| Diégèse | Calendrier de vie de l'auteur en spirale d'Ulam | ||||||||
| jeudi 4 juillet 2024 |
2024 |
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| ce
travail est commencé depuis 8952 jours
(23 x 3 x 873 jours) |
et
son auteur est en vie depuis 23405 jours
(5 x 31 x 151 jours) |
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| ce qui représente 38,2482% du nombre de jours de sa vie | |||||||||
| hier | L'atelier
du
texte |
demain |
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| table
des narratrices et des narrateurs |
les narratrices et les
narrateurs du protocole
d'écriture de 2024 |
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| mardi 4 juillet 2000 | précédemment | 28 juin 2024 | Anatole | Je n'ai pas pu revenir vers ce carnet avant aujourd'hui, bien
trop troublé pour tenter même d'écrire. Ce sont les vacances qui
commencent et je ne sais pas comment je vais les supporter. Comment
rapporter cette entrevue invraisemblable dans le bureau du principal,
première démarche vers une plainte pour harcèlement moral. Je suis accusé par les parents K d'être à l'origine de la grave dépression de leur fille Nolwenn. Ils sont venus avec des journaux intimes de leur fille dans lesquels je suis cité sur de nombreux pages en des termes au départ très louangeurs et puis amoureux. Mais, c'est un amour déçu, la jeune femme me reproche de ne pas lui prêter attention, de ne pas la regarder, de faire exprès de regarder d'autres élèves de la classe. Puis, c'est la première crise et la première absence. Elle apprend que j'ai pris des nouvelles d'elle, que je me suis inquiété. Cela réveille des espoirs. Mais, elle revient en classe et m'accuse alors de jouer au chat et à la souris. Les crises s'enchaînent jusqu'à l'hospitalisation. Donc, je suis l'objet de fantasmes de la part d'une adolescente visiblement mal dans sa peau, avec des parents abusifs. Ne l'auraient-ils pas été qu'ils ne se seraient pas saisis des journaux de leur fille, qui n'est pas morte, fort heureusement. Je ne suis certainement pas le premier professeur à qui cela arrive. Mais, je n'ai justement rien fait et je suis donc, en quelque sorte, accusé de harcèlement par omission. Tout cela est ridicule mais horriblement cruel. |
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| suite le : | 18 juillet 2024 |
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| jeudi 4 juillet 2013 |
précédemment | 28 juin 2024 | Noëmie | Personne
de l'équipe n'a pu revenir, mais les curieux sont moins
nombreux. J'ai quitté la maison, la laissant sous bonne garde. Je n'ai
pas quitté Saint-Sévère-sur-Indre, me tenant à la disposition de la
gendarmerie, s'il fallait faire d'autres vérifications. Il semblerait
que l'enquête piétine et que les analyses effectuées par la police
scientifique n'ont pas donné grand chose. Il y a eu un moment bien pénible hier. Les parents d'Hector sont venus de Bapaume pour voir la maison où leur fils est mort. Je les ai accompagnés mais ils n'ont pas pu entrer dans la chambre qu'il occupait, qui est mise sous scellés. Quand ils ont annoncé leur venue, j'ai imaginé un couple modeste du nord de la France, un peu gros et mal habillés. Je me trompais. Ils ont la cinquantaine bien conservée. Le père porte des tatouages assez incroyables sur les avant-bras et la mère dans le cou. Elle a les cheveux teints au henné quand le père est blond peroxydé.avec une crête sur la tête. Nous avons pris un café. Ils étaient calmes et tristes. Ils m'ont dit qu'Hector n'aurait sans doute pas aimé qu'ils viennent ici. Il était très différent d'eux, qui avaient toujours été un peu punk. Ils aimaient le plaisanter sur ses habitudes sages, ses lectures incessantes depuis son plus jeune âge. Le père s'est mis à pleurer et la mère est alors sortie comme si elle n'en pouvait plus de cet homme pleurnichard. La scène était intéressante parce qu'elle était réelle. Dans un film, elle n'aurait justement pas été considérée comme plausible. Ils sont repartis à Bapaume. |
