| Diégèse | Calendrier de vie de l'auteur en spirale d'Ulam | ||||||||
| samedi 4 janvier
2025 |
2025 |
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| ce
travail est commencé depuis 9136 jours
(24 x 571 jours) |
et
son auteur est en vie depuis 23589 jours
(32 x 2621 jours) |
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| ce
qui représente 38,7299% de sa vie |
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| hier | L'atelier
du
texte |
demain |
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| Déjà écrit | et pourtant pas encore | ||||||||
| 3e page du recto du carnet rouge | |||||||||
![]() | Je montre un peu mon angoisse (Fragments d'un discours amoureux Barthes) Les psychotiques ont peu d'un effondrement et leurs psychoses ne seraient qu'un moyen de masquer cette angoisse. Peut-être faudrait-il leur dire que cet effondrement a déjà eu lieu. def intempestif qui est fait à contre temps, se produit mal à propos coalescence soudure trop apparente ou grossière. Entre ce cadavre, le même qu'un vivant mais sans vie et cet innommable, le même qu'un mort mais sans mort, je suis un nom accolé à une nullité indiscernable, inventeur de son épave et de son projet d'un seul coup. |
Si je n'avais
pas accès au cours de Barthes, qui parcourt le désir d'écrire tout
autant que la déconvenue amoureuse et le vide causé par la mort de sa mère
le 25 octobre 1977, j'avais bien sûr accès aux livres publiés et précisément
à Fragments d'un discours amoureux
qui aura sur moi un effet inattendu sur lequel je reviendrai peut-être ici, plus tard. La phrase relative aux psychotiques est issue, quant à elle, ou adaptée - il faudra vérifier - de Soleil noir de Julia Kristeva paru en 1987 et dont le sous-titre est Dépression et Mélancolie. Le titre fait bien sûr référence au poème de Nerval Soleil noir de la mélancolie intitulé El Desdichado, bien connu pour être régulièrement « servi » au baccalauréat et dont les premiers vers sont : Je suis le Ténébreux, - le
veuf, - l'Inconsolé,
Le prince d'Aquitaine à la tour abolie : Ma seule étoile est morte, - et mon luth constellé Porte le soleil noir de la mélancolie Quant au dernier paragraphe de cette page un peu noire, il s'agirait, selon un moteur de recherche de l'internet, d'une citation de Maurice Blanchot et plus précisément de son livre publié en 1949 : L'Instant de ma mort. Mais, je ne me souviens pas de l'avoir lu ni même feuilleté. C'est donc peut-être une citation de seconde main. Un lecteur du carnet qui ferait l'erreur commune de ne pas distinguer l'auteur-écrivant de la personne qui incarne cet auteur pourrait légitimement conclure à un épisode dépressif sévère voire inquiétant. Mais, il n'en était rien. C'est surtout que la posture dépressive étant propice, culturellement, romantiquement, à l'écriture, c'est elle qui était choisie. Mais on n'a aucun souvenir d'une dépression. Mais, il y avait bien sûr cette double tristesse, celle d'être triste et celle de devoir le cacher. |
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| 4 janvier |
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