Diégèse Les narratrices et les narrateurs
Journal d'Idriss en 2008 - 40 jours -
Idriss vit et travaille à Bordeaux en Gironde.



mardi 2 janvier 2024 mercredi 2 janvier 2008 Cela fait 24 heures. Je tiens bon. Il faut que je tienne bon. Puisqu'on ne peut plus fumer dans les cafés, autant arrêter. Déjà, ne plus fumer dans la boîte n'avait pas été simple. Aussi l'interdiction de fumer dans les trains. Mais, j'avais continué. Là, c'est bon j'arrête. Et en plus, c'est de plus en plus cher. J'espère vraiment que je vais tenir et économiser un peu. J'ai envie d'une nouvelle planche pour cet été.

Je reprends le boulot tout à l'heure. Je suis un peu inquiet de la manière dont ça va se passer. Je suis sûr qu'il m'en veut et comme depuis il ne s'est rien passé pour lui, je parie qu'il va se croire tout permis. C'est ce que je crains le plus dans l'arrêt de la cigarette : de ne pas pouvoir garder mon sang froid et de finir par lui mettre un pain.



lundi 8 janvier 2024 mardi 8 janvier 2008 Je n'ai pas craqué. Je ne fume plus depuis maintenant huit jours. Le retour au boulot ne s'est pas si mal passé. Il faut dire qu'il est en arrêt maladie pour au moins une semaine. Je parierais qu'il a trop mangé et trop bu. Ou bien alors, il tire au flanc. C'est aussi possible. Comme la hiérarchie est d'une indulgence coupable avec lui, il se croit tout permis. Moi, c'est évidemment tout le contraire. Le moindre faux pas et j'ai droit à une remarque. Je pense que c'est parce que je m'appelle Idriss et que je ne suis pas arabe. Si j'étais d'origine maghrébine, ils feraient plus attention, de peur que je les poursuive pour discrimination.  Mais comme je ne suis pas arabe, ils se défoulent. C'est le rêve pour tous ces racistes... Ils aimeraient bien savoir pourquoi mes parents m'ont prénommé ainsi. Je ne le leur dirai pas. Je ne le leur dirai jamais. Je pense que cela redoublerait leur hargne.

J'ai encore une semaine tranquille. Je vais en profiter. Ce sera plus facile de poursuivre le sevrage.



vendredi 12 janvier 2024 samedi 12 janvier 2008 Aventure cocasse, ou presque cocasse : je me suis fait contrôler dans le métro. J'ai sorti ma carte d'identité, qui est encore valable à quelques jours près. Bien sûr, en dix ans, j'ai un peu vieilli. J'étais en règle avec le bon coupon de carte-orange. Le policier regarde ma pièce d'identité. Il me regarde. Il recommence. Il s'arrête. Il me demande de rester là. Il va voir ses collègues. Conciliabule. Il revient. Il me regarde. Il me demande comment je m'appelle. Je lui donne mon nom et mon prénom. Il me demande ma date de naissance et mon lieu de naissance sans doute pour vérifier que je ne suis pas un Roumain qui a volé la pièce d'identité d'un Arabe. Je souris. Je lui demande s'il souhaite voir ma carte professionnelle ou mon passeport, qui sont plus récents. Désabusé, il renonce. Je pars. En tournant la tête, je m'aperçois qu'il est en grand conciliabule avec ses collègues. Il n'est toujours pas persuadé qu'il ne s'est pas fait avoir. Que je n'aie pas l'air arabe, c'est déjà beaucoup, mais que j'aie un nom à particule, c'est franchement invraisemblable.

J'entends qu'on court derrière moi en m'appelant. Il me demande si c'est un pseudo, en rosissant légèrement. Je réponds par la négative et trouvant que la plaisanterie a assez duré, je tourne les talons. Fort heureusement, il n'a pas considéré que c'était un délit de fuite ou un refus d'obtempérer.



dimanche 14 janvier 2024 lundi 14 janvier 2008 Troisième semaine de travail. Soulagement ! Il a fait prolonger son arrêt-maladie.

