Diégèse Les narratrices et les narrateurs
Journal de Jeanne en 2009 - 38 jours -
Jeanne vit et travaille à Nice dans les Alpes-Maritimes.




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samedi 6 janvier 2024 mardi 6 janvier 2009 Des quarante-et-un quartiers de Nice, celui que je préfère est celui de Saint-Pierre-de-Féric. J'aimerais beaucoup y habiter et je ne désespère pas d'y trouver un appartement. C'est pour moi le quartier des collines niçoises par excellence. Je pense que l'on y garde précieusement la lumière des peintres. J'aimerais savoir peindre. Je sais que je commencerais par peindre le viaduc de l'autoroute A8 qui traverse le quartier de part en part. Beaucoup regrettent ce qu'ils considèrent comme une balafre. J'y vois autre chose, de l'ordre de la puissance humaine qui faute de pouvoir déplacer les montagnes, les traverse de part en part. Je retournerai m'y promener dimanche prochain.

J'ai repris hier et déjà je suis très angoissée. Je crois que l'on n'imagine pas ce ce que c'est que de travailler quotidiennement avec des malades du cancer. J'ai parfois l'impression d'être à la porte des enfers, là où l'on trie les âmes. Mais je détiens un secret insoutenable : le tri est aléatoire. Quand j'entre dans la salle d'attente, je crains toujours de ne pas voir le premier patient, puis d'apprendre que je ne le reverrai plus. Quand le téléphone sonne et que l'on m'apprend le décès d'un des patients en traitement, l'espace d'un instant, mon regard est voilé par la tristesse. Et puis j'oublie.

Je vois le psy demain.




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lundi 8 janvier 2024 jeudi 8 janvier 2009 J'ai vu le psy hier. Il m'a proposé un arrêt de travail, trouvant que j'étais très angoissée alors même que je rentre de vacances. J'ai essayé de lui expliquer que j'étais précisément angoissée parce que je rentre de vacances et que je crains que certains patients soient morts. Il a essayé de me mettre sur la piste de la culpabilité, d'une culpabilité - je reprends ses termes - qui « viendrait d'ailleurs pour se poser là ». J'ai failli sortir. Bien sur qu'on se sent coupable quand un patient ne guérit pas, même quand, comme moi, on n'est pas médecin.

J'espérais qu'il me donne des médicaments. Il m'a suggéré d'en parler à mon généraliste. Il m'a dit que je vis dans un monde médicalisé et qu'il me propose un travail qui m'aide aussi à m'échapper de la médicalisation.

Je lui ai raconté ma promenade dans les collines de Saint-Pierre-de-Féric. Je pensais que je noyais le poisson et bien c'est, de ce que j'ai dit, ce qui a semblé l'intéresser le plus. Alors, je lui ai parlé de la beauté du viaduc de l'autoroute A8. Il a souri et il m'a dit que nous y reviendrions.

Je crois qu'il me reste des anxiolytiques au fond du tiroir de la salle de bain. J'irai voir mon généraliste plus tard. Je ne sais même pas s'il est revenu de vacances.




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samedi 20 janvier 2024 mardi 20 janvier 2009 Je reprends demain. Pendant ces journées de repos forcé, je n'ai rien écrit. Quand je suis allée voir mon généraliste - c'était le 9, je crois - il m'a arrêtée pour une dizaine de jours. Il faut dire que je me suis effondrée dans son cabinet en avouant entre les larmes que je n'en pouvais plus de tous ces malades, de tous ces morts, de ce monstre du cancer. Je lui ai avoué aussi que je craignais moi aussi de choper la maladie, un peu comme si elle était contagieuse. Il m'a donc envoyée faire une mammographie et je soupçonne que c'était pour me rassurer. Bien sûr, ce n'est pas ce qu'il ma dit. On n'envoie pas les gens faire des examens pour les rassurer. Je n'ai pas voulu passer par l'hôpital pour avoir un rendez-vous plus rapidement. J'aurai les résultats bientôt.

