir-là, le représentant de la CFTC est en fait le porte-parole du gouvernement puisque ce gouvernement fera exactement ce qu'a dit la CFTC. On comprend mieux l'insistance de Daniel Bilalian à l'interroger.
Puis on va à l'Assemblée nationale. Claude Bartolone (40'53") a une cravate-bavoir vraiment incroyable. 41'59, Jean-Pierre Chevènement est venu avec un cousin. C'est vraiment le bal des drôles de tête.
42'35", le présentateur se dévoile ou plutôt dévoile ce qu'est le journal télévisé de 20 heures... Il lance : « la politique, maintenant ». Car, n'est-ce pas, tout ce qui précédait n'était pas de la politique ! Il s'agit de deux élections contestées dans le Sud-Est, celle de Toulon et celle de Vitrolles, gagnées par le Front national.
Sport. On prépare la Coupe du monde de football de 1998. À la fin, c'est la France qui gagne.
On passe ensuite les allusions du journaliste sur l'organe de Frank Sinatra qui fête ses 80 ans de carrière. Ce journal de près d'une heure traîne en longueur.
3 minutes avant la fin (49'08") on refait je journal.
Allez hop ! Au dodo !


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