| Diégèse | Calendrier de vie de l'auteur en spirale d'Ulam | ||||||||
| samedi 17 août 2024 |
2024 |
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| ce
travail est commencé depuis 8996 jours
(22 x 13 x 173 jours) |
et
son auteur est en vie depuis 23449 jours
(131 x 179 jours) |
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| ce
qui représente 38,3641% de sa vie |
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| hier | L'atelier
du
texte |
demain |
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| table
des narratrices et des narrateurs |
les narratrices et les
narrateurs du protocole
d'écriture de 2024 |
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| jeudi 17 août 2000 | précédemment | 3 août 2024 | Anatole | Il est temps de rentrer. Il est temps tristement de rentrer. Il
est temps de rentrer tristement. Si cette échappée cycliste aura été un
temps de ressourcement, ce temps du retour est un arrachement. Vais-je
encore pouvoir servir comme enseignant alors que la seule idée de
revoir le lycée provoque une pointe d'angoisse qui, parfois, sur mon
vélo même, coupe mon souffle et fait trembler mes jambes. Je m'arrête
alors puisque je dois m'arrêter, je regarde le paysage et je tente de
reprendre mon souffle. Parfois, ce paysage, c'est la lande, parfois, je
vois la mer et parfois c'est l'abord d'une ville avec ses magasins
démesurés et semblables. Je ne sais comment faire. Mais peut-être vais-je trouver un courrier dans ma boîte-aux-lettres, qui sera le courrier de la délivrance. Rien n'est moins certain cependant. Certes, j'ai mis sur mon dossier mon numéro de téléphone mobile et je prends soin chaque jour de passer par un endroit où le téléphone capte, mais je sais que certaines administrations ne peuvent appeler les numéros de téléphone mobile, ne serait-ce que pour laisser un message sur la boîte vocale à cause du coût des télécommunications. Je vais rentrer. J'ai un répondeur. J'aurai peut-être une bonne surprise. Et puis, la rentrée des enseignants est le premier septembre, un vendredi et celle des élèves le mardi qui suivra, le 5. J'en pleurerais. |
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suite le : | 2 septembre 2024 |
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| samedi 17 août 2002 | précédemment | 5 août 2024 | Côme | La
gendarmerie est venue nous déloger avant-hier, le matin, avant la messe
solennelle de la fête mariale, en évoquant pour cela plusieurs raisons
de droit, dont celle, la plus probante, d'occupation illégale de
l'espace public communal. Mais il pourrait aussi s'agir, selon le
capitaine, d'un exercice illégal de la médecine. Nous avons obtempéré
pour ne pas contrarier les forces de l'ordre et surtout pour ne pas
déclencher un battage médiatique que nous craignons toujours. Ce qui est amusant, quand-même, c'est cette histoire d'exercice illégal de la médecine. Ce serait plaidable devant les tribunaux administratifs. D'une part, nous sommes médecins inscrits à l'Ordre et dûment diplômés ; d'autre part, nous ne pratiquons aucun des actes prévus par la nomenclature, sauf à considérer qu'il s'agit de séances de psychothérapies alors que nous ne sommes psychiatres ni l'un ni l'autre. Dans ce cas, il faudrait fermer tous les cabinets des médecins généralistes qui reçoivent moultes patients auxquels ils ne prescrivent aucun médicament ni même un petit arrêt de travail. Mais, ils ont écouté les bobos de leurs patients et cela suffit parfois à les remettre un temps sur pied. Mais surtout, nous ne demandons pas d'argent. Nous ne flouons ainsi pas la sécurité sociale ni n'enfreignons aucune des règles de la déontologie médicale. Nous allons regretter, très certainement, cet ancien enclos paroissial de Beaulieu-sur-Sonnette. Je crois pouvoir affirmer que nous y avons fait un peu de bien. Nous n'y avons fait aucun mal. Cela est certain. Nous n'avons interrompu aucun traitement en cours. Nous n'avons déjugé aucun de nos confrères. Nous n'avons prôné aucun régime alimentaire nécessitant l'achat de produits rares et coûteux. Nous n'avons effectué aucun prosélytisme religieux. Nous avons certes parfois procédé à l'apposition des mains. |
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| suite le : | 31 août 2024 | ||||||||
| vendredi 17 août 2007 | précédemment | 9 août 2024 | Hermine | Ma promenade parisienne continue. Je suis allée revoir
aujourd'hui le CNIT à La Défense. On oublie souvent que c'est une
merveille. Il est de bon ton, y compris parmi les architectes, de
dédaigner et de dénigrer La Défense. Je ne suis pas de ceux-ci. Le
quartier est le témoin du rêve de modernité pacifiée de l'après-guerre
et le CNIT en est le joyaux. Il est d'ailleurs dommage qu'il soit un
peu mangé par la dalle, construite après lui, qui atténue, qui gomme
même l'effet de vélum de béton qu'ont voulu donner les architectes. Le
bâtiment est aussi l'allégorie de cette spécialité française de la
collaboration entre l'architecte et l'ingénieur, qui vient peut-être du
temps où les architectes étaient formés aux Beaux-Arts quand les
ingénieurs, même civils, venaient de la tradition militaire des grandes
écoles. D'ailleurs, les architectes Camelot, Mailly et Zehrfuss étaient
tous les trois prix de Rome. Quant à Prouvé, appelé pour les façades,
il est à lui seul, comme pouvait l'être Perret, la fusion des deux
traditions irréconciliables. Moi, j'aime La Défense. J'aime m'y promener. J'y adore la lumière. Elle est belle à toutes les heures de la journée et le coucher de soleil y est évidemment somptueux avec les ricochets du soleil sur les tours de verre. Je suis restée tout à l'heure jusqu'à ce que le soleil soit couché. Peut-être aurais-je aimé que quelqu'un me tienne la main. |
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| suite le : | 4 septembre 2024 | ||||||||
| lundi 17 août 2015 | précédemment | 5 août 2024 | Pascaline | Je crois que je vais abandonner cette histoire de bateaux. Je
n'ai pas les moyens. Ou, comme on dit aujourd'hui par anglicisme non
reconnu : je n'ai clairement
pas les moyens. Acheter un petit bateau fluvial pour de la plaisance,
ce serait encore possible. Mais, acheter un bateau aménageable en
cabinet médical tout en conservant un espace dédié à l'habitation, cela
demande un budget que je n'ai pas et que je n'aurai sans doute jamais. Je vais rouvrir le cabinet lundi 31 août. Il faut bien. Et je vais aussi arrêter de chercher à déménager. Tous ces échecs m'ont fatiguée et vont finir par me donner une mauvaise idée de moi-même. Je vais continuer à soigner tous les gens qui ont l'habitude de venir me voir et tous ceux que je ne connais pas encore. Je devrais peut-être changer de métier. Ce qui ne me va pas, c'est que je ne peux pas proposer un parcours de soins à de nombreux patients faute de disponibilités dans l'agenda des spécialistes vers lesquels je dois envoyer certains d'entre-eux. C'est ce point que je devrais corriger, mais je n'ai pas vraiment idée de la solution, sauf à travailler à l'hôpital. Et encore. En médecine, surtout en France, tout est cloisonné et les patients voudraient que je sois Docteur House. Je ne suis pas lui, qui n'existe d'ailleurs pas et je ne serai clairement pas Doctor Boat. |
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| suite le : | 29 août 2024 | ||||||||
| 17 août | |||||||||
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