| Diégèse | Calendrier de vie de l'auteur en spirale d'Ulam | ||||||||
| vendredi
3 octobre
2025 |
2025 |
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| ce
travail est commencé depuis 9408 jours
(26 x 3 x 72 jours) |
et
son auteur est en vie depuis 23861 jours
(107 x 223 jours) |
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| ce
qui représente 39,4284% de sa vie |
mille
trois cent quarante-quatre semaines d'écriture |
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| hier | L'atelier
du
texte |
demain |
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| Déjà écrit | et pourtant pas encore | ||||||||
| 24e page de la 2e
liasse du Carnet noir oriental |
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![]() | 23 Août 1991 Pris dans les filets du désir refoulé je me comporte évidemment comme un imbécile, presqu'un fou. 29 Août. Piscine, en l'absence du désir refoulé et en l'absence du désir en marche, je lis et annote ici "Fragments d'un discours amoureux". Je suis Barthes (suivre ou être) Ce que je découvre chez Barthes aujourd'hui c'est une métaphysique optimiste du bonheur d'amour, de l'amour qui se déplore dans les pages centrales : comprendre. Et si cependant ce qu'il nomme amour et qui chez lui est homosexuel n'était en fait qu'amour homosexuel. |
« Je m’abîme, je succombe... »
S’ABÎMER. Bouffée d’anéantissement qui vient au sujet amoureux, par désespoir ou par comblement. WERTHER : « En ces pensées, je m’abîme, je succombe, sous la puissance de ces magnifique visions » (4). « Je la verrai [...] Tout, oui, tout, comme englouti par un abîme, disparaît devant cette perspective » (43). 1. Soit blessure, soit bonheur, il me prend parfois l’envie de m’abîmer. Ce matin (à la campagne), il fait gris et doux. Je souffre (de je ne sais quel incident). Une idée de suicide se présente, pure de tout ressentiment (aucun chantage à personne) ; c’est une idée fade ; elle ne rompt rien (elle ne « casse » rien), s’accorde à la couleur (au silence, à l’abandon) de cette matinée. Un autre jour, sous la pluie, nous attendons le bateau au bord d’un lac ; de bonheur, cette fois-ci, la même bouffée d’anéantissement me vient. Ainsi, parfois, le malheur ou la joie tombent sur moi, sans qu’il s’ensuive aucun tumulte : plus aucun pathos : je suis dissous, non dépiécé ; je tombe, je coule, je fonds. Cette pensée frôlée, tentée, tâtée (comme on tâte l’eau du pied) peut revenir. Elle n’a rien de solennel. Ceci est très exactement la douceur. Barthes, Roland. Fragments d'un discours amoureux (Tel Quel) (pp. 22-23). Editions du Seuil. |
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| 3 octobre | |||||||||
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