Parfois, je me demande si ce n'est pas à cause de moi qu'il est malade. En effet, pour moi, c'est lui le harceleur et de la la pire espèce. Mais, la réalité n'est jamais univoque. Tout aussi bien peut-il estimer que c'est moi qui le harcèle. Qui sait ? Je pourrais parier qu'il me trouve particulièrement hautain, voire insolent. En effet, je crois bien n'avoir jamais ri, ni même souri à l'une de ses sorties. Il n'est d'ailleurs pas le seul, je pense, à ne pas me trouver sympathique. Mais, je n'ai aucunement l'ambition d'être sympathique. Je crois même ne pas percevoir clairement ce que cela signifie que d'être « sympathique ».

Il fait souvent état de ses opinions politiques, ce dont je me garde bien dans le cadre professionnel. Mais, il m'interroge, me lançant des « Tu ne trouves pas ? » qui demeurent évidemment en l'air. Je peux aller jusqu'à admettre que je suis exaspérant dans mon application à ne pas « copiner », au risque de passer pour un sociopathe. En revanche, il ne peut pas me reprocher de n'être ainsi qu'avec lui. J'ai, je pense, exactement le même comportement avec l'ensemble des personnes qui travaillent dans cette entreprise et ce, quelle que soit leur position hiérarchique.

Je ne parle pas de ma famille, je ne parle pas de mes vacances, je ne souhaite ni la bonne année, ni les anniversaires. Je ne vais jamais à un pot de départ. Je ne déjeune pas à la cafétéria, car... je ne déjeune pas. J'imagine bien que pour beaucoup c'est insupportable, mais lui, s'est mis dans la tête de débarrasser l'entreprise du triste sire que je suis ou que je suis supposé être.



jeudi 18 janvier 2024 vendredi 18 janvier 2008 Que l'on ne dise pas que je ne fais pas d'efforts ! J'avais échappé à la cérémonie impayable de la galette des Rois où l'on risque chaque année de devoir porter une couronne en mauvais carton doré après avoir exhibée, encore gluante de salive et de reliefs de frangipane une figurine idiote, non sans avoir été contraint de faire la bise ou de feindre de faire la bise à tout l'étage. L'excuse la plus crédible est toujours une intolérance au gluten. On finira bien par fournir des galettes des Rois sans gluten et il faudra alors se rabattre sur la gastro-entérite de saison, qui fait toujours son petit effet. D'ailleurs, il n'est pas nécessaire de donner des détails embarrassants. Il suffit de désigner son abdomen en faisant une légère grimace en prononçant la phrase magique : « Je ne me sens pas bien... »

Je n'ai pas pu cette année échapper à la cérémonie des vœux, qui n'est cependant pas plus hygiénique. Des hordes postillonnent sur des petits fours tout en échangeant leurs miasmes à coups de « Bonne année » parfois tonitruants. La suppression des vœux pendant la pandémie de COVID 19 était une mesure prophylactique qu'il aurait fallu pérenniser. Je serais d'ailleurs favorable à une interdiction générale de toute manifestation conviviale dans le cadre du travail, au moins au sein des locaux de l'entreprise. Chaque année, le responsable de la communication frôle l'épuisement professionnel à cause de cette fichue cérémonie. Une année sur deux, la sonorisation prévue pour que le PDG - le CEO comme on dit désormais pour faire moderne - débite des platitudes rendues inaudibles par le brouhaha ambiant. On n'a jamais entendu personne annoncer un licenciement massif lors de des occasions. On attend généralement le lendemain.

J'y suis donc allé. Personne n'a vraiment osé m'approcher et c'est bien ainsi. Au moins, j'étais assuré de ne pas devoir le rencontrer.



vendredi 26 janvier 2024 samedi 26 janvier 2008 Cette fois, il est revenu... Et je crois qu'il est bien décidé à me faire virer. Mais, je vais prendre les devants. j'ai demandé un rendez-vous à la médecine du travail pour faire un signalement. J'ai préparé mon dossier, reprenant patiemment les messages électroniques, notant les heures, les weekends. Le clou de la collection est un message qui m'impose de devoir lui fournir une note pour le DG le lundi avant dix heures, message envoyé dans la nuit de dimanche à lundi à trois heures du matin. Je sais qu'il arguerait que lui aussi a reçu la commande au milieu de la nuit. Mais, cela ne me semble pas une raison valable. Il pouvait prendre ses responsabilités et répondre au DG qu'il ne donnerait pas une telle instruction à l'un de ses collaborateurs au milieu de la nuit.