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| suite le : | 8 juillet 2024 | ||||||||
| samedi 4 juillet 2015 | précédemment | 30 juin 2024 | Pascaline | Encore raté. L'hôpital de Chauny m'a appelé hier. Ils ont une
baisse de crédits et ils ne pourront pas à la rentrée payer des
vacations supplémentaires. Je n'ai donc aucune raison d'aller
m'installer à Chauny, les promenades sur les bords de l'Oise n'étant
pas une raison suffisante. D'ailleurs, ici, il y a la Somme et les
hortillonages et un nombre infini de promenades à réaliser. Je vais donc peut-être rester à Amiens. Mon cabinet marche bien, trop bien même. Cette envie de voir du pays me reprendra peut-être mais il faudrait sans doute alors que j'envisage d'aller plus loin que la Picardie. Qu'est-ce que je fuis à Amiens ? Peut-être la solitude. Je donne tellement à mes patients que je ne prends aucun soin de moi. Je ne fais pas de sport. Je mange souvent n'importe quoi debout et trop vite. Je n'ai pas d'amis proches. Je n'ai pas d'amour ni d'amourettes. Je n'ai pas de sexualité et ce ne sont pas toutes les maladies vénériennes que je croise et que je soigne qui me donnent envie de réessayer. Je suis tellement enfermée dans ce rôle de médecin que je ne sais même pas écrire comment tout cela s'est noué. |
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| suite le : | 10 juillet 2024 | ||||||||
| lundi 4 juillet 2016 | précédemment | 30 juin 2024 | Quentin | C'était vraiment bien. Je ne sais pas que dire de plus. Tout s'est passé au mieux. Mon trac a disparu dès la première note. Mes collègues ont été formidables. Il n'y avait pas beaucoup de public, seulement les habitués et quelques collègues des piscines dans lesquelles nous travaillons. Nous n'avions pas fait beaucoup de publicité pour ce concert, car nous n'étions pas certains de réussir notre coup. Et nous avons, de l'avis de tous les auditeurs, parfaitement réussi. Le mari d'une des chanteuses a filmé le concert entièrement. Il m'a envoyé le film par transfert. Je ne l'ai pas encore regardé. Je n'ose pas. C'est comme de la pudeur mais c'est au-delà de la pudeur. J'ai presque peur de m'évanouir si je m'entends et me vois chanter. Il va bien falloir pourtant que je dépasse tout cela. Nous répétons ce soir. Le prochain concert et dernier de la saison aura lieu le 30 juillet. Mais ce sera dans la basilique. Enfin, nous l'espérons. |
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| suite le : | 28 juillet 2024 | ||||||||
| mardi 4 juillet 2023 | précédemment | 24 juin 2024 | Xavière | Je les ai plaqués. J'ai fait quelque chose que je n'aurais
jamais pensé faire : j'ai appelé ma mère. Je lui ai dit que je lui
expliquerai plus tard mais qu'il fallait qu'elle vienne tout de suite
chez nous pour garder Fanette et Anaïs, qu'elle surveille un peu
Kilian. J'ai appelé Stéphane pour qu'il rentre du Cantal. Il ne
s'entend pas bien avec ma mère, mais mon absence permettra peut-être de
les rabibocher. J'ai demandé à mon médecin de m'envoyer un arrêt de
travail. Elle me connaît bien et elle connaît aussi la situation et n'a
pas demandé de détails. Je lui ai dit que j'avais besoin de prendre
l'air une semaine, que ce n'était plus possible. J'ai pris une chambre à Palavas-les-Flots. Je ne sais pas vraiment si c'est une bonne idée d'aller dans ce temple des vacances familiales et populaires normales. Mais, même en ce début juillet, ce n'était pas cher. Sans doute à cause des moustiques dont on dit qu'ils pullulent à cause des marais tout proches. Je leur ai dit que je ne voulais pas entendre parler d'eux pendant une semaine. Je devais avoir l'air tellement bizarre et déterminée que personne n'a pipé mot. Palavas, me voilà. |
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| suite le : | 6 juillet 2024 | ||||||||
| 4 juillet | |||||||||
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