| Diégèse | Calendrier de vie de l'auteur en spirale d'Ulam | ||||||||
| mardi 12 décembre 2023 | 2023 | ||||||||
| ce
travail est commencé depuis 8747
jours (8747 est un nombre premier) |
et
son
auteur est en vie depuis 23200 jours
(25 x 52 x 29 jours) |
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| ce
qui
représente 37,7026% de sa vie |
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| hier | L'atelier du texte | demain | |||||||
| table des correspondances / premiers premiers | |||||||||
| lundi 12 décembre 1966, il y a 57 ans | l'auteur
était alors en vie depuis 2381 jours (2381 est un nombre premier), il y a donc 20819 jours (109 x 191 jours) |
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| DES FEMMES POUR LE LEVANT... Le Monde - publié le 12 décembre 1966 |
Ce que je retiens, ce que cela m'évoque |
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| Le Monde rend compte d'une rumeur
de « traite des blanches » à partir d'un magasin du centre
rouennais. |
On
connaissait la « rumeur d'Orléans », qui date de 1969 et
qui a été analysée par Edgar Morin, qui en a montré notamment les
fondements antisémites. La « rumeur de Rouen » n'est pas
passée à la postérité et n'est citée qu'en référence à celle de la
préfecture du Loiret. Une brève recherche fait savoir que le chef d'antisémitisme ne pourrait être retenu et que la commerçante et ses filles, menacées et injuriées, ont préféré quitter la ville. L'article du Monde laisse penser que plusieurs magasins étaient visés - comme à Orléans trois ans plus tard - quand d'autres sources laissent croire qu'un seul magasin faisait l'objet de la rumeur. Puisqu'on n'a pas trouvé de source plus explicite - sans doute parce que l'on a mal ou insuffisamment cherché - on se laissera aller à parier que la cible de la rumeur était une famille rapatriée d'Algérie. Ce serait conforme avec l'ambiance de l'époque et l'on irait même jusqu'à supposer que le chef d'antisémitisme pourrait être retenu quand bien même, précisent certains articles, la commerçante n'était pas juive. L'erreur est humaine même quand elle est raciste. Dans le vieil antisémitisme français, il y a une place de choix pour le terme « métèque » qui regroupe dans cet imaginaire sordide tout ce qui n'est pas conforme, la source même du « cosmopolitisme » ciblé par Maurras et ses épigones. Souvent, quand l'extrême-droite prend aujourd'hui pour cible les « arabes » ou, plus largement, les « immigrés », c'est « métèques » qu'il faut entendre comme étant la source de cet axe paradigmatique du langage raciste. Mais, en 1968 Georges Moustaki réhabilitera le terme « métèques » à l'aide d'une chanson devenue un grand succès. Délesté ainsi de sa charge d'insulte, le terme « métèque » tombera dès lors, très logiquement, en désuétude. Avoir « une gueule de métèque » étant devenu à la mode, il aurait été vain de s'en saisir comme invective raciste. Les fâcheux ne manquaient d'ailleurs pas d'autres insultes, dont les termes n'ont quant à eux jamais été réhabilités et qui sont par voie de conséquence toujours employés... |
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| 12 décembre | |||||||||
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