Ce qui est terrible, avec le harcèlement, c'est que cela fait une sorte d'amplificateur personnel. Tout à l'heure, j'étais au restaurant d'entreprise pour acheter une bouteille d'eau. De l'autre côté de la salle, je le vois attablé avec trois personnes du service. Ils rient. Je frémis. Mon pouls s'accélère. J'imagine qu'ils parlent de moi. Si j'y pense un peu, ils pouvaient tout aussi bien parler de quelqu'un d'autre, voire d'une situation extérieure au travail. Peu importe, ils parlaient de moi puisque je j'ai cru.



dimanche 11 février 2024 lundi 11 février 2008 Je suis en arrêt de travail pour suspicion d'épuisement professionnel. C'est en tout cas ce que le médecin psychiatre a écrit pour la médecine du travail. Il m'a arrêté trois mois et il m'a demandé de venir le voir une fois par semaine pendant ces trois mois. Je lui ai demandé s'il me trouvait particulièrement en danger. Il m'a répondu qu'il n'était pas nécessaire d'être particulièrement en danger pour que je me soigne. Ces derniers jours, je ne dormais plus ou presque. Je n'allais plus déjeuner au restaurant d'entreprise. J'allais au travail le matin l'estomac noué, si bien que je n'avais pu rien avaler. Quand je rentrais le soir, j'étais en effet trop épuisé pour me préparer correctement un dîner. Je grignotais vaguement devant la télévision que je ne regardais pas avant de rejoindre le lit en titubant presque. Il semblait donc évident que cela ne pouvait pas continuer longtemps comme cela. Le médecin m'a dit qu'il fallait que je réussisse à m'alimenter de nouveau, que les médicaments qu'il m'a prescrits devraient m'y aider et que sinon, il serait obligé de me faire hospitaliser. C'est cette dernière précision qui suscité comme un déclic. J'étais donc potentiellement en danger. Il ne s'agissait pas seulement d'une sorte de vague à l'âme. J'étais malade. Restait à déterminer qui ou quoi m'avait rendu malade.



mardi 13 février 2024 mercredi 13 février 2008 Deux jours déjà, deux jours encore et le temps va.

Je me rends compte que j'ai laissé cette relation de travail toxique envahir entièrement mon espace mental. Elle a grignoté peu à peu mon imaginaire. Je ne pensais littéralement qu'à cela. Et c'est à cela que je dois, non pas cesser de penser, mais penser autrement.

J'ai décidé de me faire la cuisine correctement. J'ai du temps pour aller faire les courses de manière raisonnable, d'aller acheter des produits frais et de les préparer. Pour autant, quand le plat est prêt, même si je peux reconnaître qu'il est bon, je n'ai pas faim. Alors, je le mange sans faim. Il m'est même arrivé de pleurer de manger ma cuisine sans faim, seulement pour me nourrir. Ces pleurs m'ont d'ailleurs permis je crois d'admettre que j'étais vraiment déprimé.

De cela je ne sais rien ou presque. C'est quelque chose dont je n'arrive pas encore à distinguer les éléments pour essayer de démonter les rouages et les assemblages de ma dépression.



dimanche 25 février 2024 lundi 25 février 2008 Cela fait quatre séances que j'ai avec ce psychiatre qui ressemble parfaitement à un psychiatre. On dirait même qu'il a fait en sorte que son cabinet soit entièrement conforme à l'idée que l'on se fait d'un cabinet de psychanalyste, car, mon psychiatre est aussi psychanalyste. Il y a donc tout ce que l'on voit dans les films quand on figure un cabinet de psychanalyste. Il y a bien sûr le divan, qui ressemble à ce que l'on imagine quand on imagine un divan de psychanalyste, un peu vieillot, en cuir, sans doute suffisamment confortable pour que le manque de confort ne vienne pas interférer avec le cours des associations libres, mais pas assez confortable pour que l'on s'y sente bien. Je ne pense en effet pas que ce soit l'objectif, que l'on se sente bien sur le divan de l'analyste.Pour autant, je n'en sais rien car les séances se déroulent en face-à-face.

