Diégèse
Calendrier de vie de l'auteur en spirale d'Ulam
mercredi 17 janvier 2024





2024
ce travail est commencé depuis 8783 jours (8783 est un nombre premier)

et son auteur est en vie depuis 23236 jours (22 x 37 x 157 jours)

ce qui représente 37,7991% de sa vie


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table des narratrices et des narrateurs
les narratrices et les narrateurs du protocole d'écriture de 2024










mercredi 17 janvier 2007 précédemment 11 janvier 2024 Hermine Je suis évidemment très heureuse. Mon projet est retenu « en finale ». Je ne partirai donc pas à la montagne en février, ce qui ne sera pas un grand sacrifice... Il faut que je prépare le dossier. Nous sommes trois. Être retenue, c'est aussi l'assurance d'être indemnisée pour le concours et c'est vraiment bon à prendre. Je ne sais pas qui sont mes concurrents, mais, je peux imaginer que ce sont de grosses agences avec des batteries de stagiaires. J'ai travaillé dans une de ces agences après l'école. C'est le grand non-dit des écoles d'architecture : les profs s'en servent comme viviers pour alimenter leur agence, dans une sorte de « spoil system » incroyable. Certains sont même réputés pour aimer la chair fraîche et avoir la main baladeuse... Mais ce milieu est tellement endogame et rancunier que la première qui osera dénoncer cela est assurée de ne plus jamais trouver de boulot sur le marché français.

Je lis dans Le Monde que la campagne de Ségolène Royal connaît un trou d'air. Le quotidien aurait aussi pu titrer : « La campagne de Ségo bat de l'aile ». Deux chiffres : 34% des sondés estiment que l'UMP est unie derrière Nicolas Sarkozy quand 28% le pensent s'agissant du Parti socialiste. Je ne sais pas comment 28% des sondés peuvent encore penser que le PS est uni derrière sa candidate... Ils sont tous en embuscade. À part le partage d'éventuels postes ministériels, c'est à peu près leur seule contribution.








suite le : 19 janvier 2024










jeudi 17 janvier 2013 précédemment 11 janvier 2024 Noëmie J'ai eu un appel de la production. Le scénario a été modifié pour y intégrer un couple homosexuel qui aspire au mariage. J'approuve. Quand je vois la manifestation à Paris du weekend dernier, j'ai envie de pleurer. La Manif pour tous, avec ses slogans orduriers, a rassemblé quand même près de 350 000 personnes... et encore, ils prétendent avoir été 800 000 et engagent une sorte de polémique avec la Préfecture de police, sommée de s'expliquer. On se demande pourquoi le sénateur Charon ne fait pas la même chose quand il s'agit de manifestations syndicales. Mais, ce qui m'agace le plus, c'est que je suis certaine que dans dix ou quinze ans, quand le mariage homosexuel sera devenu banal ou presque banal, des femmes et des hommes qui, aujourd'hui, le fustigent seront blanchi·e·s et affirmeront qu'on a le droit de changer d'avis. On a bien sûr le droit de changer d'avis... On a aussi le droit de prendre acte qu'on s'est douloureusement trompé et se retirer à jamais de la vie politique.

La production, évoquant « un couple homosexuel » n'a pas précisé s'il s'agissait d'hommes ou de femmes. J'imagine que si ce n'est pas précisé, c'est qu'il s'agit d'hommes. Le sexisme se cache partout et même où il ne devrait pas avoir droit de cité.








suite le : 29 janvier 2024










samedi 17 janvier 2015 précédemment 5 janvier 2024 Pascaline Je devrais peut-être ouvrir exceptionnellement le cabinet le samedi matin. Plusieurs patients, qui sont d'ailleurs surtout des patientes, m'ont avoué devoir prendre des demi-journées de congé pour venir me voir, parfois même, pour celles qui travaillent le plus loin, une journée entière et ce, pour une visite de routine, un renouvellement d'ordonnance. J'hésite. Il faudrait déjà que je trouve un remplaçant pour le jeudi. Mes vacations à l'hôpital sont nécessaires, mais le cabinet reste fermé.

Je vais aller tout à l'heure aux obsèques de Madame Grandjean. Quand je suis allée la voir, le 6  janvier, elle était très affaiblie et très confuse. Sa fille, qui avait promis de passer tous les jours, n'était pas venue depuis trois jours. Une fois à l'hôpital, elle n'a pas tenu bien longtemps. Le service de gériatrie est débordé. Mais, tous les services sont débordés et c'est aussi pour cela que je maintiens mes vacations du jeudi. Je ne peux pas les laisser tomber.

Nous étions 5000 samedi dernier dans les rues d'Amiens avec des pancartes « Je suis Charlie ». Soudainement, j'ai eu peur. Je me suis dit que toutes ces manifestations étaient des cibles rêvées pour les tueurs fanatiques. J'ai croisé quelques patients. L'une d'elle m'a embrassée, ce que bien sûr elle ne fait jamais quand elle vient au cabinet.








suite le : 29 janvier 2024










mardi 17 janvier 2023 précédemment 7 janvier 2024 Xavière Tout autour de moi, les parents qui ont des enfants en terminale ne parlent plus que de Parcoursup. Le Monde dévoile qu'il y a même des coaches privés qui proposent leurs services pour accompagner les familles. J'ai encore un peu de temps avant de connaître cela, mais je suis déjà effrayée.

Quand j'étais petite, je voulais être banquière. Je me demande d'où m'était venue cette idée. J'avais entendu papa dire qu'il allait voir sa banquière, avec un lueur de gourmandise dans les yeux. C'était peut-être cela. Je voulais plaire à mon père. Ou bien alors, c'était une série télévisée. Mais je ne vois pas laquelle. L'idée semblait plaire à mes parents. Et puis, soudainement, j'ai changé d'avis. Je ne voulais plus être banquière. Je pense qu'un camarade m'avait dit que les banquiers étaient méchants, et aussi les banquières. Ils allaient leur prendre leur maison parce que ses parents avaient perdu leur travail. Je ne voulais évidemment plus être ce genre de personne. Ensuite, j'ai voulu successivement être boulangère et puis sage-femme... Aux abords de l'adolescence, je ne savais plus du tout ce que je voulais faire. Pour choquer, j'affirmais vouloir être stripteaseuse. C'était assez paradoxal, car, c'était l'époque où je ne voulais même plus me mettre en maillot de bain sur la plage, tellement j'étais mal dans ma peau. Bref, on veut orienter ces jeunes de plus en plus tôt pour favoriser leur employabilité. Il faut les laisser libre aussi de connaître la désorientation. Cela fait partie de la vie.








suite le : 23 janvier 2024
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