Je vais donc retrouver l'hôpital demain, sa terrasse qui domine la côte. Je pense à tous les touristes qui passent chaque année pour prendre un peu le soleil sur cette côte d'azur. Ils n'imaginent pas que sur l'une des collines de Nice, un établissement de soins, parmi les meilleurs de France, les regarde. Certains y viendront peut-être, plus tard. En arrivant, ils reverront la plage où ils ont bronzé un été. On appellera leur nom pour commencer le traitement. Nice, pour eux, ne sera plus jamais une ville de villégiature, mais la ville où ils ont été irradiés. Pour certains, ce sera la ville où ils ont guéri. Les autres n'auront rien à en dire.




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dimanche 11 février 2024 mercredi 11 février 2009 Plus de dix jours que je n'ai pas pris ce carnet. Je me relis et cette crainte autour de résultats d'une mammographie me parait déjà lointaine. Les résultats étaient excellents et le médecin avait raison : cela m'a rassurée. Mais, une fois que l'on a fermé la porte par laquelle l'inquiétude sinon l'angoisse était entrée, elle finit bien par trouver une autre porte tant que la cause véritable n'a pas été identifiée et traitée. Mais, moi, je connais la cause véritable : ce n'est même pas de travailler tous les jours pour des personnes atteintes de maladies graves et dans la plupart des cas du cancer, ce n'est même pas de savoir que parmi ces personnes, toutes ne guériront pas. Je pense que si j'obtenais une mutation vers un autre hôpital dans un autre service, ce serait la même chose. Je pense même que si je quittais l'univers hospitalier, ce serait encore la même chose. Peut-être que je ne supporte en fait pas que l'humanité soit mortelle, voire même que le vivant soit mortel, ce qui m'interdirait même de travailler dans une jardinerie. Si c'est cela mon trouble, peut-être devrais-je m'intéresser à ce qui n'est pas mortel. Cependant, cette interrogation provoque comme un vertige. Tout est mortel. On sait même que le soleil l'est et a fortiori la terre.

Alors, je ne sais pas.




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samedi 17 février 2024 mardi 17 février 2009 Il y a bien un remède, je crois, à mon angoisse de mort.
Ce n'est pas l'amour. Ce ne peut pas être l'amour. Il n'y a rien de plus mortellement mortel que l'amour. Mais, cela pourrait être l'art.
Je vais essayer d'aller voir l'exposition en cours au musée d'art contemporain de Nice, le MAMAC. Elle se nomme « Le Chemin de la peinture ». Le titre est suivi de noms d'artistes que je ne connais pas et dont je suppose qu'ils sont des peintres : Gérard Gasiorowski, Denis Castellas, Valérie Favre, Stéphane Pencréac'h, Alun Williams. J'avoue n'avoir jamais entendu parler d'aucun d'entre eux et cela me rend très curieuse. Je suis curieuse aussi de savoir ce qui peut les rassembler dans ce musée de Nice où je n'ai jamais mis les pieds. Sans doute autre chose que la peinture... En tout cas, je l'imagine. La personne qui a choisi de les exposer ensemble doit bien avoir une intention plus subtile et c'est celle-ci qui m'intéresse. J'ai hâte.
L'exposition est ouverte jusqu'en mai. J'ai donc le temps d'y aller. Mais, je me connais, je risque d'oublier.
D'ici là, je vais essayer de me documenter sur ces artistes.

La peinture... L'art... Le chemin...




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lundi 19 février 2024 jeudi 19 février 2009 Je suis revenue de Lacassagne à pied. Une heure de marche. L'air était vif, presque piquant, mais cela m'a fait du bien, beaucoup de bien. Chaque pas que je faisais était une petite thérapie. Je me suis concentrée sur la marche, d'abord et puis aussi sur le chemin. Ce n'est pas vraiment une promenade agréable. Ce n'est d'ailleurs pas une promenade. Mais, on peut quand même attraper ici et là le parfum des mimosas et surtout leur couleur de ce jaune inoubliable.