À la fin de la première séance, j'ai payé et je me suis dit que je n'y retournerais pas. Je ne voyais vraiment pas ce que j'avais à ajouter. La deuxième séance, j'y suis allé parce que j'avais rendez-vous et que je suis du genre à aller aux rendez-vous que l'on me donne. Je crois que cela m'angoisserait trop d'avoir un rendez-vous inscrit sur mon agenda et de ne pas y aller. C'est d'ailleurs ce que je lui ai dit au début de la séance. Il m'a donc demandé pourquoi ne pas aller à un rendez-vous m'angoissait autant. Les trente minutes ont passé très rapidement. Je ne pouvais pas m'arrêter de parler. Et je me suis dit qu'il m'avait bien eu.



vendredi 8 mars 2024 samedi 8 mars 2008 Je me demande quand même si c'est bien normal d'aller chez le psy avec la boule au ventre. Une des rares personnes que je vois encore, supposée même être un ami, m'a demandé, assez stupidement, si cela me faisait du bien, ces séances. Je lui ai répondu, et cela lui est apparu comme une énormité, que cela m'angoissait beaucoup.

J'ai d'ailleurs fini par en parler en séance. Je pensais qu'il allait me demander ce qui m'angoissait et j'avais préparé pour une bonne vingtaine de minutes de réponses. Pas du tout. Il a toussoté en marmonnant vaguement et comme je restais silencieux, il m'a dit de continuer. Et puis, comme je me taisais, complètement bloqué, il m'a demandé ce qui serait normal dans une thérapie.

Alors, soudainement, je me suis mis à pleurer. Entre mes larmes, je lui ai demandé si c'est cela qu'il attendait de moi. Il m'a répondu qu'il n'attendait pas cela nécessairement, mais que cela ne lui semblait pas anormal dans une thérapie de cet ordre.

Je n'y retournerai jamais.



jeudi 14 mars 2024 vendredi 14 mars 2008 Quand j'étais petit, et même quand je n'ai plus été petit, mon prénom a été une source constante d'interrogations et de moqueries. Au collège, j'étais un bon élève et je répondais toujours aux questions de mes professeurs. Alors, des élèves dissipés et méchants avaient inventé le verbe « drisser ». Cela les amusait énormément de faire semblant de se questionner et de se répondre ainsi : « Kes ki fait ? », « i' drisse » Bien sûr, c'est moi qui mets ici un « e », supposant qu'il dût y en avoir un puisque le verbe ainsi inventé semblait bien appartenir au premier groupe. Bien sûr, leur jeu me mettait dans une rage froide et je feignais de ne pas entendre leurs interpellations, si bien que lorsque l'on m'appelait vraiment dans la cour de récréation, je ne répondais pas non plus. Brièvement, j'ai pensé vouloir changer de prénom, mais je savais que mes parents n'y consentiraient jamais.

Je n'allais quand même pas raconter cette histoire débile au psy.

Il m'a demandé ce que moi j'entendais quant les élèves criaient « i' drisse ». Alors je me suis mis à pleurer.



lundi premier avril 2024
mardi premier avril 2008 Je crois que je vais mieux. Mais, je n'en suis pas sûr. Quand je demande à mon psychothérapeute si je vais mieux, il me regarde et me demande ce que j'en pense. Récemment, il ajouté que l'on pouvait se demander s'il s'agissait vraiment d'aller mieux. Je lui ai répondu que là, il m'avait perdu, car, s'il ne s'agissait pas d'aller mieux, je me demande bien à quoi pouvaient servir ces séances. Il m'a répondu : « peut-être, avant d'aller mieux, à comprendre pourquoi vous n'allez pas bien ou pourquoi vous ne vous vous sentez pas bien, ce qui serait plus juste dans l'expression. »

Je crois que j'ai compris ce qu'il voulait dire. « aller bien ou mal » est de l'ordre du fonctionnement, comme on dit d'une machine qu'elle fonctionne. On ne demande pas à une machine si elle a des états d'âme. Soit elle fonctionne bien, soit moins bien, soit plus du tout. Chez l'être humain, c'est plus complexe. Il peut en effet être aussi question de psychosomatique. Et ce n'est pas Freud qui a inventé cette notion. On la trouve déjà chez Descartes.

