| Diégèse | Calendrier de vie de l'auteur en spirale d'Ulam | ||||||||
| mercredi
premier octobre
2025 |
2025 |
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| ce
travail est commencé depuis 9406 jours
(2 x 4703 jours) |
et
son auteur est en vie depuis 23859 jours
(32 x 11 x 241 jours) |
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| ce
qui représente 39,4233% de sa vie |
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| hier | L'atelier
du
texte |
demain |
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| Déjà écrit | et pourtant pas encore | ||||||||
| 22e page de la 2e
liasse du Carnet noir oriental |
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![]() | C'est
une autre tension qui ce soir rend ces écrits dans le noir, sur le
carnet noir prolifique, cette tension particulière de la proximité
probable comme improbable de ce que chrétiens appellent péché, mal, ce
que l'écriture nommera émotion. Cette émotion concentrée, époustouflée par le passage, son inquiétude, sa peur, son souvenir, ce passage d'instants essentiellement identiques, parfaitement lents, plus lents que les heures de travail, les sens aux aguets, prémonitoires. |
Les
« Écritures » et autres livres saints disent et veulent dire
qu'écrire est non seulement superflu, inutile, mais aussi de l'ordre du
péché. Seul serait donc admis, autorisé, le commentaire des
« Tables de la loi ». C'est cela qui fonde la censure, cette croyance en l'existence d'un écrit indépassable, irrémédiable. Et de la censure, on passe machinalement au totalitaire. Par exemple, la sacralisation, sinon la fétichisation, des quatre évangiles m'a toujours embarrassé. Car il s'agit d'abord de récits de vie, de choses vues, remplis de contradictions, de redites, d'imprécisions même. Ce qui est saint, ce n'est pas le livre, mais sa lecture. Écrire, surtout quand il ne s'agit pas d'écrire quelque chose et surtout pas un livre, est donc toujours une déviance, un affrontement qu'il s'agit finalement d'assumer. |
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| premier octobre | |||||||||
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