Je me souviens qu'il m'avait offert du mimosa. J'étais encore au centre de formation, à Paris. Je finissais à 16 heures ce jour-là et il pleuvait. Le ciel était gris plombé comme l'aile d'un pigeon malade. Dès le haut des marches, je l'ai vu avec son sourire et ses drôles de pantalons qui ne lui allaient délicieusement pas. Il avait les mains derrière le dos. Je ne me suis pas méfiée. J'ai descendu les escaliers un peu trop rapidement et je suis arrivée dans ces bras. Et là, j'ai été enveloppée par les deux bottes de mimosa qu'il tenait derrière son dos.

Je ne peux pas me souvenir de cette scène sans émotion. Certes, c'était un peu théâtral. Mais cela semblait sincère. D'ailleurs, ce n'était pas encore l'époque où l'on prenait des photographies à tout bout de champ et les téléphones mobiles, a fortiori avec appareils photographiques, n'existaient encore pas.

Je crois que j'ai encore quelque part un brin de ce mimosa. Je dois le retrouver.




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jeudi 7 mars 2024 samedi 7 mars 2009 Je m'aperçois que la fréquentation de l'art, celui d'aujourd'hui comme celui du passé, m'aide beaucoup à m'extraire des situations humaines souvent tragiques que je vis à Lacassagne. Je m'intéresse depuis une dizaine de jours à ce que l'on nomme l'École de Nice. Certains artistes de ce groupe qui a été actif de la fin du début des années 1960 au milieu des années 1970 sont encore en vie et certains bien actifs.

Bien sûr ce qui frappe avec le recul, c'est l'absence des femmes. Faudrait-il en conclure qu'il n'y avait pas de femmes artistes dans ces années-là à Nice ou qu'on ne leur donnait pas de place ? La réponse est évidemment dans la question. Ce pourrait être amusant, d'ailleurs, d'aller chercher qui étaient donc les femmes artistes à Nice quand ces messieurs prenaient toute la place institutionnelle et médiatique. La seule qui réussissait à s'imposer et j'imagine qu'elle les fascinait tout autant qu'ils la craignaient était Niki de Saint Phalle. Mais, elle n'était pas à Nice en permanence. Elle y est quand même restée toute l'année 1953. Il faudra encore attendre, je pense, quelques années pour que l'importance des femmes-artistes dans cette période machiste de l'art soit enfin révélée.

En renversant la perspective, on pourrait dire que les hommes font de l'art pour prouver qu'ils ont malgré tout une sensibilité au monde. Les femmes n'ont pas de preuve à donner sur cela et font donc de l'art parce que c'est pour elle important et nécessaire.




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mercredi 27 mars 2024 vendredi 27 mars 2009 Ce qui est le plus difficile quand on commence à s'intéresser à l'art, c'est de renoncer à ce que ce soit beau. D'ailleurs, quand on veut faire du beau, on ne parvient jamais qu'à faire du joli, cela devient décoratif, bon à jeter. Ce n'est d'ailleurs pas vrai que dans la peinture, c'est vrai pour toutes les formes de création. Et ce n'est pas récent. Cela a été théorisé au XIXe siècle, par exemple, par les naturalistes. Germinal, n'a pas vocation à susciter le sentiment du beau. L'exemple le plus frappant, c'est Madame Bovary, bien que Flaubert ne soit pas toujours naturaliste. Dans la peinture, c'est constant. Qui peut assurer que les dessinateurs d'aurochs et de bisons voulaient faire du beau ? Évidemment personne. Mais, plus près de nous, on trouve dans la peinture classique de nombreux exemples ou faire beau n'est pas du tout l'intention du peintre. C'est peut-être d'ailleurs ce qui caractérise l'académisme, qui résout la question du faire beau par celle du faire bien.

Voilà ce que j'ai pu retenir, de manière très synthétique, de l'émission de radio que j'ai écoutée. Je ne suis pas certaine d'avoir bien retranscrit, mais c'est ce que j'ai compris. C'est sans doute pour des raisons équivalentes que certains chirurgiens considèrent que la chirurgie esthétique n'est pas vraiment de la chirurgie.