Aujourd'hui, comme c'était le premier avril, je l'ai appelé en numéro caché pour lui annoncer que j'étais mort. Je pense que mon psy va trouver que c'est une plaisanterie intéressante quoique de bien mauvais goût.



vendredi 5 avril 2024 samedi 5 avril 2008 J'ai bien sûr évoqué cette histoire de poisson d'avril chez le psy et je savais déjà qu'il me demanderait de dire ce que moi j'en pensais. J'avais donc préparé mon truc. Il a écouté sans broncher tout mon commentaire sur mon désir de mort, ma crainte d'avoir envie un jour de me supprimer, ma certitude qu'il voulait lui que je meure, le risque objectif que cela représentait de l'appeler, même en numéro caché... J'ai même évoqué ce qui me semblait le tabou le plus important, le fantasme de sa mort à lui, mon tortionnaire bureaucrate. Bref, je pensais avoir fait le tour de la question, alors, je me suis tu. Je devais avoir parlé sans m'arrêter au moins vingt minutes, ce qui est un long monologue, même pendant une séance. Quelques secondes se sont écoulées et il a dit, toujours sur le même ton un peu interrogateur mais pas trop : « Oui ? » Alors là j'aurais voulu hurler : « Alors rien, rien du tout, nada, niente, j'ai tout déballé, je n'ai rien à ajouter !. » Mais, je n'ai pas osé. Il s'est tu lui aussi. Puis il a énoncé : « la mort, vraiment ? » sur le même ton légèrement interrogatif que pour son intervention précédente. Alors, ils s'est passé quelque chose d'incroyable. Je voulais répondre : « le désir de mort », j'ai pris mon élan et j'ai dit : « le désir » et impossible d'aller plus loin, la gorge comme bloquée.

Il a arrêté la séance par son inestimable « à la semaine prochaine ». Et je me suis retrouvé dehors avec mon désir.



jeudi 11 avril 2024 vendredi 11 avril 2008 Je crois que je commence à comprendre. Ma maladie - et c'est une maladie puisque je suis en arrêt-maladie - est une maladie du désir. Ou plutôt, disons qu'il s'agit d'un trouble du désir. Pourquoi est-ce que ce trouble du désir passe par ce type ? C'est cela qu'il va falloir trouver...

Il y a quelques semaines, la simple idée qu'il puisse se trouver dans la même phrase le mot « désir » et son nom à lui m'aurait semble parfaitement improbable sinon complètement inutile. Maintenant, je commence à entrevoir, non que je le désire mais que la haine que nous échangeons depuis des mois sinon des années est aussi de l'ordre du désir.

Cela dit, il ne faut pas que je me contente de penser qu'il s'agit du désir comme concept. Non, il s'agit de mon propre désir qui s'est mal accroché à son propre désir selon des modalités qui, en ce qui concerne mon désir, me concernent et en ce qui concerne le sien, ne me concernent pas.

Tout cela me fatigue. Pouvais-je penser aussi que c'était aussi fatigant d'aller investiguer de ce côté-là ?
mercredi 17 avril 2024 jeudi 17 avril 2008
mardi 23 avril 2024 mercredi 23 avril 2008
jeudi 25 avril 2024 vendredi 25 avril 2008

mercredi premier mai 2024 jeudi premier mai 2008
lundi 13 mai 2024 mardi 13 mai 2008
jeudi 23 mai 2024 vendredi 23 mai 2008

mercredi 12 juin 2024 jeudi 12 juin 2008
lundi 24 juin 2024 mardi 24 juin 2008

vendredi 12 juillet 2024 samedi 12 juillet 2008
mardi 16 juillet 2024 mercredi 16 juillet 2008
lundi 22 juillet 2024 mardi 22 juillet 2008
mercredi 24 juillet 2024 jeudi 24 juillet 2008

vendredi 9 août 2024 samedi 9 août 2008
dimanche 11 août 2024 lundi 11 août 2008
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