| Diégèse | Calendrier de vie de l'auteur en spirale d'Ulam | ||||||||
| lundi 15 janvier
2024 |
2024 |
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| ce
travail est commencé depuis 8781 jours
(3 x 2927 jours) |
et
son auteur est en vie depuis 23234 jours
(2 x 11617 jours) |
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| ce
qui représente 37,7938% de sa vie |
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| hier | L'atelier
du
texte |
demain |
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| table des narratrices et des narrateurs | les narratrices et les
narrateurs du protocole
d'écriture de 2024 |
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| mardi 15 janvier 2002 | précédemment | 9 janvier 2024 | Côme | L'église
de Brageac n'est pas dédiée à Côme et Damien, mais à Saint Thibaud,
abbé de l'abbaye des Vaux-de-Cernay. Brageac, ai-je lu, est l'ancienne
Brajecte où le Till de la
légende aurait terminé sa vie dans une grotte et fait
construire un monastère qui sera détruit par les Sarrasins. Les
touristes peuvent visiter la grotte de Saint Till. Ce sont
deux frères, quatre siècles plus tard, Guy et Raoul d'Escorailles, qui
auraient rapporté les chefs
des deux saints guérisseurs en revenant de la première croisade. Deux
frères pour
deux saints... Est-ce pour cette raison que plusieurs chapiteaux de
l'église romane semblent voués à la gémellité ? En revenant de Brageac, nous est venue l'idée, plutôt que de partir tout de suite à Rome, d'aller visiter en France quelques villes dont l'église où l'une d'entre elles porte le nom des deux saint jumeaux guérisseurs. Il y en a une dans l'Aveyron voisin. Cela permettra d'accomplir notre vœu tout en attendant le printemps pour entamer de plus longs voyages vers l'orient. Nous avons eu la chance d'entendre le 7 janvier la cloche de l'église, la plus ancienne du Cantal, datée de 1466. Le 7 janvier, c'est la fête de Saint Till. Nous aurons sans doute été cette année les pèlerins les plus assidus de Brageac. |
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| suite le : | 2 février 2024 |
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| vendredi 15 janvier 2010 | précédemment | 13 janvier 2024 | Karim | Quand je
suis entré dans l'armée, j'ai dit que je ne parlais pas arabe. Je ne
voulais pas que l'on me demande de faire l'interprète. Je sais
maintenant qu'on ne me l'aurait pas demandé, mais je ne voulais pas
courir ce risque. Et puis, je parle un arabe dialectal rudimentaire qui
m'a été cédé par mon père, qui le parlait lui-même très mal. Mes
traductions auraient été trop approximatives pour être utiles et
fiables. Avoir un prénom et un nom arabe et faire le traducteur, c'est
prendre le risque de faire « l'indigène » et je ne voulais
pas être confronté à cela. Le racisme anti-arabe en France est d'abord un « indigénisme » qui est lui même un avatar du colonialisme. Cette forme de racisme est d'autant plus insidieuse et violente qu'elle est refoulée. Parmi les « qualités » que l'on prête aux Arabes, il y a la traitrise, qui est souvent résumée par la phrase : « On ne peut pas leur faire confiance. ». Et, parmi les traitres potentiels, le traducteur est en première ligne, toujours susceptible de mal traduire ou de ne pas traduire pour protéger sa « communauté ». Je ne voulais pas ajouter cette difficulté à toutes celles que j'ai rencontrées depuis l'enfance, celles d'avoir des parents arabes, de vivre en banlieue parisienne et d'avoir la peau mate et les cheveux frisés. On pourrait penser que le contrôle au faciès est l'apanage de la police. En France, il est permanent, que ce soit à la poste, au supermarché ou dans n'importe quelle boutique et se fait d'autant plus violent que l'on s'approche du centre de la capitale... Le jeune Arabe est d'emblée suspect. Même quand les vigiles sont arabes eux-mêmes. L'uniforme militaire m'est donc apparu d'abord comme un talisman, une sorte de cape d'invisibilité. Un Arabe qui porte l'uniforme de l'armée française, avec un écusson représentant un Gaulois, ne peut qu'être « un bon Arabe ». |
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| suite le : | 21
janvier 2024 |
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| mercredi 15 janvier 2020 | précédemment | 9 janvier 2024 | Ulrich | Cela fera
demain déjà une semaine que je vis seul à Florac. Il y avait bien une
quinzaine d'années que cela ne m'était pas arrivé. Quand je lui ai dit
que je voulais que nous nous séparions, je n'imaginais pas que ce
serait aussi soudain, aussi brutal. Une rupture, c'est d'abord rompre
avec la concertation. Même quand on choisit de rompre, on n'en choisit
pas les modalités et celles-ci sont surprenantes. Je me demande quand j'ai choisi de rompre ou même quand j'ai pensé pouvoir choisir de rompre. C'est assez indécidable. Dans les films et les romans, les auteurs font croire qu'il faut un fait déclencheur, qui peut être une dispute ou la découverte d'une trahison. Ce n'est pas le cas pour moi. D'ailleurs, je pense que les faits présentés comme les causes de la rupture ne sont en vérité que des prétextes. La séquence n'est pas : « tu me trompes, donc, je te quitte. », mais bien : « Je veux te quitter, or tu me trompes, ce qui me permet de rompre, ce qui m'en donne l'occasion. » Pour être suffisamment précis, la rupture diffère sensiblement de la séparation. Dans « rupture », il y a toujours de la violence. Peut-être ne voulais-je qu'une séparation sans rupture ? Il est trop tard pour qu'il en soit autrement. |
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| suite le : | 29 janvier 2024 |
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| 15 janvier | |||||||||
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