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samedi 6 avril 2024 lundi 6 avril 2009
C'est plus compliqué qu'il n'y paraît la question du beau. Je ne parle pas de la beauté, mais du beau. On ne parle pas de la beauté aux enfants, mais seulement du beau. « C'est beau » ou « Pas beau » leur dit-on a tout bout de champ et pour n'importe quoi. Le problème est que le « pas beau » est souvent utilisé à la place du « pas bien »... Et c'est comme cela qu'insidieusement on fait entrer dans la tête des enfants, au moins dans la tête de celles et ceux élevés dans la langue française, une association tordue entre le bien et le beau et donc entre le mal et le laid. C'est bien mal les éduquer et surtout bien mal les préparer à leur vie future. Ils vont rencontrer du mal qui se présentera en beau et du bien qui ne sera pas nécessairement folichon. C'est sans doute aussi cela que veulent dire les artistes quand ils rejettent la beauté en dehors de la question de l'art. De même que l'art n'a pas besoin d'être beau, il n'est pas voué à présenter le bien.

Je me sens assez démunie pour aborder ces sujets. On n'avait que peu de cours de philosophie au lycée, surtout dans les sections scientifiques et pas du tout de cours d'histoire de l'art. C'est ainsi que désormais, plutôt que de concepts je me souviens du nom de quelques philosophes, d'ailleurs tous des hommes, sans bien savoir ce qui les distingue entre eux. Je suis passée à côté de la philosophie scolaire, mais peut-être puis-je essayer d'enclencher désormais à mon usage exclusif une philosophie « post scolaire » ?




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lundi 8 avril 2024 mercredi 8 avril 2009 Il m'est venu l'idée bizarre que je m'intéressais au beau parce que c'était ce qui était le plus proche de la mort. C'est vraiment une idée bizarre. En effet, rien de beau dans la mort, a priori, et rien non plus dans les conséquences de la mort. Mais il s'agit là de ce qui entoure la mort, de ce qui la précède ou de ce qui lui succède. Mais, la mort elle-même, comme concept, demeure éternellement dissimulée. C'est un peu comme dans une pièce de théâtre du dix-septième siècle dans laquelle le personnage se meurt mais ne meurt jamais. Et quand il est mort, il ne se meurt plus.

Il y a dans mon service une soignante qui a travaillé dans un des premiers centres de soins palliatifs près de Marseille, à Gardanne, créé en plein milieu des années SIDA. Elle ne regrette pas cet engagement mais elle préfère quand même travailler à Lacassagne car, dit-elle, ici, certains patients s'en sortent, en sortent. Ce n'est jamais le cas dans les centres de soins palliatifs. Moi, je me demande si je ne vais pas demander ma mutation pour un centre de soins palliatifs. La mort m'intéresse plus que la souffrance et peut-être même que le soin.




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samedi 20 avril 2024 lundi 20 avril 2009 Bon, c'est fait. J'ai demandé ma mutation à Marseille, à la clinique Sainte-Élisabeth, pas très loin du centre-ville. C'est un centre de soins palliatif bien coté. J'ai reçu une proposition d'entretien le jeudi 30 avril. Cela ne m'arrange pas vraiment parce que quand il y a un jour férié dans la semaine, comme le premier mai cette année qui tombe un vendredi, on a tendance à reporter les rendez-vous sur les autres jours de la semaine et c'est encore plus tendu que d'habitude.

Est-ce que cela me plairait de vivre et de travailler à Marseille ? Ce qui est sûr, c'est que la vie est beaucoup moins chère et que la vie artistique et culturelle est plus diversifiée. J'espère que l'entretien sera positif. Si ça ne marche pas, je pourrais toujours postuler au centre Paoli-Calmettes. C'est d'un aussi bon niveau que Lacassagne et aussi réputé.

Vivement le 30 avril ! En plus j'aurai été payée...




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jeudi 2 mai 2024 samedi 2 mai 2009 Je ne sais pas si je vais être prise. L'entretien ne s'est pas mal passé, mais je ne me suis pas trouvé très bonne. J'ai trop insisté, je crois, sur mes compétences techniques et pas assez sur mes qualités humaines. Mais, je n'aime pas beaucoup parler de moi, en fait, surtout à des fins publicitaires. De toute façon, je ne sais pas s'ils ont vraiment beaucoup de candidats pour ce poste. Ce n'est pas certain. Le travail est particulièrement difficile et vocationnel.

Aimerais-je vivre à Marseille si je suis prise ? Quand je suis repartie, il y avait ce que je crois être des cours de chant dans un immeuble en face de la clinique. Sans doute les patients en fin de vie doivent entendre le chant et la musique. Il faudrait imaginer des échanges, une présence musicale au sein de l'établissement. Mais, cela a sans doute déjà été imaginé et pensé, et fait.

Je me rends compte que je n'ai posé aucune question. Je devrais apprendre à poser des questions.

Avant de repartir à Nice par le train, je suis allée voir le Vieux-Port et j'ai pris un café à la brasserie La Samaritaine. C'était bien.




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lundi 20 mai 2024 mercredi 20 mai 2009 J'ai reçu une réponse positive hier. Je l'ai trouvée dans la boîte aux lettres en rentrant de Lacassagne. La journée avait été particulièrement pénible. Je ne peux même pas écrire ici pourquoi. Le cancer est injuste. Le cancer est odieux. Le cancer est une abomination qui pourrait faire douter de tout. Et, parfois, il est encore plus injuste, encore plus odieux. J'ai retenu mes larmes toute la journée. Il ne s'agissait surtout pas de pleurer devant cette jeune patiente, cette trop jeune patiente. Sur le chemin du retour, mes larmes coulaient sans que je puisse les retenir et j'ai enfin éclaté en sanglots. Puis, j'ai trouvé la réponse attendue de Marseille. Je n'en menais pas large en ouvrant l'enveloppe.

Je crois que je fais le bon choix. Je sais que ça va être dur. Je sais que la ville est dure. Mais, ce qui sera différent, c'est que je ne serai plus obligée de mentir en faisant croire aux patients qu'ils vont guérir. Là-bas, le contrat entre nous sera clair. Ils entrent pour mourir et je les accompagnerai dans ce dernier trajet. En fait, cela n'a rien à voir avec un centre spécialisé dans le cancer comme Lacassagne.




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jeudi 30 mai 2024 samedi 30 mai 2009 Je vais retourner à Marseille pour commencer à chercher un appartement. C'est un peu tôt, car, je ne prendrai en fait mon nouveau poste qu'en septembre, mais je préfère aller me rendre compte sur place du marché de la location. En tout cas, je sais déjà que ce sera moins cher que Nice. Mon rêve serait d'avoir un rez-de-chaussée avec un petit jardin. Avec un peu de patience et de bonne volonté, il paraît que l'on en trouve pour pas trop cher. Bien sûr, il faut être sûr des voisins, sinon ça devient vite l'enfer et on passe son temps à ramasser des papiers gras, voire des canettes quand ce ne sont pas des bouteilles de bière les soirs de défaite de l'OM. Mais, avec un peu de persusasion, cela aussi ça se négocie.

J'ai deux rendez-vous avec des propriétaires qui louent à des étudiants et donc, qui renouvellent chaque année ou presque leurs locataires. Je dois voir un appartement rue Monte-Cristo, sans jardin mais avec une terrasse et l'autre rue Jaubert. Les deux sont à un jet de pierre de la clinique Sainte-Élisabeth. Si ça pouvait marcher du premier coup, ce serait super. J'aurais un souci en moins et je pourrais tout à la fois préparer mon déménagement et imaginer la décoration.

Mais ne rêvons pas.

Ou plutôt si. Rêvons.
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